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Introduction à l'interprétation du rêve de Freud. Une philosophie de l'esprit inconscient
Castel Pierre-Henri
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130496625
Je sous-titre ce commentaire sans l'ombre d'une hésitation : une philosophie de l'esprit inconscient. Car le grand oeuvre de Freud est bien un magistral traité de philosophie digne de prendre place après ceux d'Aristote sur l'âme auquel Freud doit tant, dans la lignée des "traités de l'entendement humain" qui ont fleuri dans la postérité de Descartes, chez Locke ou Leibniz et qui tous ont proposé de puissantes analyses du concept d'esprit. Ce livre est aussi, ce qui occulte la tradition rationaliste à laquelle il se rattache, un éminent rejeton des spéculations de Schopenhauer sur l'affectivité, la volonté et la représentation qui, avant Freud, ont nourri Nietzsche et qui après lui, commanderont la pensée du jeune Wittgenstein. Freud évoque régulièrement le chapitre 7 (Psychologie des processus du rêve) comme étant son chapitre philosophique. Quand l'ouvrage paraît en novembre 1899 Freud a 44 ans. Il gagne sa vie en soignant des névrosés auxquels il tente d'offrir mieux que des cures par l'hypnose. Son ancien co-auteur Breuer (Etudes sur l'hystérie) ne l'a pas suivi, il est isolé. Il vient de traverser une expérience intérieure, son auto-analyse qui l'a bouleversé affectivement et intellectuellement. Ses rêves de la "Traumdeutung" loin d'être de simples illustrations, sont les étapes de cette auto-analyse, ils portent la trace du choc que fut la mort de son pére en 1896. On trouvera ici : un résumé de la "Traumdeutung" -- une délimitation des thèses de Freud avec les difficultés qu'elles soulèvent -- un commentaire critique de l'ouvrage qui met en valeur les intuitions de Freud et les objections auxquelles Freud a répondu ou aurait pu répondre -- une conclusion philosophique -- une sélection bibliographique sur Freud, la psychanalyse et les énigmes du rêve. "Extrait de l'avant-propos
Crépuscule de l'espérance, jouissance de la destruction, attente de la fin du monde : que nous dit de l'humanité la représentation contemporaine du temps sans jour d'après ? Ce bref essai procède d'une idée à première vue insupportable : le temps est passé où nous pouvions espérer, par une sorte de dernier sursaut collectif, empêcher l'anéantissement prochain de notre monde. Le temps commence donc où la fin de l'humanité est devenue tout à fait certaine dans un horizon historique assez bref ; autrement dit quelques siècles. Que s'ensuit-il ? Ceci, d'également insupportable à concevoir, si bien sûr on n'imagine pas l'homme comme naturellement bon : la férocité humaine va se donner libre cours, la destruction, le déchaînement vont devenir l'unique source de la jouissance, une jouissance de plus en plus tentante (que reste-t-il d'autre si tout est perdu ? ), et même de plus en plus raisonnable. La tentation du pire, à certains égards, anime d'ores et déjà ceux qui savent que nous vivons les temps de la fin. Sous ce jour crépusculaire, le Mal, la violence et le sens de la vie changent de valeur et de contenu. Pierre-Henri Castel explore ici quelques-uns des paradoxes que fait naître ce nouvel état de fait, entre argument philosophique et farce sinistre. Prophétie ou avertissement ? Quand on pousse une idée dans ses derniers retranchements...
Etre un homme ou une femme est-il naturel ou culturel? L'identité sexuelle s'enracine-t-elle dans le corps, est-ce un donné physiologique, voire neurobiologique? Ou ne s'agit-il que d'un rôle qu'on joue, qu'on pourrait intervertir avec d'autres et dont on puisse altérer le texte?La métamorphose transsexuelle est une voie d'accès privilégiée à ces interrogations, parce que le réel de l'identité, avant d'avoir pu dire son mot, est ici forcé par un fabuleux acte autoconstructif: si tant de magistrats, tant de psychiatres sont embarrassés par les transsexuels, si leur affaire est à la pointe avancée de la bioéthique, de la critique de la culture ou de la protestation libertaire, c'est justement parce qu'ils assument leur identité comme une "construction sociale". Dans la sphère éthérée des débats savants, ils font sentir l'urgence d'une affaire de vie ou de mort, en un court-circuit inattendu entre une question de catégorisation et une atteinte directe à la chair.Le problème est, pour le dire d'un mot, métaphysique. Il vise le n?ud obscur qui attache ce corps à ce je; il oblige donc à dévoiler quelle nature humaine il faut, à un moment ou à un autre, nous supposer. Et il est à peine besoin de l'approfondir pour que la philosophie, la psychanalyse, mais aussi la médecine, la sociologie, le droit - toutes disciplines aspirant à sauver leur rationalité, voire leur scientificité, face à ce qui paraît la déraison même, "changer de sexe" - en ressortent ébranlés.Telle est la crise des certitudes qui motive cet essai.
Résumé : Ce volume offre une introduction à Freud articulée autour de sa thèse la plus célèbre, mais qui demeure aussi invraisemblable qu'à la première heure : un inconscient sexuel régit la vie psychique, y compris dans ses prétentions intellectuelles, morales ou esthétiques. La notion traditionnelle du moi est du coup ébranlée par les conflits multiples, et souvent insoupçonnés, qu'y engendre la sexualité avec tous ces idéaux. L'accent, cependant, n'est pas ici mis sur les conséquences anthropologiques ou éthiques qui devraient s'ensuivre. Il est placé sur la justification de la thèse elle-même. Comment Freud a-t-il travaillé pour la formuler et la défendre, tant dans le contexte où la psychanalyse est née (celui de la sexologie naissante, de la psychopathologie des névroses et du darwinisme), qu'au fur et à mesure du développement de la théorie dans l'espace de ses propres difficultés (quand il fut en particulier confronté à la résistance des patients à la guérison) ? Comment cette thèse peut-elle, encore aujourd'hui, mobiliser la réflexion des psychanalystes sur les responsabilités qu'implique leur pratique - d'autant que la teneur sexuelle des symptômes n'est pas toujours patente ? Ces analyses sont destinées à tous ceux - philosophes, psychanalystes, psychologues, etc. - qui s'intéressent à la psychanalyse et aux souffrances psychiques, dans la mesure où elles relèvent d'un fond humain extrêmement riche, sur lequel elles se détachent, et à partir duquel elles deviennent intelligibles.
Résumé : Lorsqu'on évoque aujourd'hui Charcot à la Salpêtrière, ou ses belles hystériques en crise, l'ombre de Freud se profile aussitôt, et la psychanalyse paraît balayer ce qui n'aurait été qu'une formidable méprise. De ce que fut la querelle de l'hystérie et des débats féroces que suscitèrent, indépendamment de Freud, les essais pour en comprendre les symptômes, nous ne savons plus rien. Babinski, Bernheim ou Delboeuf font sourire, comme des trouvailles érudites pour historiens de la médecine, et leur incroyable ingéniosité n'arrête plus personne. Mais que se passe-t-il, si l'on prend au sérieux leurs observations et leurs arguments ? On s'aperçoit que l'idée banale selon laquelle Freud aurait été le seul à avoir aperçu l'énigme sur laquelle Charcot avait buté tombe d'elle-même. En lieu et place de cette Vulgate, surgit, comme le montre Pierre-Henri Castel, une multiplicité d'options épistémologiques, dont la psychanalyse a bifurqué, et qui ont chacune leur histoire : la séméiologie neurologique, la médecine psychosomatique, la théorie du psychisme morbide. Mais on s'aperçoit aussi que cette dispute médico-philosophique " fin de siècle ", apparemment obscure, a été un véritable séisme, dont les ondes concentriques se font encore sentir et ont bouleversé les représentations les mieux établies du positivisme, du romantisme et de l'individualisme libéral.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein