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Ecrire l'histoire scolaire. Quand les élèves écrivent en classe pour apprendre l'histoire
Cariou Didier
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753521216
Les analyses développées dans cet ouvrage s'appuient sur des recherches de terrain en didactique de l'histoire. Elles ont pour objet l'étude minutieuse de divers types d'écrits produits en classe par des élèves. Elles donnent à voir les caractéristiques des pratiques langagières historiennes de la conceptualisation, de l'explication et de la périodisation qui conduisent les élèves, en interaction avec leur enseignant, à construire et s'approprier le savoir historique scolaire. La didactique de l'histoire nous explique ainsi pourquoi, selon des logiques communes aux différents niveaux d'enseignement, certains élèves réussissent en histoire quand d'autres échouent. La visée de cet ouvrage n'est pas normative et ne vise pas ta promotion de " bonnes pratiques " qui seraient plus efficaces que d'autres. Il s'agit plutôt de mettre en évidence les mécanismes d'apprentissage de l'histoire scolaire en s'appuyant sur les travaux existant en didactique de l'histoire, mais aussi sur les apports de différentes didactiques disciplinaires, des théories de l'apprentissage, de l'épistémologie de l'histoire et de l'historiographie. Alors que l'épistémologie de l'histoire est généralement convoquée pour réfléchir aux finalités de l'histoire enseignée, elle est ici revisitée et mise au service de l'analyse didactique de situations concrètes d'apprentissage pour interroger la continuité entre l'histoire savante et l'histoire scolaire. Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs en didactique, aux enseignants et aux étudiants engagés dans un Master Métiers de l'enseignement et de la formation.
Comment les élèves apprennent-ils l'histoire en classe ? Pour répondre à cette question, l'ouvrage convoque les recherches en didactique menées dans les classes d'histoire, en Europe et en Amérique du Nord, dans l'enseignement primaire et secondaire. Or, le constat est unanime : depuis trois décennies, l'introduction des documents dans les classes ne semble pas avoir renouvelé les pratiques en profondeur. Pour la majorité des élèves, il suffit d'écouter le professeur ou d'effectuer une lecture littérale des textes, sans recourir à la critique historienne des documents, pour accéder directement à la connaissance du passé. L'analyse minutieuse de séances d'histoire, au collège et au lycée, met en lumière ce qui rend parfois difficile l'enseignement et l'apprentissage de l'histoire. Mais elle montre également que certaines pratiques conduisent les élèves à mobiliser le raisonnement historique et à construire le savoir attendu. Cette analyse mobilise l'épistémologie de l'histoire ainsi que les concepts et les modèles de la Théorie de l'action conjointe en didactique (TACD). Des références à la didactique comparée, à la sociologie, à l'anthropologie et à la philosophie complètent cette étude qui s'adresse aux professionnels de l'enseignement et aux chercheurs en didactique.
Résumé : L'Asie centrale, située au coeur du plus massif des continents, est souvent perçue comme un espace intermédiaire, un "bout du monde" écartelé entre les grandes puissances russe et chinoise. Pourtant, depuis la chute du communisme et l'ouverture de la Chine au marché mondial, elle apparaît comme une région émergente et en pleine mutation. Pour la première fois, un ouvrage propose d'étudier l'Asie centrale comme une entité à part entière à partir d'un cadre régional inédit, de la mer Caspienne à l'Ouest chinois, soit un continuum géographique regroupant les cinq républiques post-soviétiques (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan) et la Région autonome ouïgoure du Xinjiang. Construit sur une approche thématique, il aborde les dimensions culturelle, géohistorique, environnementale et socio-économique des territoires et des sociétés. La première partie vient interroger l'identité de l'Asie centrale (cultures, religions, recompositions territoriales et défis du développement). La deuxième partie aborde les questions environnementales (contexte physique et mise en valeur des milieux, crises écologiques et désertification). La dernière partie fait le point sur les dynamiques démographiques et leurs conséquences spatiales à l'égard d'espaces urbains et ruraux en pleine évolution. Des analyses à différentes échelles spatiales et une abondante cartographie originale permettent de saisir l'émergence d'une aire géographique méconnue confrontée aux défis du développement et de la mondialisation.
Résumé : Le XIIe siècle voit l'expansion militaire et commerciale de l'Occident latin en Méditerranée, au détriment du monde byzantin et du monde musulman. Par-delà les guerres, l'économie et la culture occidentales s'enrichissent au contact de l'Orient, dans la Sicile normande, dans l'Espagne de la Reconquête et dans l'Orient des croisades. Ce livre propose donc un tableau des trois grandes civilisations du monde méditerranéen au XIIe siècle et de leurs influences réciproques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.