Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le mal qui vient. Essai hâtif sur la fin des temps
Castel Pierre-Henri
CERF
5,00 €
Épuisé
EAN :9782204151146
Crépuscule de l'espérance, jouissance de la destruction, attente de la fin du monde : que nous dit de l'humanité la représentation contemporaine du temps sans jour d'après ? Ce bref essai procède d'une idée à première vue insupportable : le temps est passé où nous pouvions espérer, par une sorte de dernier sursaut collectif, empêcher l'anéantissement prochain de notre monde. Le temps commence donc où la fin de l'humanité est devenue tout à fait certaine dans un horizon historique assez bref ; autrement dit quelques siècles. Que s'ensuit-il ? Ceci, d'également insupportable à concevoir, si bien sûr on n'imagine pas l'homme comme naturellement bon : la férocité humaine va se donner libre cours, la destruction, le déchaînement vont devenir l'unique source de la jouissance, une jouissance de plus en plus tentante (que reste-t-il d'autre si tout est perdu ? ), et même de plus en plus raisonnable. La tentation du pire, à certains égards, anime d'ores et déjà ceux qui savent que nous vivons les temps de la fin. Sous ce jour crépusculaire, le Mal, la violence et le sens de la vie changent de valeur et de contenu. Pierre-Henri Castel explore ici quelques-uns des paradoxes que fait naître ce nouvel état de fait, entre argument philosophique et farce sinistre. Prophétie ou avertissement ? Quand on pousse une idée dans ses derniers retranchements...
Ce bref essai procède d'une idée à première vue insupportable : le temps est passé où nous pouvions espérer, par une sorte de dernier sursaut collectif, empêcher l'anéantissement prochain de notre monde. Le temps commence donc où la fin de l'humanité est devenue tout à fait certaine dans un horizon historique assez bref - autrement dit quelques siècles. Que s'ensuit-il ? Ceci, d'également insupportable à concevoir : jouir en hâte de tout détruire va devenir non seulement de plus en plus tentant (que reste-t-il d'autre si tout est perdu ? ), mais même de plus en plus raisonnable. La tentation du pire, à certains égards, anime d'ores et déjà ceux qui savent que nous vivons les temps de la fin. Sous ce jour crépusculaire, le Mal, la violence et le sens de la vie changent de valeur et de contenu. Pierre-Henri Castel explore ici quelques paradoxes de ce nouvel état de fait, entre argument philosophique et farce sinistre. Etes-vous prêts pour la fin du monde ?
Le Cas Paramord s'essaie à un projet inhabituel dans la littérature psychanalytique : livrer le récit d'une cure entière. Or une telle entreprise, déontologiquement délicate, ne se justifie qu'à la lumière d'enjeux graves et généraux. Ce problème fondamental, c'est ici la vieille question de la "contrainte psychique". Car, selon Pierre-Henri Castel, même si l'enveloppe formelle des symptômes de la névrose obsessionnelle freudienne subsiste, beaucoup parmi nous vivent autrement cette contrainte. Le contexte anthropologique, philosophique et moral de cette mutation est patiemment déplié, enrichissant de façon tout à fait inédite l'analyse clinique. Mais loin de se réduire à l'illustration d'un point de doctrine, le récit d'une psychanalyse met toujours sur la table ce qu'on juge être la psychanalyse. Aussi l'auteur tente-t-il, en postface, de donner forme conceptuelle à certains mouvements inconscients dans lesquels il s'était trouvé emporté avec son patient. Rêves, affects, étrangetés du langage en ressortent éclairés d'un nouveau jour. Fortement marqué par Lacan et Bion, lecteur critique de Bollas, Ogden et Ferro, Pierre-Henri Castel présente alors la psychanalyse qu'il appelle de ses voeux, ce qui donne à cet ouvrage valeur de manifeste.
Le formidable développement des neurosciences depuis les années 1980 présente un paradoxe, dont l'état actuel de la psychiatrie est particulièrement révélateur. Bien qu'on n'en ait jamais su autant sur le fonctionnement du cerveau, les avancées accomplies dans ce domaine n'ont permis d'éradiquer aucune des grandes pathologies mentales connues depuis deux siècles. En revanche, le style de rationalité exigible pour les décrire, les étudier et évaluer leur traitement s est profondément transformé. La plupart des concepts psychologiques traditionnels ont été ou sont en cours de naturalisation: c'est en termes de neurobiologie et de biostatistiques que sont désormais jugés les états mentaux. L'esprit, c'est ce qui s'explique à partir du cerveau. En abordant ici les modèles animaux de la folie, les hystéries modernes, la dépression, l'énigme des «fous criminels» ou celle de la conscience schizophrénique, l'auteur poursuit en réalité trois tâches. Il présente d'abord, sous leur jour le plus incisif, les mutations actuelles de quelques théories psychiatriques marquées par la domination conjointe des paradigmes neuroscientifique et évolutionniste. Il vise, ensuite, à dégager les présuppositions philosophiques ultimes de la naturalisation de la folie et des états psychiques morbides qui inspirent ces théories. Il interroge, enfin, les conditions anthropologiques du succès de l"«esprit-cerveau» en psychiatrie. L'enjeu de ces essais, qui sont animés d une intention constamment polémique, est de défendre une perspective holiste sur l'esprit, qui en dévoile la nature essentiellement sociale (l'esprit des représentations collectives, des règles sociales, des institutions, des formes de vie, etc.) sans pour autant épouser le relativisme historique. Il s'agit de mobiliser, outre des concepts, des objets concrets et exemplaires afin de montrer que le constructivisme social, largement inspiré par Michel Foucault, ne constitue pas la seule alternative à la naturalisation de l'esprit."
Résumé : Voici deux essais sur le problème du Mal. Leur sécheresse conceptuelle, leur caractère argumentatif, sont de principe. Car ils sont tous deux animés d?une conviction forte : le Mal est une question philosophique qu?il faut ôter des mains des théologiens, des psychologues du crime et des critiques littéraires assoiffés de sublime. Faire le mal, et le plus de mal possible, obéit en effet à des règles rigoureuses, et il faut mettre ces règles au jour. Adoptant une posture analytique, Pierre-Henri Castel combat, dans un premier essai, deux idées communes : être pervers n?est pas soluble dans le relativisme culturel ou historique, pas plus qu?il n?existe de disposition naturelle à faire le mal. Le second essai, prenant la forme d?une lecture critique de l?Histoire de Juliette de Sade, interroge, au-delà de la forme littéraire, le programme philosophique et éthique de son oeuvre pour en révéler toute la portée : la pensée de Sade n?est pas une source de frissons délicieux, elle est objectivement dangereuse, elle ne parle pas juste du Mal ; elle le fraye.
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Résumé : Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du "vivre de" et des nourritures. Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.