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Substance et fonction. Eléménts pour une théorie du concept
Cassirer Ernst ; Caussat Pierre
MINUIT
49,00 €
Épuisé
EAN :9782707301864
Publié en 1910, Substance et fonction occupe le centre de la vie et des travaux d'Ernst Cassirer. En première partie, une "syntaxe" dresse le bilan des problèmes qui ont travaillé les sciences tout au long du XIXe siècle, depuis la logique et l'arithmétique jusqu'à la chimie en passant par la géométrie et la physique. Toutes se caractérisent par l'abandon des présupposés métaphysiques héréditaires (existence de substances et d'essences stables) au profit des notions de relation et de structure qui tirent leur validité de la cohérence et de la rigueur des concepts. En deuxième partie, une u sémantique u s'interroge sur les conséquences théoriques et pratiques découlant d'un tel retournement : le problème de l'induction, le statut de la réalité, l'être du psychisme. L'ouvrage valut à son auteur une célébrité immédiate. On y retrouve les vertus majeures de Cassirer : l'ampleur du champ de lecture, la pertinence des citations, la sagacité du diagnostic. Le livre recoupe exactement le lieu où une réflexion historique s'infléchit en programme philosophique. La première partie peut, en ce sens, être considérée comme l'extrême pointe de la réactivation historique qui va chercher dans le passé la trace et les signes du renoncement métaphysique jalonné par la physique galiléenne, Leibniz et Kant, pour aboutir au remplacement du concept kantien de schéma par celui de symbole, lequel marque la rupture à l'égard de tous les privilèges de la représentation. Cette liquidation qu'accomplit la science contemporaine impose une nouvelle tâche à la philosophie : ce sera la fonction propre de la Philosophie des formes symboliques d'opposer au fond devenu stérile de la représentation la germination effervescente, pluraliste et dynamique du pouvoir indéfini de symbolisation. Ces deux mouvements complémentaires et opposés trouvent ici leur articulation. Mais l'ouvrage contient aussi les archives et les promesses de ce qui deviendra le structuralisme. On oublie souvent que celui-ci s'enracine dans la crise qui secoue les sciences dites exactes. Cassirer nous en restitue la généalogie, se frayant une voie entre le nominalisme et le substantialisme, l'empirisme et le nativisme, anticipant ainsi sur les perspectives qu'ouvre la recherche contemporaine.
La philosophie des formes symboliques est une tentative pour fonder une philosophie de la culture - la culture non seulement entendue comme la pensée théorique et l'activité artistique, mais aussi comme la pratique humaine en général, ce qui inclut aussi bien l'usage de l'outil et les troubles du langage (T1) que les cérémonies religieuses et l'organisation d'une cité (T2) ou la pensée scientifique et ses catégories (T3). A l'interprétation "allégorique" des produits culturels, qui s'efforce de les rapporter à une instance extérieure, ce qui a pour effet d'annihiler leur spécificité et leur diversité. Cassirer veut substituer une interprétation symbolique. La fonction symbolique, la "forme symbolique", n'est donc rien d'autre que la loi de production de ces produits, l'orientation générale qui, par exemple, transforme une pratique magique en geste religieux, et qui confère à un objet resté identique un sens inédit. On abandonne ici les lois universelles de la nature humaine puisque, à l'inverse, ce sont les lois de production elles-mêmes, les "formes symboliques", qui distinguent et définissent (génétiquement, à la manière de Spinoza) les domaines culturels.
L'essor de l'art moderne dans Berlin au tout début du siècle pouvait d'autant moins laisser Ernst Cassirer indifférent que sa famille y prit une part active : Paul Cassirer expose dans sa galerie, dès 1904, Van Gogh, Cézanne, Munch, Matisse, et fut l'un des piliers de la Berliner Secession ; Bruno Cassirer était, quant à lui, l'un des plus grands éditeurs de livres d'art. Comme il le confie dans l'une de ses lettres, le philosophe avait initialement prévu qu'un volume de La Philosophie des formes symboliques fût consacré à l'art. Il ne put jamais mener à bien ce projet. Toutefois, ses échanges avec Ernst Panofsky et Aby Warburg lui permirent de marquer la réflexion esthétique de ce siècle. La publication en un seul volume de l'ensemble de ses textes sur l'art, publiés ou inédits, ainsi qu'une liste des manuscrits concernant ce thème, permet de mieux saisir la conception cassirerienne de l'art comme forme symbolique. Comme à son habitude, le philosophe déploie sa réflexion aussi bien sur le plan systématique. Il apparaît alors que si cette théorie de la mise en forme esthétique put être influente, c'est avant tout par son incontestable contemporanéité.
L'oeuvre de Cassirer nous offre une vision pluraliste du XVIIIe siècle. Sous cet éclairage, Rousseau redevient citoyen de Genève et Bayle le banni de Rotterdam, le cartésianisme se fait principalement hollandais et Voltaire l'interprète de Newton. Pour Cassirer, le XVIIIe siècle est ce foisonnement convergent qui rompt les frontières nationales comme les frontières de langues, de classes ou de disciplines. Dans cette brillante synthèse, Cassirer s'emploie à balayer les poncifs. Certes, le XVIIIe siècle est le siècle politique, mais il est aussi un grand siècle religieux: celui de la lutte contre l'intolérance et la superstition, celui, surtout, de l'élaboration des fondements de la foi. Siècle qui marque la naissance de l'esprit historique, le XVIIIe a le sens de la relativité des valeurs. Enfin, il est le siècle de l'esthétique: toute théorie de l'art en viendra.
Le Problème de la connaissance dans la philosophie et la science des temps modernes propose, plutôt qu'une histoire au sens strict, une reconstruction de la pensée moderne à partir de ce qui a été à la fois son but et son moteur : la connaissance entendue au sens le plus large, recouvrant donc tant les sciences que les arts et l'histoire. En effet, s'il peut apparaître à première vue comme une histoire de la connaissance - et de la philosophie qui la conçoit - de la Renaissance au XXème siècle, l'ouvrage, qui comprend quatre volumes, obéit avant tout à une partition dont Kant et sa critique de la connaissance constituent la pierre d'angle. Ainsi y aurait-il un chemin de la connaissance moderne dont Kant serait l'aboutissement - ce dont traitent les deux premiers volumes, de loin les plus massifs, qui furent publiés coup sur coup en 1906 et 1907 ; Kant constitue alors le point de départ en fait et en droit d'une philosophie de la connaissance. C'est à ce second aspect que s'intéresse le présent volume du Problème de la connaissance, paru en 1920. De fait, de Reinhold à Fries, en passant par Fichte, Schelling et Hegel, peu nombreux furent les philosophes allemands qui ne cédèrent pas, d'une façon ou d'un autre, à la tentation de parachever la philosophie critique kantienne en un système de l'idéalisme. Cassirer renverse ici la perspective et examine chacun de ces systèmes à l'aune d'un criticisme néo-kantien, procédant par là même à une mise au point, sans équivalent dans la production de ce dernier siècle, sur les conditions de possibilité de toute théorie de la connaissance.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...
Résumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.