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Freud. Le moi contre sa sexualité
Castel Pierre-Henri
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130523741
Ce volume offre une introduction à Freud articulée autour de sa thèse la plus célèbre, mais qui demeure aussi invraisemblable qu'à la première heure : un inconscient sexuel régit la vie psychique, y compris dans ses prétentions intellectuelles, morales ou esthétiques. La notion traditionnelle du moi est du coup ébranlée par les conflits multiples, et souvent insoupçonnés, qu'y engendre la sexualité avec tous ces idéaux. L'accent, cependant, n'est pas ici mis sur les conséquences anthropologiques ou éthiques qui devraient s'ensuivre. Il est placé sur la justification de la thèse elle-même. Comment Freud a-t-il travaillé pour la formuler et la défendre, tant dans le contexte où la psychanalyse est née (celui de la sexologie naissante, de la psychopathologie des névroses et du darwinisme), qu'au fur et à mesure du développement de la théorie dans l'espace de ses propres difficultés (quand il fut en particulier confronté à la résistance des patients à la guérison) ? Comment cette thèse peut-elle, encore aujourd'hui, mobiliser la réflexion des psychanalystes sur les responsabilités qu'implique leur pratique - d'autant que la teneur sexuelle des symptômes n'est pas toujours patente ? Ces analyses sont destinées à tous ceux - philosophes, psychanalystes, psychologues, etc. - qui s'intéressent à la psychanalyse et aux souffrances psychiques, dans la mesure où elles relèvent d'un fond humain extrêmement riche, sur lequel elles se détachent, et à partir duquel elles deviennent intelligibles.
Etre un homme ou une femme est-il naturel ou culturel? L'identité sexuelle s'enracine-t-elle dans le corps, est-ce un donné physiologique, voire neurobiologique? Ou ne s'agit-il que d'un rôle qu'on joue, qu'on pourrait intervertir avec d'autres et dont on puisse altérer le texte?La métamorphose transsexuelle est une voie d'accès privilégiée à ces interrogations, parce que le réel de l'identité, avant d'avoir pu dire son mot, est ici forcé par un fabuleux acte autoconstructif: si tant de magistrats, tant de psychiatres sont embarrassés par les transsexuels, si leur affaire est à la pointe avancée de la bioéthique, de la critique de la culture ou de la protestation libertaire, c'est justement parce qu'ils assument leur identité comme une "construction sociale". Dans la sphère éthérée des débats savants, ils font sentir l'urgence d'une affaire de vie ou de mort, en un court-circuit inattendu entre une question de catégorisation et une atteinte directe à la chair.Le problème est, pour le dire d'un mot, métaphysique. Il vise le n?ud obscur qui attache ce corps à ce je; il oblige donc à dévoiler quelle nature humaine il faut, à un moment ou à un autre, nous supposer. Et il est à peine besoin de l'approfondir pour que la philosophie, la psychanalyse, mais aussi la médecine, la sociologie, le droit - toutes disciplines aspirant à sauver leur rationalité, voire leur scientificité, face à ce qui paraît la déraison même, "changer de sexe" - en ressortent ébranlés.Telle est la crise des certitudes qui motive cet essai.
Le formidable développement des neurosciences depuis les années 1980 présente un paradoxe, dont l'état actuel de la psychiatrie est particulièrement révélateur. Bien qu'on n'en ait jamais su autant sur le fonctionnement du cerveau, les avancées accomplies dans ce domaine n'ont permis d'éradiquer aucune des grandes pathologies mentales connues depuis deux siècles. En revanche, le style de rationalité exigible pour les décrire, les étudier et évaluer leur traitement s est profondément transformé. La plupart des concepts psychologiques traditionnels ont été ou sont en cours de naturalisation: c'est en termes de neurobiologie et de biostatistiques que sont désormais jugés les états mentaux. L'esprit, c'est ce qui s'explique à partir du cerveau. En abordant ici les modèles animaux de la folie, les hystéries modernes, la dépression, l'énigme des «fous criminels» ou celle de la conscience schizophrénique, l'auteur poursuit en réalité trois tâches. Il présente d'abord, sous leur jour le plus incisif, les mutations actuelles de quelques théories psychiatriques marquées par la domination conjointe des paradigmes neuroscientifique et évolutionniste. Il vise, ensuite, à dégager les présuppositions philosophiques ultimes de la naturalisation de la folie et des états psychiques morbides qui inspirent ces théories. Il interroge, enfin, les conditions anthropologiques du succès de l"«esprit-cerveau» en psychiatrie. L'enjeu de ces essais, qui sont animés d une intention constamment polémique, est de défendre une perspective holiste sur l'esprit, qui en dévoile la nature essentiellement sociale (l'esprit des représentations collectives, des règles sociales, des institutions, des formes de vie, etc.) sans pour autant épouser le relativisme historique. Il s'agit de mobiliser, outre des concepts, des objets concrets et exemplaires afin de montrer que le constructivisme social, largement inspiré par Michel Foucault, ne constitue pas la seule alternative à la naturalisation de l'esprit."
Ce bref essai procède d'une idée à première vue insupportable : le temps est passé où nous pouvions espérer, par une sorte de dernier sursaut collectif, empêcher l'anéantissement prochain de notre monde. Le temps commence donc où la fin de l'humanité est devenue tout à fait certaine dans un horizon historique assez bref - autrement dit quelques siècles. Que s'ensuit-il ? Ceci, d'également insupportable à concevoir : jouir en hâte de tout détruire va devenir non seulement de plus en plus tentant (que reste-t-il d'autre si tout est perdu ? ), mais même de plus en plus raisonnable. La tentation du pire, à certains égards, anime d'ores et déjà ceux qui savent que nous vivons les temps de la fin. Sous ce jour crépusculaire, le Mal, la violence et le sens de la vie changent de valeur et de contenu. Pierre-Henri Castel explore ici quelques paradoxes de ce nouvel état de fait, entre argument philosophique et farce sinistre. Etes-vous prêts pour la fin du monde ?
Pierre-Henri Castel est directeur de recherches au CNRS (Cermes3, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité) et psychanalyste. Ses travaux portent sur l'histoire et l'épistémologie de la médecine mentale, la philosophie de l'esprit et l'anthropologie sociale. Il dirige la Collection « Philosophie, anthropologie, psychologie » aux Éditions d'Ithaque.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.