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A quoi résiste la psychanalyse ?
Castel Pierre-Henri
PUF
22,50 €
Épuisé
EAN :9782130559061
Ce bref essai s'adresse à ceux qui se demandent comment aujourd'hui on peut bien vouloir entreprendre une cure ou vouloir devenir psychanalyste, bref quel crédit conserve encore la psychanalyse. En 1980 l'American Psychiatric Association fait paraître une version révisée de son Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux qui liquidait dans la pratique de la psychiatrie scientifique la référence aux catégories freudiennes, en premier lieu à celle de névrose. Cet ouvrage est une brillante analyse de la crise majeure actuelle de la psychanalyse dont le prestige scientifique, tant clinique que thérapeutique, a largement diminué depuis 25 ans environ, crise mal perçue dans le milieu psychanalytique lui-même (une vitalité en vase clos dit l'auteur). Le propos de l'auteur est donc d'analyser frontalement les facteurs de la crise, il fournit ainsi une brillante réponse aux nombreux détracteurs maniant à la fois arguments théoriques et sociologiques sans véritables arguments intellectuels. Un ouvrage passionnant. Une chronologie bibliographique et événementielle de la psychanalyse depuis 1980 enrichit cet ouvrage en rappelant les grands moments : livres, décès, article, controverses et polémiques...
Scrupules morbides, remords délirants, angoisses absurdes, rituels compulsifs... Comment les hommes ont-ils soigné les souffrances, voire les folies que la "conscience morale", suprême valeur de l'individu occidental, a suscité en nous, dès son triomphe au 17e siècle? Le premier volume de cette étude, qui en comprendra deux, s'ouvre sur une provocation: ces symptômes, nos "obsessions" et nos "compulsions", n'ont pas toujours existé. Avant Saint Augustin, même leur possibilité est douteuse. Il s'achève avec Freud, qui forge le terme de "névrose obsessionnelle". Entre les deux, les scrupuleuses du Grand Siècle, Kierkegaard, Esquirol et Janet scandent un parcours qui aboutit à la psychiatrisation de l'obsédé. Une foule inquiète s'y bouscule: les superstitieux d'Athènes et Rome, les premiers moines en Egypte, une religieuse possédée et son génial confesseur, des enfants qui insultent Dieu, de dignes bourgeois qui étouffent leurs impulsions criminelles, des mystiques et des neurologues, un médecin bien malade, et quelques Sénégalais. Chaque fois, les conflits qui les ravagent révèlent la cruelle fabrique de notre intériorité et le prix psychique dont l'individu moderne l'aura payée.
Etre un homme ou une femme est-il naturel ou culturel? L'identité sexuelle s'enracine-t-elle dans le corps, est-ce un donné physiologique, voire neurobiologique? Ou ne s'agit-il que d'un rôle qu'on joue, qu'on pourrait intervertir avec d'autres et dont on puisse altérer le texte?La métamorphose transsexuelle est une voie d'accès privilégiée à ces interrogations, parce que le réel de l'identité, avant d'avoir pu dire son mot, est ici forcé par un fabuleux acte autoconstructif: si tant de magistrats, tant de psychiatres sont embarrassés par les transsexuels, si leur affaire est à la pointe avancée de la bioéthique, de la critique de la culture ou de la protestation libertaire, c'est justement parce qu'ils assument leur identité comme une "construction sociale". Dans la sphère éthérée des débats savants, ils font sentir l'urgence d'une affaire de vie ou de mort, en un court-circuit inattendu entre une question de catégorisation et une atteinte directe à la chair.Le problème est, pour le dire d'un mot, métaphysique. Il vise le n?ud obscur qui attache ce corps à ce je; il oblige donc à dévoiler quelle nature humaine il faut, à un moment ou à un autre, nous supposer. Et il est à peine besoin de l'approfondir pour que la philosophie, la psychanalyse, mais aussi la médecine, la sociologie, le droit - toutes disciplines aspirant à sauver leur rationalité, voire leur scientificité, face à ce qui paraît la déraison même, "changer de sexe" - en ressortent ébranlés.Telle est la crise des certitudes qui motive cet essai.
Résumé : Lorsqu'on évoque aujourd'hui Charcot à la Salpêtrière, ou ses belles hystériques en crise, l'ombre de Freud se profile aussitôt, et la psychanalyse paraît balayer ce qui n'aurait été qu'une formidable méprise. De ce que fut la querelle de l'hystérie et des débats féroces que suscitèrent, indépendamment de Freud, les essais pour en comprendre les symptômes, nous ne savons plus rien. Babinski, Bernheim ou Delboeuf font sourire, comme des trouvailles érudites pour historiens de la médecine, et leur incroyable ingéniosité n'arrête plus personne. Mais que se passe-t-il, si l'on prend au sérieux leurs observations et leurs arguments ? On s'aperçoit que l'idée banale selon laquelle Freud aurait été le seul à avoir aperçu l'énigme sur laquelle Charcot avait buté tombe d'elle-même. En lieu et place de cette Vulgate, surgit, comme le montre Pierre-Henri Castel, une multiplicité d'options épistémologiques, dont la psychanalyse a bifurqué, et qui ont chacune leur histoire : la séméiologie neurologique, la médecine psychosomatique, la théorie du psychisme morbide. Mais on s'aperçoit aussi que cette dispute médico-philosophique " fin de siècle ", apparemment obscure, a été un véritable séisme, dont les ondes concentriques se font encore sentir et ont bouleversé les représentations les mieux établies du positivisme, du romantisme et de l'individualisme libéral.
Résumé : Ce volume offre une introduction à Freud articulée autour de sa thèse la plus célèbre, mais qui demeure aussi invraisemblable qu'à la première heure : un inconscient sexuel régit la vie psychique, y compris dans ses prétentions intellectuelles, morales ou esthétiques. La notion traditionnelle du moi est du coup ébranlée par les conflits multiples, et souvent insoupçonnés, qu'y engendre la sexualité avec tous ces idéaux. L'accent, cependant, n'est pas ici mis sur les conséquences anthropologiques ou éthiques qui devraient s'ensuivre. Il est placé sur la justification de la thèse elle-même. Comment Freud a-t-il travaillé pour la formuler et la défendre, tant dans le contexte où la psychanalyse est née (celui de la sexologie naissante, de la psychopathologie des névroses et du darwinisme), qu'au fur et à mesure du développement de la théorie dans l'espace de ses propres difficultés (quand il fut en particulier confronté à la résistance des patients à la guérison) ? Comment cette thèse peut-elle, encore aujourd'hui, mobiliser la réflexion des psychanalystes sur les responsabilités qu'implique leur pratique - d'autant que la teneur sexuelle des symptômes n'est pas toujours patente ? Ces analyses sont destinées à tous ceux - philosophes, psychanalystes, psychologues, etc. - qui s'intéressent à la psychanalyse et aux souffrances psychiques, dans la mesure où elles relèvent d'un fond humain extrêmement riche, sur lequel elles se détachent, et à partir duquel elles deviennent intelligibles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein