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Parlement[s Hors-série N° 16/2021 : La mort au Parlement
Carol Anne
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753582439
L'histoire de la mort a connu son apogée entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, à travers les deux grandes synthèses de Michel Vovelle et Philippe Ariès. Née dans la continuité de l'histoire religieuse et de la démographie historique, elle s'est renouvelée dans les vingt dernières années par une approche matérielle centrée sur le traitement du cadavre. Une histoire et une anthropologie politiques de la mort se sont aussi progressivement développées, autour du corps du roi ou des usages politiques des funérailles. Mais la question de la mort au(x) Parlement(s) n'avait pour l'instant pas été abordée en tant que telle. Les articles qui composent ce hors-série essaient de montrer la variété des façons dont on peut comprendre les relations possibles entre mort et Parlement, mais aussi de donner à voir les différentes " histoires de la mort " qui se pratiquent aujourd'hui. Seront explorées sur l'époque contemporaine (de la Révolution au très contemporain), en Europe et plus particulièrement en France, les façons dont les organes parlementaires se saisissent de la mort pour dire la norme et travailler le droit (sur le crime de lèse-nation, la violation de sépulture, le périmètre de la peine de mort), utilisent les cadavres pour asseoir une légitimité politique, créer un consensus ou marquer une rupture (les martyrs de la Révolution, de la nation, les héros de la guerre, les anciens dictateurs), sont interpellés et débattent sur des sujets de société (les frontières de la vie et de la mort, le devenir des cendres) ou les façons dont les élus se confrontent directement à leur propre mort (assassinat de Féraud, attentat de Vaillant, traitement des dépouilles de Gambetta ou Mandel).
Les "monstres" humains nous fascinent par la tension entre les sentiments de proximité et d'altérité radicale que fait naître leur aspect déroutant. Etudiés dans le contexte mental de leur époque, lorsqu'ils procèdent de l'imaginaire, ou à travers la succession des explications scientifiques ou religieuses de leur genèse, ils l'ont été plus rarement dans la perspective de leur insertion sociale. Où commence la monstruosité? Comment se donne-t-elle à voir? Comment se laisse-t-elle appréhender par la raison? Ces études se proposent d'aborder les problèmes de définition et de visibilité du monstre dans la société de son temps; de repérer quelques tentatives de réintégration du monstre dans l'ordre du monde, qu'il semble ébranler; d'illustrer enfin des façons d'utiliser le monstre comme métaphore en politique, en art ou en littérature. Biographie de l'auteur Régis Bertrand, professeur d'histoire moderne et Anne Carol, maître de conférences d'histoire contemporaine, enseignent à l'Université de Provence.
Résumé : En avril 1909, le président de la République Armand Fallières doit inaugurer le monument que la ville de Nice a élevé à la mémoire d'un des fondateurs du régime : Léon Gambetta, inhumé dans le cimetière municipal. Un dépôt de gerbes sur la tombe est prévu. La municipalité décide pour l'occasion de transférer les restes du grand homme dans un tombeau plus monumental que la modeste concession familiale où il repose depuis 1883. Il faut donc l'exhumer. C'est un corps incomplet, très mutilé qui s'offre aux yeux des assistants : un corps décapité et privé de son bras droit, mais aussi de son coeur et d'une partie de ses entrailles. Comment en est-on arrivé là ? Comment interpréter cette mise en pièces ? C'est à ces questions que cette nécrographie s'efforce de répondre. Anne Carol est Professeur d'histoire contemporaine à l'Université d'Aix-Marseille. Elle est membre de l'UMR 7303 Telemme AMU-CNRS, et membre associé du Centre Alexandre Koyré.
De Voltaire à Robert Badinter, de Victor Hugo à Victor Schoelcher, Jean Jaurès, Albert Camus, voici réunis les grands textes du combat contre la peine de mort. Combat des Lumières contre l'inhumanité des supplices sous l'Ancien Régime. Combat philanthropique, libéral ou républicain après la Révolution, alors que la France s'industrialise et que la figure du " misérable ", du prolétaire, se confond de plus en plus avec celle du criminel. Combat de la raison et de la justice contre un châtiment qui n'eut jamais l'effet dissuasif invoqué par ses défenseurs. Discours, pamphlets, poèmes, chansons : les abolitionnistes manient l'ironie ou l'indignation, convoquent l'histoire, la morale, la statistique... Devant cette richesse inventive, il est aujourd'hui difficile, trente-cinq ans après la dernière exécution capitale, de concevoir qu'on ait pu si longtemps continuer, selon le mot terrible de Robert Badinter, à " couper des hommes en deux ".
Conçue par un médecin et par un chirurgien, la guillotinesuccède aux supplices d'Ancien Régime et invente la mortpénale idéale: prompte et douce. Mais des doutes surgissenttrès vite sur son instantanéité. Comment concevoir qu'une têteséparée en une fraction de seconde du corps soitimmédiatement et totalement privée de vie, de conscience, desensation? Et si la mort infligée n'est pas immédiate, quellesouffrance le décapité n'endure-t-il pas. Cette possibilitéphysiologique, discutée très tôt par les médecins, envahit l'art,l'imaginaire et les débats autour de la peine de mort tout aulong du XIXe siècle. Elle alimente un dialogue entre la sociétéet ces experts autour de l'humanité de la guillotine et sesalternatives possibles. Mais elle offre aussi aux médecins,partagés entre le désir de rassurer leurs contemporains et celuid'assouvir leur curiosité de physiologistes, des conditionsd'expérimentation proches de la vivisection, qu'il s'agisse devérifier la survie éventuelle au pied de l'échafaud ou de tenterde transfuser les têtes exsangues au laboratoire. Se pose alorsla question du corps du condamné, de ses usages, de sa dignitéau regard de la médecine et de la société, et des pouvoirs quis'exercent sur lui; un corps dont les condamnés n'affirmerontque tardivement le droit à disposer post mortem, à la fin duXIXe siècle.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?