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Dessins de Gauguin. La Bretagne à l'oeuvre
Cariou André
HAZAN
39,25 €
Épuisé
EAN :9782754110297
Il est des peintres dessinateurs. Gauguin en était-il ? Jusqu'à ce jour, les ouvrages qui lui sont consacrés réservent au dessin la portion congrue. Cette faible représentation s'explique en partie par la rareté des feuilles dessinées, conséquence probable de sa situation matérielle précaire, ou refus du peintre de mettre en avant ce qu'il réserve à "l'homme intime". Ainsi, sauf quelques exceptions, les dessins de Gauguin figurent en appoints documentaires des peintures. Pourtant, la pratique du dessin est au coeur de l'évolution de Paul Gauguin, en particulier pendant le tournant décisif qui le mènera de l'impressionnisme au synthétisme durant ses séjours en Bretagne. En quelques années, le peintre de Pont-Aven change sa façon d'aborder l'espace et les formes. Le jeu des petites touches laisse la place aux aplats colorés, cernés par un réseau décoratif qui prend une importance nouvelle. Gauguin, qui a appris la peinture en autodidacte, joue de sa propre gaucherie, des maladresses des dessins des enfants qu'il observe ou de la rudesse des bergers qui lui servent de modèles. Exceptionnellement doué, il sait aussi regarder les grandes figures dessinées de Degas ou les raccourcis inventifs des estampes japonaises. En accordant aux dessins la priorité dans l'étude de l'oeuvre bretonne, André Cariou souligne leur importance, non seulement dans l'élaboration de cette nouvelle esthétique, mais aussi dans la confection d'un répertoire "d'images" que le peintre utilisera et déclinera suivant diverses techniques, de la peinture à la gravure, en passant par la sculpture, la céramique ou les éventails décoratifs, et dont il va se servir tout au long de sa vie, jusqu'à Tahiti et les Marquises. Véritable atelier, la Bretagne sert de creuset aux thèmes qui traversent l'oeuvre de Gauguin, comme les Misères humaines, Ondine, la vie et la mort ou la tête inhumaine des Contes barbares.
Si Morlaix est très familière des voyageurs qui parcourent la Bretagne (Turner, Isabey ou Jongkind y font étape), le Léon et le Trégor finistérien semblent en revanche inconnus des peintres qui préfèrent la Cornouaille et les villes de Pont-Aven, Concarneau ou Douarnenez où ils se retrouvent. Tout change avec le besoin de nouvelles sources d'inspiration, la recherche d'un travail plus solitaire, et également la mode des bains de mer. On ne compte plus alors les peintres qui séjournent de Roscoff à Locquirec en passant par Carantec et Plougasnou : Boudin, Lhermitte, Lansyer, Cermak, Merson, Raffaëlli, Benois, Van Rysselberghe, Puigaudeau, Maufra, Vallotton, Denis, Jawlensky, Méheut, Kerga, Lefranc, Kisling, Rohner ou Kickert ; Une diversité de styles et de sujets qui témoigne de la place originale tenue par Morlaix et sa baie, entre Léon et Trégor, dans l'histoire de la peinture en Bretagne.
Paul Gaugin débarque à Pont-Aven en juillet 1886 à la recherche de sujets à peindre et invente le "synthétisme", que l'on considère comme l'une des premières étapes dans la genèse de l'art du XXe siècle. Pont-Aven est la plus improbable colonie de peintres en Europe dans le dernier tiers du XIXe siècle. Dans ce bourg de 1500 habitants, se retrouvent à la belle saison une centaine de peintres de toutes nationalités, attirés par le pittoresque du site et, d'une manière plus générale, par la Bretagne. Parmi ces artistes figure Paul Gaugin qui débarque en juillet 1886 à la recherche de sujets à peindre, mais surtout d'une vie à bon marché. Il y reviendra à quatre reprises jusqu'en 1894, réunissant autour de lui une vingtaine de peintres comme Emile Bernard ou Paul Sérusier, intéressés par ses recherches picturales. Gauguin invente à Pont-Aven le "synthétisme", que l'on considère comme l'une des premières étapes dans la genèse de l'art du XXe siècle.
J'aime la Bretagne, écrit Paul Gauguin, j'y trouve le sauvage, le primitif." En tout, le peintre de La Vision après le sermon aura passé trente-quatre mois dans le village de Pont-Aven et au hameau du Pouldu, à raison de cinq séjours entre 1886 et 1894. Sur place, il s'est lié avec une vingtaine d'artistes qu'il a plus ou moins influencés durablement, tels Emile Bernard, Paul Sérusier, Charles Laval, Emile Jourdan, Ernest de Chamai1lard, Henry Moret, Maxime Maufra, Charles Filiger, Meijer De Haan, Roderic O'Conor, Jens Ferdinand Willumsen, Mogens Ballin, Jan Verkade, ou Wladyslaw Slewinski. A distance de l'impressionnisme, Gauguin a inventé en Bretagne un style de peinture s'affirmant par des aplats colorés superposés et séparés par des cernes, selon de nouveaux principes de composition et de formulation de l'espace qui établissent une relation inédite entre un thème perçu d'une manière symbolique et son expression plastique. Cette technique, qui sera appelée "synthèse" ou "synthétisme", marque l'une des premières ruptures avec la peinture traditionnelle, étape déterminante dans la genèse de l'art moderne du XXe siècle. Pour définir cette période, ces relations et cette esthétique, le vocable d'"école de Pont-Aven" s'est progressivement imposé. Désormais inscrit dans l'histoire, il regroupe des peintres de diverses origines - polonais, anglais, danois, irlandais - qui formèrent une incroyable colonie artistique dans ce village de Basse-Bretagne peuplé de 1500 habitants seulement. Directeur honoraire du musée des Beaux-Arts de Quimper, André Cariou signe une nouvelle synthèse sur l'histoire du mouvement. Une iconographie riche et des informations inédites nourrissent un texte vivant, tandis qu'une chronologie rigoureuse précise les différents séjours de Gauguin et les relations qui lièrent les peintres entre eux.
Jusqu'aux années 1880, le Pays bigouden n'attire pas les voyageurs, les peintres lui préférant Pont-Aven, Concarneau ou Douarnenez. Ils s'y aventurent peu à peu, manifestant notamment leur intérêt pour les costumes traditionnels. Ce sont les oeuvres de Lucien Simon, installé à Sainte-Marine, qui contribuent véritablement à le faire découvrir. Dès lors les peintres affluent, parmi lesquels Jean-Julien Lemordant et Mathurin Méheut, mais aussi Helen Schjerfbeck, Robert Brough, Maurice Denis, Henry Moret, Roderic O'Conor, Robert Delaunay, Lucien Levy- Dhurmer, Elisabeth Sonrel, Walter Sauer, Jules Lefranc ou Louis Marcoussis, et jusqu'aux non-figuratifs Alfred Manessier et Jean Bazaine. Tous ces noms permettent d'imaginer la diversité des sources d'inspiration et laissent deviner la place originale que le Pays bigouden occupe dans l'histoire de la peinture en Bretagne.
Catalogue officiel de l?Exposition "Astérix à la BNF!" à la Bibliothèque nationale de France, site Tolbiac, du 14/10/2013 au 19/01/14. Par Toutatis, Astérix est à la BnF! Été 1959, Albert Uderzo et René Goscinny, attablés à la terrasse d?un café, cherchent une idée pour le premier numéro de l?hebdomadaire de bandes dessinées Pilote. Après avoir d?abord songé au Roman de Renart et à la préhistoire, Goscinny et Uderzo fixent finalement leur choix sur les Gaulois. La suite est connue: les aventures d?Astérix et Obélix connaissent un succès immédiat, qui ne s?est jamais démenti depuis. Les 33 aventures (bientôt 34) ont été traduites en 107 langues et dialectes et vendues à plus de 350 millions d?exemplaires à travers le monde. En mars 2011, le dessinateur Albert Uderzo a fait don à la Bibliothèque nationale de France de cent vingt planches originales de la série. La BnF lui rend aujourd?hui hommage en organisant une exposition événement. Le catalogue de cette grande rétrospective est construit en forme d?abécédaire. D?« Amitié » à « Wouhouhou! » de « Châtaigne » à « Running gag », d?« Idéfix » à « Tour du monde », en passant par « Mythe gaulois », « Résistance » ou « Sanglier », les meilleurs spécialistes et les plus proches témoins de cette incroyable aventure éditoriale livrent tous les secrets de cette bande dessinée extraordinairement populaire. Sont notamment analysés le parcours des deux créateurs, l?évolution graphique et les traits de caractère des personnages, le succès planétaire ou ses ingrédients, tels que les célèbres jeux de mots ? « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », « Passe-moi le Celte », « Tous les étés, les Ibères? », etc. L?ouvrage reproduit également des passages d?entretiens vidéo avec des célébrités, réalisés pour l?exposition, qui racontent comment elles aussi sont tombées dedans quand elles étaient petites!
Objet et sujet de tous les regards, le visage humain est omniprésent et toujours difficile à saisir : jamais nous ne pouvons être tout à fait certains qu'il se livre entièrement à nous. En partie en raison de cette ambivalence, il est devenu un objet d'étude au croisement de disciplines fort diverses, de la neurophysiologie à la philosophie du corps, de l'anthropologie culturelle à l'histoire des arts visuels. Il est ainsi analysé aussi bien comme enveloppe, surface, matériau, médium, théâtre des opérations, objet culturel, social, et politique, mais peut-être avant tout comme une prérogative de l'espèce humaine. Or toutes les interrogations qu'il suscite convergent vers une question à la fois très simple dans sa formulation et infiniment complexe dans les multiples réponses que l'on peut y apporter : qu'est-ce qu'un visage ? En choisissant une approche encyclopédique dans un ouvrage richement illustré, l'auteur favorise plusieurs types de lectures : une lecture méthodique, mais aussi des consultations ponctuelles et des découvertes aléatoires, afin de restituer un peu de ce que les recherches menées lors de cette enquête doivent au hasard des rencontres, des profils perdus et des singuliers face-à-face.
Cet ouvrage se propose de faire le point sur les années de jeunesse de Monet au Havre, de 1845, année de l'installation de la famille, à 1874, année de la première exposition impressionniste à Paris, et de la dernière grande série de marines exécutée dans le port. C'est durant ces trente ans décisifs que le jeune homme, né en 1840, effectue ses premiers pas artistiques. Il remplit ses carnets de dessins sur le motif, croque les notables havrais, s'essaie au paysage en compagnie d'Eugène Boudin, s'imprègne de la leçon des maîtres, partageant son temps, à partir de 1859, entre la ville de son enfance, ses voyages, et Paris où il approfondit sa formation artistique et rencontre les futurs impressionnistes. Monet croise aussi au Havre les photographes en quête de sujets pittoresques ou propres à défier une technique qui évolue très vite. Leurs photographies constituent un vivier de motifs qui émaillent l'oeuvre du peintre. Abondamment reproduites dans l'ouvrage, elles mènent le lecteur sur les sites choisis par l'artiste : des paysages sauvages de la pointe de la Hève à Sainte-Adresse, ce "bout du monde" prisé des Havrais, en passant par les régates de voiles animant la rade, pour finir au coeur du grand port industriel du Havre. Elles sont la clé, en outre, de certains chefs-d'oeuvre de Monet qui font l'objet d'analyses approfondies, tels La Terrasse à Sainte-Adresse de 1867 ou Impression, soleil levant et Le Port du Havre, effet de nuit de 1872. C'est également au Havre que Monet trouve les premiers soutiens à sa vocation, dans le milieu familial et auprès des collectionneurs locaux, notamment, les Gaudibert, qui lui achètent ses premiers tableaux, ainsi que, plus tardivement, les membres fondateurs du Cercle de l'Art moderne. Le jeune artiste séduit également par l'entremise de ses amis les peintres Boudin et Courbet qui seront également pourvoyeurs de nouveaux mécènes. Une équipe de chercheurs internationaux, réunis par Géraldine Lefebvre, fait le point sur ces années décisives. Documents inédits à l'appui, ils passent au crible le milieu familial, la vie havraise et son incidence sur Monet, les conditions de sa première formation artistique, les sites peints, les influences à l'oeuvre dans la peinture du jeune peintre, l'évolution de sa technique, les premiers mécènes. Une chronologie, des cartes, un arbre généalogique et des extraits de correspondance apportent une documentation essentielle, souvent inédite, à la compréhension du peintre et de son parcours. L'ouvrage sort à la veille du 5e centenaire de la fondation du Havre, en 2017. Placé sous l'autorité conjointe de la Ville du Havre et de son agglomération, du Grand Port Maritime et de la Chambre de Commerce et d'Industrie, cet anniversaire vise à rassembler la population autour d'événements festifs et culturels et plus globalement à promouvoir le territoire dans toutes ses composantes, en se donnant un rayonnement national et international.
Second volume consacré à l'art du XXe siècle dans la collection des guides Hazan, cet ouvrage s'attache aux démarches artistiques des années 1950 à 2000. L'art contemporain y est d'abord exploré décennie après décennie à travers les tendances, les mouvements (expressionnisme abstrait, Action Painting, Color-Field Painting, Pop Art, art conceptuel, art cinétique, Land Art, Nouveau Réalisme, hyperréalisme, etc) et les techniques. Sont ensuite examinés les foyers artistiques, sous un angle géographique mais aussi dans un sens plus large (marché de l'art, foires, musées, internet). Pour plus de soixante artistes, chaque parcours est présenté par une notice biographique détaillée et une ou plusieurs reproductions d'oeuvres. Trois approches pour se retrouver dans le foisonnement de l'art contemporain. Voir aussi L'Art au XXe siècle, tome 1, Les avant-gardes.