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Les Lettres. Tome 5, Lettres à la famille, aux disciples et aux "mantellate"
CATHERINE DE SIENNE
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204077170
Les lettres adressées par Catherine de Sienne aux laïcs sont rassemblées, dans cette édition, dans les tomes III (aux dames de l'aristocratie, aux artistes, aux juristes et aux médecins), IV (aux membres des confréries de laïcs, aux marchands, aux artisans et à différents autres destinataires) et V (aux membres de sa famille, à ses disciples et aux mantellate - laïcs membres de l'ordre de la pénitence de Saint-Dominique). Elles constituent un ensemble particulièrement riche et diversifié, adressé à des personnes de toutes classes et de toutes situations sociales. Très entourée, souvent consultée. Catherine ne mesurait pas son temps pour répondre aux demandes, conseiller et enseigner. Si chaque lettre est toujours une invitation à une vie chrétienne exigeante et responsable, Catherine se montre, dans cette correspondance abondante, très attentive à toutes les questions familiales, sociales et religieuses, et très proche de ses interlocuteurs.
Résumé : " Lorsque, angoissée d'un immense désir, une âme s'élève au-dessus d'elle-même pour l'honneur de Dieu... " : ainsi commence le Livre des dialogues. Mais tout le livre sera dominé par cette tension du désir, enraciné dans les extases et les visions de Catherine. Visions du crucifié, comme il sied à une mystique du XIVe siècle, avec une particularité étonnante : Catherine est fascinée par le " sang " du Christ, sang de l'Agneau sans tache versé, sang où elle reçoit " le feu du saint désir ". Sang, le sien, qu'elle souhaite " verser pour Jésus, le très doux époux ". Sang de Niccolo, jeune homme décapité : elle reçoit dans ses bras la tête tranchée qui l'inonde de sang... Catherine de Sienne, sainte folle de Dieu, parcourait les rues de Sienne en criant : " L'amour n'est pas aimé ". On peut la lire encore comme le témoin surprenant d'une époque de feu et de sang, le témoin d'une expérience mystique où la racine de l'amour de soi est extirpée " avec le couteau de la haine de soi et l'amour de la vertu ".
Résumé : Le VIIe et dernier volume de la correspondance de Catherine de Sienne contient les lettres qu'elle a adressées à des prêtres et à des religieux. Il contient notamment les lettres au frère Raymond de Capoue qui devint son père spirituel et qui, après sa mort, fut élu Maître de l'Ordre des Prêcheurs. Pendant les dix-neuf années que dura son gouvernement, il réalisera, avec quelques autres disciples de Catherine, la réforme qu'elle avait appelée de ses voeux. Il fera publier son "Livre", Le Dialogue, et écrira la première biographie de sa dirigée. Mais l'intérêt de cette correspondance avec le frère Raymond réside dans le lien particulier qui les unissait. Dans une étonnante inversion des rôles, Catherine n'hésite pas à réprimander celui qu'elle appelait "mon père et mon fils" et à l'inviter à la vertu et au courage. Cette intimité spirituelle entre les deux religieux produisit quelques-unes des plus belles lettres de Catherine : celle, bouleversante où elle relate la conversion et la mort sereine du jeune condamné à mort Nicolas Toldo ; celle aussi, écrite à Rome peu avant sa mort - la dernière au frère Raymond -, dans laquelle la sainte lui explique son état de souffrance physique et morale au coeur de l'Eglise déchirée par le schisme. Les autres lettres de ce recueil ne sont pas moins intéressantes. Elle explique au frère Bartolomeo Dominici envoyé à Asciano près de Sienne comment il doit prêcher et au curé de cette paroisse qu'il doit, comme pasteur, être le premier à se convertir ! Collection dirigée par Marie-Anne Vannier.
Résumé : Voici enfin une traduction rigoureuse et autorisée d'un point de vue linguistique du Dialogue de Catherine de Sienne. Ce texte, mal connu car échappant à tous les genres littéraires convenus, est l'un des sommets de la littérature mystique occidentale. Ce dialogue avec Dieu le Père, qu'elle dicte en extase, qu'elle exprime dans une langue pleine de saveur, vaut à Catherine de Sienne d'être, au c?ur du XXe siècle, proclamée docteur de l'Eglise. Inscrite dans la tradition spirituelle de l'ordre de saint Dominique, l'?uvre de Catherine de Sienne est intelligence passionnée du mystère de Dieu et de l'homme, désir de s'unir au Christ pour le salut des âmes.
Le sommet de la mystique féminine au Moyen Age, où la folle illettrée de Dieu se relève une incroyable littératrice. Voici l'un des sommets de la littérature mystique occidentale, Le Dialogue de Catherine de Sienne, texte mal connu car échappant à tous les genres littéraires convenus. C'est ce dialogue avec Dieu le Père, qu'elle dicte en extase et qu'elle exprime dans une langue pleine de saveur, qui vaudra à Catherine de Sienne d'être, au coeur du XXe siècle, proclamée docteur de l'Eglise. Inscrite dans la tradition spirituelle de l'ordre de saint Dominique, l'oeuvre de Catherine de Sienne est intelligence passionnée du mystère de Dieu et de l'homme, désir de s'unir au Christ pour le salut des âmes. Une mystique passionnée se révèle une incroyable écrivaine. Le Dialogue est un texte inclassable et insurpassable. Inclassable dans son genre et dans son style, insurpassable dans sa profondeur et son mystère. Dicté par Catherine Benincasa, tertiaire dominicaine de Sienne, mystique illettrée, il est un fruit de la "docte ignorance". C'est Dieu lui-même qui parle de lui-même et de son dessein. Une oeuvre fondamentale de la mystique chrétienne.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.