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Les Lettres. Tome 7, Lettres aux religieux et aux prêtres
CATHERINE DE SIENNE
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204077194
Le VIIe et dernier volume de la correspondance de Catherine de Sienne contient les lettres qu'elle a adressées à des prêtres et à des religieux. Il contient notamment les lettres au frère Raymond de Capoue qui devint son père spirituel et qui, après sa mort, fut élu Maître de l'Ordre des Prêcheurs. Pendant les dix-neuf années que dura son gouvernement, il réalisera, avec quelques autres disciples de Catherine, la réforme qu'elle avait appelée de ses voeux. Il fera publier son "Livre", Le Dialogue, et écrira la première biographie de sa dirigée. Mais l'intérêt de cette correspondance avec le frère Raymond réside dans le lien particulier qui les unissait. Dans une étonnante inversion des rôles, Catherine n'hésite pas à réprimander celui qu'elle appelait "mon père et mon fils" et à l'inviter à la vertu et au courage. Cette intimité spirituelle entre les deux religieux produisit quelques-unes des plus belles lettres de Catherine : celle, bouleversante où elle relate la conversion et la mort sereine du jeune condamné à mort Nicolas Toldo ; celle aussi, écrite à Rome peu avant sa mort - la dernière au frère Raymond -, dans laquelle la sainte lui explique son état de souffrance physique et morale au coeur de l'Eglise déchirée par le schisme. Les autres lettres de ce recueil ne sont pas moins intéressantes. Elle explique au frère Bartolomeo Dominici envoyé à Asciano près de Sienne comment il doit prêcher et au curé de cette paroisse qu'il doit, comme pasteur, être le premier à se convertir ! Collection dirigée par Marie-Anne Vannier.
Dans ce sixième recueil ont été rassemblées les lettres que Catherine de Sienne a adressées à des moniales et à des moines appartenant à divers ordres religieux (Bénédictins, Franciscains, Augustins, Dominicains), ainsi qu'aux novices, abbesses, abbés et prieurs de ces mêmes ordres vivant dans les nombreux couvents et monastères qu'elle avait visités lors de ses déplacements ou avec lesquels elle entretenait des relations privilégiées, comme le monastère de Sainte-Agnès, à Montepulciano, où était entrée sa nièce, soeur Eugénie, et celui de Sainte-Marie-des-Anges à Belcaro, qu'elle avait fondé dans l'intention d'y rassembler ses disciples. La réforme de l'Eglise passe par l'observation des règles de l'ordre de chaque communauté ; aussi, ces lettres, considérées comme un modèle de direction spirituelle, traitent-elles des devoirs de la vie monastique, et en particulier de l'obéissance et de l'humilité, au fondement de toutes les vertus monacales. Mais ce qui les rend instructives et touchantes, c'est qu'elles nous permettent de pénétrer l'esprit de cette «cellule», que Catherine dut quitter pour satisfaire la volonté de Dieu, et où elle ne cesse de s'enfermer et de «revenir» dans ses écrits spirituels. Ainsi, après avoir été conviés à maintes reprises à nous réfugier dans la cellule «mentale» de la connaissance de soi, nous voici invités à visiter cette cellule «physique» qui, aussi coupée du monde soit-elle, garde toujours une fenêtre ouverte, pour nous rappeler que l'on peut et doit en sortir en laissant s'envoler son âme vers d'autres âmes en quête de mariage mystique.
Les lettres adressées par Catherine de Sienne aux laïcs sont rassemblées, dans cette édition, dans les tomes III (aux dames de l'aristocratie, aux artistes, aux juristes et aux médecins), IV (aux membres des confréries de laïcs, aux commerçants, aux artisans et à divers autres destinataires) et V (aux membres de sa famille, à ses disciples et aux mantellate - laïcs Membres de l'ordre de la pénitence de saint Dominique). Elles constituent un ensemble particulièrement riche et diversifié, adressé à des personnes de toutes classes et situations sociales. Très entourée, souvent consultée, Catherine ne mesurait pas son temps pour répondre aux demandes, conseiller et enseigner. Dans cette correspondance, elle se montre attentive à toutes les questions familiales et sociales. Si chaque lettre est toujours une invitation à une vie chrétienne exigeante et responsable, Catherine se montre, dans cette correspondance abondante, très attentive à toutes les questions familiales, sociales et religieuses et très proche de ses interlocuteurs.
Les lettres adressées par Catherine de Sienne aux laïcs sont rassemblées, dans cette édition, dans les tomes III (aux dames de l'aristocratie, aux artistes, aux juristes et aux médecins), IV (aux membres des confréries de laïcs, aux marchands, aux artisans et à différents autres destinataires) et V (aux membres de sa famille, à ses disciples et aux mantellate - laïcs membres de l'ordre de la pénitence de Saint-Dominique). Elles constituent un ensemble particulièrement riche et diversifié, adressé à des personnes de toutes classes et de toutes situations sociales. Très entourée, souvent consultée. Catherine ne mesurait pas son temps pour répondre aux demandes, conseiller et enseigner. Si chaque lettre est toujours une invitation à une vie chrétienne exigeante et responsable, Catherine se montre, dans cette correspondance abondante, très attentive à toutes les questions familiales, sociales et religieuses, et très proche de ses interlocuteurs.
Premier recueil d'une série qui rassemblera, en sept volumes, l'intégralité de la correspondance de Catherine de Sienne, ces Lettres aux papes, aux cardinaux et aux évêques révèlent d'emblée, par leur ton et leur style uniques, la personnalité de cette femme étonnante: la liberté et l'assurance avec lesquelles elle s'adresse à ses interlocuteurs tout en respectant leurs fonctions, sa détermination au service de la paix et de la réforme de l'Eglise. Le pape Urbain VI disait d'elle à ses collaborateurs: "Cette petite femme nous fait honte à tous. Nous tremblons et la voilà ferme et tranquille." Cette nouvelle traduction des Lettres de Catherine de Sienne est un événement: il s'agit de la seconde traduction en langue française après celle d'Etienne Cartier au XIXe siècle. A chaque volume de la série correspondra une catégorie de destinataires: après les papes et les prélats, les souverains et les hommes politiques, la famille et les disciples, les laïcs, les ecclésiastiques, les religieux et religieuses. La découverte et la lecture de cette correspondance unique en son genre en seront ainsi facilitées.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).