Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bas salaire et qualité de l'emploi : l'exception française ?
Caroli Eve ; Gautié Jérôme
ULM
15,30 €
Épuisé
EAN :9782728804252
Les pays industrialisés avancés ont connu de profondes mutations économiques au cours des vingt-cinq dernières années : globalisation croissante, déréglementation de nombreux secteurs, diffusion de nouvelles technologies et formes d'organisation du travail... Ces mutations se sont traduites par une pression concurrentielle accrue sur les entreprises, qui ont été amenées à modifier radicalement leur mode de gestion, et notamment la gestion de leur main-d'?uvre. Quelles en ont été les conséquences pour les travailleurs peu qualifiés et peu rémunérés ? Si beaucoup de travaux traitent des répercussions de cette évolution en termes de niveau d'emploi et de chômage, c'est à la qualité de l'emploi que l'on s'intéresse ici. Cette qualité renvoie, au-delà de la seule rémunération, à l'ensemble des conditions de travail. Le cas français est situé par rapport à celui d'autres pays européens (Allemagne, Danemark, Pays-Bas et Royaume-Uni) et des enquêtes de terrain ont été conduites de manière approfondie dans six secteurs : l'industrie agroalimentaire, les hôpitaux, les hôtels, la grande distribution, les centres d'appel et l'intérim. Il en ressort que si, en France, la part des travailleurs à bas salaire est relativement faible, leurs conditions de travail sont particulièrement dures. Cette spécificité découle de notre modèle de régulation du marché du travail : les règles juridiques sont nombreuses (du smic à l'encadrement des contrats temporaires), mais les contre-pouvoirs effectifs sur les lieux de travail sont insignifiants dans beaucoup de secteurs. Cela tient pour l'essentiel à la faiblesse et à la division des syndicats, mais aussi à un niveau de chômage élevé qui contribue à saper le pouvoir de négociation des travailleurs les plus vulnérables.
Des premiers temps d'apprentissage dans l'atelier de Jacopo, puis de Giovanni Bellini, suivis d'une collaboration parfumée de rivalité avec Giorgione, jusqu'au rigoureux et pourrait-on dire implacable développement qui le mènera à ses derniers travaux, Titien, au cours de sept décennies, aura régné sans partage sur le milieu artistique vénitien. Dans ce bouillonnement d'expériences en apparence contradictoires que reflètent d'innombrables ?uvres, Titien apparaît comme l'un de ces génies incarnant le plus parfaitement leur époque pour se projeter au-delà. Il y parviendra en ignorant les préceptes énoncés par les Toscans, c'est-à-dire en renonçant aux certitudes intellectuelles du dessin pour tout miser sur la couleur, qui fut le véritable sujet de l'école vénitienne. Une expérience de la couleur qui, chez lui, sera avant tout celle de la lumière. Cet ouvrage présente les reproductions d'un choix de toiles parmi les plus importantes de Titien, avec agrandissement de détails significatifs. Elles sont accompagnées de commentaires de Stefano Zuffi, spécialiste de la Renaissance et de Titien, ainsi que d'une biographie détaillée et richement illustrée, et de la bibliographie détaillée d'ouvrages consacrés à l'artiste. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort et de l'italien par Gérard-Julien Salvy
Ce volume reconstitue l'histoire de la protection sociale soviétique dans la période de l'entre-deux-guerres dans ses aspects législatifs, institutionnels et sociaux, grâce à l'expérimentation d'une méthode complexe d'enquête qui conjugue macrohistoire et microhistoire. La méthode adoptée permet de varier l'échelle d'observation des réformes des caisses d'assurance, c'est-à-dire d'analyser aussi bien le fonctionnement de ces caisses d'assurance sur le territoire soviétique en relation avec les modalités de financement, que le développement des prestations sociales dans la ville de Moscou, qui présente les cas particuliers de l'usine automobile " Amo-ZiS ", de l'école moscovite N. 25 " de Staline " et des pensions de guerre. Par le biais du dépouillement des archives russes, cette étude révèle aussi l'impact du système de protection sociale sur la vie quotidienne de la population et l'évolution surprenante d'un système qui ne visait pas à garantir un traitement égalitaire des travailleurs mais à privilégier ceux qui contribuaient davantage à l'industrialisation du pays (les ouvriers qualifiés) au détriment des catégories sociales plus fragiles et moins qualifiées (invalides et personnes au chômage). Bien que la transformation du système de protection sociale ait été commune aux Etats européens frappés par la Grande Dépression, en URSS, elle ne dégénéra pas dans des mesures de politiques raciales comme cela fut le cas dans l'Allemagne nazie.
Barge Evelyne ; Cerciat Céline ; Varin Carole ; Te
Une méthode de Maths très progressive, spécialement adaptée pour les enfants dyscalculiques du CP au CE1, avec des aides visuelles et du matériel à manipuler pour faciliter l'apprentissage.
Reynaud-Paligot Carole ; Heyer Evelyne ; Méziane I
Résumé : A de multiples reprises, Ismaël Méziane a vécu personnellement le racisme. En 2017, lorsqu'il visite l'exposition "Nous et les Autres" au Musée de l'Homme à Paris, c'est un véritable choc qu'il a aussitôt envie de partager. Il entreprend alors de réaliser une bande dessinée avec les deux commissaires de l'exposition, respectivement anthropologue généticienne et historienne. Sous forme de déambulation, il propose un mélange de réflexions personnelles et d'échanges avec ces deux spécialistes afin de comprendre en profondeur les mécanismes à l'origine du racisme. L'album entremêle savoir et émotions pour susciter une prise de conscience, qui reste malheureusement plus qu'utile aujourd'hui.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.