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Les Lettres. Tome 3, Lettres aux laïcs (1)
CATHERINE DE SIENNE
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204077156
Les lettres adressées par Catherine de Sienne aux laïcs sont rassemblées, dans cette édition, dans les tomes III (aux dames de l'aristocratie, aux artistes, aux juristes et aux médecins), IV (aux membres des confréries de laïcs, aux commerçants, aux artisans et à divers autres destinataires) et V (aux membres de sa famille, à ses disciples et aux mantellate - laïcs Membres de l'ordre de la pénitence de saint Dominique). Elles constituent un ensemble particulièrement riche et diversifié, adressé à des personnes de toutes classes et situations sociales. Très entourée, souvent consultée, Catherine ne mesurait pas son temps pour répondre aux demandes, conseiller et enseigner. Dans cette correspondance, elle se montre attentive à toutes les questions familiales et sociales. Si chaque lettre est toujours une invitation à une vie chrétienne exigeante et responsable, Catherine se montre, dans cette correspondance abondante, très attentive à toutes les questions familiales, sociales et religieuses et très proche de ses interlocuteurs.
Résumé : Voici enfin une traduction rigoureuse et autorisée d'un point de vue linguistique du Dialogue de Catherine de Sienne. Ce texte, mal connu car échappant à tous les genres littéraires convenus, est l'un des sommets de la littérature mystique occidentale. Ce dialogue avec Dieu le Père, qu'elle dicte en extase, qu'elle exprime dans une langue pleine de saveur, vaut à Catherine de Sienne d'être, au c?ur du XXe siècle, proclamée docteur de l'Eglise. Inscrite dans la tradition spirituelle de l'ordre de saint Dominique, l'?uvre de Catherine de Sienne est intelligence passionnée du mystère de Dieu et de l'homme, désir de s'unir au Christ pour le salut des âmes.
Premier recueil d'une série qui rassemblera, en sept volumes, l'intégralité de la correspondance de Catherine de Sienne, ces Lettres aux papes, aux cardinaux et aux évêques révèlent d'emblée, par leur ton et leur style uniques, la personnalité de cette femme étonnante: la liberté et l'assurance avec lesquelles elle s'adresse à ses interlocuteurs tout en respectant leurs fonctions, sa détermination au service de la paix et de la réforme de l'Eglise. Le pape Urbain VI disait d'elle à ses collaborateurs: "Cette petite femme nous fait honte à tous. Nous tremblons et la voilà ferme et tranquille." Cette nouvelle traduction des Lettres de Catherine de Sienne est un événement: il s'agit de la seconde traduction en langue française après celle d'Etienne Cartier au XIXe siècle. A chaque volume de la série correspondra une catégorie de destinataires: après les papes et les prélats, les souverains et les hommes politiques, la famille et les disciples, les laïcs, les ecclésiastiques, les religieux et religieuses. La découverte et la lecture de cette correspondance unique en son genre en seront ainsi facilitées.
Dans ce deuxième recueil ont été rassemblées les lettres que Catherine de Sienne a adressées aux souverains de son époque - depuis le roi de France, Charles V, jusqu'à la célèbre reine Jeanne de Naples - ainsi qu'aux responsables politiques de plusieurs cités italiennes, à des personnes privées, comme son disciple Nicolas Soderini, qui y avaient leurs rôles, et à l'un ou l'autre "chef de guerre", comme le célèbre et cruel condottiere anglais John Hawkwood. Les grandes causes ecclésiales et politiques que Catherine défendit avec ténacité et liberté traversent ces lettres: en premier lieu, la paix et, par la suite, tout ce qui peut y contribuer, le retour à Rome du pape, la proclamation d'une croisade, la réforme de l'Eglise, l'exercice de la justice. Dans chaque lettre, elle invite son interlocuteur à prendre ses responsabilités et l'ensemble de cette correspondance offre une "doctrine sociale" simple et sûre, utile pour tous ceux qui, dans l'Eglise ou dans la société, ont à gouverner. Si Catherine se révèle une grande messagère de la paix qui n'a mesuré ni sa voix ni son temps pour oeuvrer contre la guerre, pour agir en ambassadrice (entre Florence et la papauté, par exemple), elle se montre aussi, après 1378 et le début du grand schisme, meurtrie et vulnérable, impuissante malgré ses démarches et ses cris, devant cette division qui traverse toute la chrétienté européenne et qui déchire son coeur.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.