Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Lettres. Tome 2, Lettres aux rois, aux reines et aux responsables politiques
CATHERINE DE SIENNE
CERF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782204077149
Dans ce deuxième recueil ont été rassemblées les lettres que Catherine de Sienne a adressées aux souverains de son époque - depuis le roi de France, Charles V, jusqu'à la célèbre reine Jeanne de Naples - ainsi qu'aux responsables politiques de plusieurs cités italiennes, à des personnes privées, comme son disciple Nicolas Soderini, qui y avaient leurs rôles, et à l'un ou l'autre "chef de guerre", comme le célèbre et cruel condottiere anglais John Hawkwood. Les grandes causes ecclésiales et politiques que Catherine défendit avec ténacité et liberté traversent ces lettres: en premier lieu, la paix et, par la suite, tout ce qui peut y contribuer, le retour à Rome du pape, la proclamation d'une croisade, la réforme de l'Eglise, l'exercice de la justice. Dans chaque lettre, elle invite son interlocuteur à prendre ses responsabilités et l'ensemble de cette correspondance offre une "doctrine sociale" simple et sûre, utile pour tous ceux qui, dans l'Eglise ou dans la société, ont à gouverner. Si Catherine se révèle une grande messagère de la paix qui n'a mesuré ni sa voix ni son temps pour oeuvrer contre la guerre, pour agir en ambassadrice (entre Florence et la papauté, par exemple), elle se montre aussi, après 1378 et le début du grand schisme, meurtrie et vulnérable, impuissante malgré ses démarches et ses cris, devant cette division qui traverse toute la chrétienté européenne et qui déchire son coeur.
Résumé : " Lorsque, angoissée d'un immense désir, une âme s'élève au-dessus d'elle-même pour l'honneur de Dieu... " : ainsi commence le Livre des dialogues. Mais tout le livre sera dominé par cette tension du désir, enraciné dans les extases et les visions de Catherine. Visions du crucifié, comme il sied à une mystique du XIVe siècle, avec une particularité étonnante : Catherine est fascinée par le " sang " du Christ, sang de l'Agneau sans tache versé, sang où elle reçoit " le feu du saint désir ". Sang, le sien, qu'elle souhaite " verser pour Jésus, le très doux époux ". Sang de Niccolo, jeune homme décapité : elle reçoit dans ses bras la tête tranchée qui l'inonde de sang... Catherine de Sienne, sainte folle de Dieu, parcourait les rues de Sienne en criant : " L'amour n'est pas aimé ". On peut la lire encore comme le témoin surprenant d'une époque de feu et de sang, le témoin d'une expérience mystique où la racine de l'amour de soi est extirpée " avec le couteau de la haine de soi et l'amour de la vertu ".
Le sommet de la mystique féminine au Moyen Age, où la folle illettrée de Dieu se relève une incroyable littératrice. Voici l'un des sommets de la littérature mystique occidentale, Le Dialogue de Catherine de Sienne, texte mal connu car échappant à tous les genres littéraires convenus. C'est ce dialogue avec Dieu le Père, qu'elle dicte en extase et qu'elle exprime dans une langue pleine de saveur, qui vaudra à Catherine de Sienne d'être, au coeur du XXe siècle, proclamée docteur de l'Eglise. Inscrite dans la tradition spirituelle de l'ordre de saint Dominique, l'oeuvre de Catherine de Sienne est intelligence passionnée du mystère de Dieu et de l'homme, désir de s'unir au Christ pour le salut des âmes. Une mystique passionnée se révèle une incroyable écrivaine. Le Dialogue est un texte inclassable et insurpassable. Inclassable dans son genre et dans son style, insurpassable dans sa profondeur et son mystère. Dicté par Catherine Benincasa, tertiaire dominicaine de Sienne, mystique illettrée, il est un fruit de la "docte ignorance". C'est Dieu lui-même qui parle de lui-même et de son dessein. Une oeuvre fondamentale de la mystique chrétienne.
Les lettres adressées par Catherine de Sienne aux laïcs sont rassemblées, dans cette édition, dans les tomes III (aux dames de l'aristocratie, aux artistes, aux juristes et aux médecins), IV (aux membres des confréries de laïcs, aux marchands, aux artisans et à différents autres destinataires) et V (aux membres de sa famille, à ses disciples et aux mantellate - laïcs membres de l'ordre de la pénitence de saint Dominique). Elles constituent un ensemble particulièrement riche et diversifié, adressé à des personnes de toutes classes et de toutes situations sociales. Très entourée, souvent consultée, Catherine ne mesurait pas son temps pour répondre aux demandes, conseiller et enseigner. Si chaque lettre est toujours une invitation à une vie chrétienne exigeante et responsable, Catherine se montre, dans cette correspondance abondante, très attentive à toutes les questions familiales, sociales et religieuses et très proche de ses interlocuteurs.
Les lettres adressées par Catherine de Sienne aux laïcs sont rassemblées, dans cette édition, dans les tomes III (aux dames de l'aristocratie, aux artistes, aux juristes et aux médecins), IV (aux membres des confréries de laïcs, aux marchands, aux artisans et à différents autres destinataires) et V (aux membres de sa famille, à ses disciples et aux mantellate - laïcs membres de l'ordre de la pénitence de Saint-Dominique). Elles constituent un ensemble particulièrement riche et diversifié, adressé à des personnes de toutes classes et de toutes situations sociales. Très entourée, souvent consultée. Catherine ne mesurait pas son temps pour répondre aux demandes, conseiller et enseigner. Si chaque lettre est toujours une invitation à une vie chrétienne exigeante et responsable, Catherine se montre, dans cette correspondance abondante, très attentive à toutes les questions familiales, sociales et religieuses, et très proche de ses interlocuteurs.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.