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LE PROBLEME DE LA CONNAISSANCE DANS LA PHILOSOPHIE ET LA SCIENCE DES TEMPS MODERNES. Volume 3, Les s
Cassirer Ernst
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204063302
Le Problème de la connaissance dans la philosophie et la science des temps modernes propose, plutôt qu'une histoire au sens strict, une reconstruction de la pensée moderne à partir de ce qui a été à la fois son but et son moteur : la connaissance entendue au sens le plus large, recouvrant donc tant les sciences que les arts et l'histoire. En effet, s'il peut apparaître à première vue comme une histoire de la connaissance - et de la philosophie qui la conçoit - de la Renaissance au XXème siècle, l'ouvrage, qui comprend quatre volumes, obéit avant tout à une partition dont Kant et sa critique de la connaissance constituent la pierre d'angle. Ainsi y aurait-il un chemin de la connaissance moderne dont Kant serait l'aboutissement - ce dont traitent les deux premiers volumes, de loin les plus massifs, qui furent publiés coup sur coup en 1906 et 1907 ; Kant constitue alors le point de départ en fait et en droit d'une philosophie de la connaissance. C'est à ce second aspect que s'intéresse le présent volume du Problème de la connaissance, paru en 1920. De fait, de Reinhold à Fries, en passant par Fichte, Schelling et Hegel, peu nombreux furent les philosophes allemands qui ne cédèrent pas, d'une façon ou d'un autre, à la tentation de parachever la philosophie critique kantienne en un système de l'idéalisme. Cassirer renverse ici la perspective et examine chacun de ces systèmes à l'aune d'un criticisme néo-kantien, procédant par là même à une mise au point, sans équivalent dans la production de ce dernier siècle, sur les conditions de possibilité de toute théorie de la connaissance.
Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXE siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison.
III. La phénoménologie de la connaissance La Philosophie des formes symboliques est une tentative pour fonder une philosophie de la culture - la culture non seulement entendue comme la pensée théorique et l'activité artistique, mais aussi comme la pratique humaine en général, ce qui inclut aussi bien l'usage de l'outil et les troubles du langage (tome I) que les cérémonies religieuses et l'organisation d'une cité (tome II) ou la pensée scientifique et ses catégories (tome III). Répondant dans une certaine mesure à des objections d'Heidegger, Cassirer entreprend de définir le statut de son discours philosophique -discours "critique" au sens kantien, qui s'efforce de dégager les catégories fondamentales de la pensée humaine - par rapport à ce qui en est l'origine même, la pensée scientifique et ses catégories. Quelle est la place de la science et la légalité scientifique dans le système en construction des formes symboliques, des fonctions culturelles (notamment par rapport à la pensée mythique) et quel est le statut du discours "philosophique" qui tente de construire et d'unifier ce système? Faut-il considérer le discours scientifique comme le modèle ultime (historiquement et structurellement) des formes symboliques?
Le Problème de la connaissance, dont les trois premiers volumes ont paru entre 1906 et 1920, constitue avec La Philosophie des formes symboliques, qui lui fait suite, l'une des plus importantes contributions à la philosophie du XXème siècle. Mais c'est aussi un grand livre d'histoire de la pensée qui, par-delà les résultats et les systèmes, réussit à mettre en perspective les problématiques fondamentales de la recherche. Grâce à la clarté légendaire de son style et à la limpidité conceptuelle de ses analyses, l'oeuvre reste un instrument classique d'initiation et d'étude. Ce quatrième et dernier volume, publié d'abord dans sa version anglaise en 1950 aux Etats-Unis, nous conduit de la mort de Hegel jusqu'à la période la plus faste de la science moderne : celle qui voit naître les géométries non euclidiennes et la théorie de la relativité. Ainsi, l'ouvrage s'ouvre par un examen du statut et de l'évolution des mathématiques et de la physique. Mais c'est le déploiement proprement scientifique de la biologie qui va ensuite retenir l'attention pour déboucher sur la tentative de fonder la science de l'histoire dans l'horizon même de l'historicisme contemporain.