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Oeuvres / Ernst Cassirer Tome 12 : Écrits sur l'art
Cassirer Ernst
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204051545
L'essor de l'art moderne dans Berlin au tout début du siècle pouvait d'autant moins laisser Ernst Cassirer indifférent que sa famille y prit une part active : Paul Cassirer expose dans sa galerie, dès 1904, Van Gogh, Cézanne, Munch, Matisse, et fut l'un des piliers de la Berliner Secession ; Bruno Cassirer était, quant à lui, l'un des plus grands éditeurs de livres d'art. Comme il le confie dans l'une de ses lettres, le philosophe avait initialement prévu qu'un volume de La Philosophie des formes symboliques fût consacré à l'art. Il ne put jamais mener à bien ce projet. Toutefois, ses échanges avec Ernst Panofsky et Aby Warburg lui permirent de marquer la réflexion esthétique de ce siècle. La publication en un seul volume de l'ensemble de ses textes sur l'art, publiés ou inédits, ainsi qu'une liste des manuscrits concernant ce thème, permet de mieux saisir la conception cassirerienne de l'art comme forme symbolique. Comme à son habitude, le philosophe déploie sa réflexion aussi bien sur le plan systématique. Il apparaît alors que si cette théorie de la mise en forme esthétique put être influente, c'est avant tout par son incontestable contemporanéité.
Le Problème de la connaissance dans la philosophie et la science des temps modernes propose, plutôt qu'une histoire au sens strict, une reconstruction de la pensée moderne à partir de ce qui a été à la fois son but et son moteur : la connaissance entendue au sens le plus large, recouvrant donc tant les sciences que les arts et l'histoire. En effet, s'il peut apparaître à première vue comme une histoire de la connaissance - et de la philosophie qui la conçoit - de la Renaissance au XXème siècle, l'ouvrage, qui comprend quatre volumes, obéit avant tout à une partition dont Kant et sa critique de la connaissance constituent la pierre d'angle. Ainsi y aurait-il un chemin de la connaissance moderne dont Kant serait l'aboutissement - ce dont traitent les deux premiers volumes, de loin les plus massifs, qui furent publiés coup sur coup en 1906 et 1907 ; Kant constitue alors le point de départ en fait et en droit d'une philosophie de la connaissance. C'est à ce second aspect que s'intéresse le présent volume du Problème de la connaissance, paru en 1920. De fait, de Reinhold à Fries, en passant par Fichte, Schelling et Hegel, peu nombreux furent les philosophes allemands qui ne cédèrent pas, d'une façon ou d'un autre, à la tentation de parachever la philosophie critique kantienne en un système de l'idéalisme. Cassirer renverse ici la perspective et examine chacun de ces systèmes à l'aune d'un criticisme néo-kantien, procédant par là même à une mise au point, sans équivalent dans la production de ce dernier siècle, sur les conditions de possibilité de toute théorie de la connaissance.
Le Problème de la connaissance, dont les trois premiers volumes ont paru entre 1906 et 1920, constitue avec La Philosophie des formes symboliques, qui lui fait suite, l'une des plus importantes contributions à la philosophie du XXème siècle. Mais c'est aussi un grand livre d'histoire de la pensée qui, par-delà les résultats et les systèmes, réussit à mettre en perspective les problématiques fondamentales de la recherche. Grâce à la clarté légendaire de son style et à la limpidité conceptuelle de ses analyses, l'oeuvre reste un instrument classique d'initiation et d'étude. Ce quatrième et dernier volume, publié d'abord dans sa version anglaise en 1950 aux Etats-Unis, nous conduit de la mort de Hegel jusqu'à la période la plus faste de la science moderne : celle qui voit naître les géométries non euclidiennes et la théorie de la relativité. Ainsi, l'ouvrage s'ouvre par un examen du statut et de l'évolution des mathématiques et de la physique. Mais c'est le déploiement proprement scientifique de la biologie qui va ensuite retenir l'attention pour déboucher sur la tentative de fonder la science de l'histoire dans l'horizon même de l'historicisme contemporain.
Dans cet essai consacré à Rousseau, Cassirer met en lumière le paradoxe central de la pensée du philosophe genevois: « Comment le mal et le péché peuvent-ils être imputés à la nature humaine, si celle-ci, dans sa constitution primitive est libre de tout mal, de tout péché, s'il n'y a pas eu de corruption radicale? » Une analyse rigoureuse des textes, nourrie par une grande érudition, lui permet de développer cette interrogation en montrant comment, chez Rousseau, la nature sociale de l'homme est ce qui rend compte tant du mal que d'une possibilité de salut qui se situe dans l'horizon du politique. Rousseau est ainsi bien le grand précurseur de notre modernité, qui fait de l'ordre politique et moral un ordre autonome. La préface de Jean Starobinski souligne l'étonnante modernité de cette lecture, qui fait de Rousseau le plus moderne des penseurs des Lumières.Réimpression avec nouvelle couverture
Le pluriel n'est pas ici une afféterie de style. Car Tristan Tzara, le fondateur de Dada à Zurich en 1916, n'est pas tout, n'est pas seul. La subversion poétique généralisée qu'il initie s'attaque résolument à toutes les disciplines de l'art institutionnalisé, refusant les compartimentages de l'ordre culturel établi. Les dadaïsmes, c'est l'offensive lancée en Suisse, en France, en Allemagne, dans les pays anglo-saxons et jusqu'au Japon même, sur tous les fronts pour repenser à neuf la poésie, le dessin, la peinture, la sculpture, l'architecture, la typographie, le collage, l'assemblage, la photographie, la cinématographie, le théâtre, la musique. Les dadaïsmes excèdent les années 1915-1923 auxquelles trop souvent on réduit Dada: du créationnisme à Fluxus en passant par le Nouveau Réalisme, la Beat Generation et les situationnistes, ils ont essaimé jusqu"à nos jours dans les revendications de certains des plus grands artistes contemporains, comme le montre cet ouvrage de référence à nouveau disponible en une édition revue et augmentée."
Résumé : Publier son premier album s'apparente à une quête du graal pour de nombreux illustrateurs. Or cela est possible ! Depuis la parution des Aventures de Babar dans les années 1930, le secteur de l'édition jeunesse s'est sans cesse développé aujourd'hui la production est vaste et accueille tant de styles différents que chacun peut y trouver sa place. Devenir illustrateur jeunesse propose aux futurs professionnels et à tous les passionnés d'illustration des clés pour se repérer dans le foisonnement de l'édition jeunesse et pour y tracer leur chemin. L'ouvrage pré- sente d'abord les grands jalons de l'évolution du secteur et ses principaux acteurs, ainsi que les différents rouages de la chaîne du livre. Il donne ensuite un aperçu des diverses techniques d'illustration employées dans le livre jeunesse et de l'intérêt particulier de chacune, tout en s'interrogeant sur le rapport de l'image au texte. Il présente dans un troisième temps tous les types de livres illustrés, de l'album au manuel scolaire en passant par le livre numérique, en cherchant à appréhender à travers eux les enjeux et questionnements actuels de l'édition jeunesse. Enfin, il livre des renseignements pratiques sur les formations, la prise de contact avec un éditeur, les salons, le contrat d'édition, la rémunération, le statut fiscal et social de l'illustrateur, les sources de revenus complémentaires... Pour comprendre le fonctionnement du secteur et en identifier les acteurs représentatifs, l'approche est à la fois globale et précise, alliant culture du domaine, techniques et métier, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité. Les nombreux entretiens qui nourrissent l'ouvrage donnent à entendre la voix d'illustrateurs de générations et d'expressions artistiques différentes, mais aussi d'éditeurs et de directeurs artistiques. Quant aux centaines d'exemples de couvertures et de pages intérieures de livres jeunesse qui émaillent le propos, ils montrent bien la diversité, la créativité et l'infinie beauté de l'illustration jeunesse.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."