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Concarneau et ses environs vus par les peintres
Cariou André
COOP BREIZH
19,00 €
Épuisé
EAN :9782843469367
Dans les années 1880 en Bretagne, à un moment où les amateurs commencent à se lasser des scènes de pardons, les regards tournent vers Concarneau. Le site exceptionnel du port avec la Ville close et les activités des pêcheurs de la digue au bassin Pénéroff constituent un formidable répertoire de sujets nouveaux. Sur place, Alfred Guillou et Théophile Deyrolle seront les "pères fondateurs" d'une véritable colonie de peintres venant des quatre coins du monde, certains pour un été, d'autre s'installant à demeure ou préférant les environs, de Trégunc à Beg-Meil. Bouguereau, Cormon, Bastien-Lepage, Vernier, Pelouse, Schuffenecker, Signac, Leech, Fromuth, Kurzweil, Harrison, Moret, Maufra, Puy, Feininger, Jean Deyrolle, Matta, Onslow Ford ou de Staël, jusqu'à Le Merdy⦠Tous ces noms permettent d'imaginer la diversité des sources d'inspiration et des styles, et laissent deviner la place originale que Concarneau occupe dans l'histoire de la peinture en Bretagne.
Résumé : Durant l'été 1886, à un moment où l'impressionnisme s'épuise - la dernière exposition du groupe vient de s'ouvrir au printemps - et où le néo-impressionnisme conquiert la nouvelle génération, plusieurs peintres séjournent en Bretagne. Renoir passe des vacances familiales à Saint-Briac, le professeur de dessin Schuffenecker est en vacances scolaires à Concarneau, Monet est à la recherche de nouveaux motifs à Belle-Ile, Gauguin, sans le sou, vit à crédit à Pont-Aven en attendant des jours meilleurs, le jeune Emile Bernard fait le tour de la Bretagne à pied et l'Australien Russel, venu se former en France, passe l'été à Belle-Ile. Avant eux, Boudin, Morisot et Signac ont déjà peint la Bretagne qui continue de séduire les artistes. Monet, en pleine tempête au bord de la Côte sauvage, peindra en dix semaines trente-neuf peintures, uni figurent parmi les plus fortes de son ?uvre. Signac à Saint-Briac, Portrieux et Concarneau, Van Rysselberghe à Roscoff et Luce à Camaret poindront des marines épurées, nue l'on considère comme les plus belles réussites du néo-impressionnisme. A Pont-Aven, Gauguin abandonne le style de son mettre Pissarro et Bernard renonce à la tentation pointilliste. Ils vont créer tous deux le synthétisme, l'esthétique de l'Ecole de Pont-Aven. Mais de nombreux peintres de ce mouvement et bien d'autres continueront à peindre en Bretagne suivant l'esprit impressionniste, s'efforçant de traduire les ciels tourmentés et le mouvement de la mer et de saisir les effets lumineux éphémères.
Résumé : Dix ans avant la guerre, loin encore de son destin héroïque et tragique, Jean Moulin a en Bretagne vécu en artiste et en ami des poètes. Sous-préfet à Châteaulin de 1930 à 1933, mais déjà dessinateur sous pseudonyme des grandes heures de Montparnasse, c'est auprès de Max Jacob, de Saint-Pol-Roux, de peintres, graveurs et céramistes qu'il nourrit là sa profonde sensibilité. Ses années bretonnes nous ont laissé quantité de dessins et une série de gravures saisissantes sur l'univers d'un Tristan Corbière admiré.
J'aime la Bretagne, écrit Paul Gauguin, j'y trouve le sauvage, le primitif." En tout, le peintre de La Vision après le sermon aura passé trente-quatre mois dans le village de Pont-Aven et au hameau du Pouldu, à raison de cinq séjours entre 1886 et 1894. Sur place, il s'est lié avec une vingtaine d'artistes qu'il a plus ou moins influencés durablement, tels Emile Bernard, Paul Sérusier, Charles Laval, Emile Jourdan, Ernest de Chamai1lard, Henry Moret, Maxime Maufra, Charles Filiger, Meijer De Haan, Roderic O'Conor, Jens Ferdinand Willumsen, Mogens Ballin, Jan Verkade, ou Wladyslaw Slewinski. A distance de l'impressionnisme, Gauguin a inventé en Bretagne un style de peinture s'affirmant par des aplats colorés superposés et séparés par des cernes, selon de nouveaux principes de composition et de formulation de l'espace qui établissent une relation inédite entre un thème perçu d'une manière symbolique et son expression plastique. Cette technique, qui sera appelée "synthèse" ou "synthétisme", marque l'une des premières ruptures avec la peinture traditionnelle, étape déterminante dans la genèse de l'art moderne du XXe siècle. Pour définir cette période, ces relations et cette esthétique, le vocable d'"école de Pont-Aven" s'est progressivement imposé. Désormais inscrit dans l'histoire, il regroupe des peintres de diverses origines - polonais, anglais, danois, irlandais - qui formèrent une incroyable colonie artistique dans ce village de Basse-Bretagne peuplé de 1500 habitants seulement. Directeur honoraire du musée des Beaux-Arts de Quimper, André Cariou signe une nouvelle synthèse sur l'histoire du mouvement. Une iconographie riche et des informations inédites nourrissent un texte vivant, tandis qu'une chronologie rigoureuse précise les différents séjours de Gauguin et les relations qui lièrent les peintres entre eux.
Résumé : Depuis le début du XIXe siècle, les peintres sont séduits par le site exceptionnel de Douarnenez. Ils y trouvent quantité de lieux à peindre, depuis le Ris jusqu'aux Sables blancs en passant par les Plomarc'h, le Rosmeur, le Port-Rhu ou l'île Tristan. La première colonie artistique de Bretagne s'y développe autour de Lansyer et Breton. Ils seront suivis par quantité de peintres aussi différents que Renoir, Sérusier, Rivera, Picabia, Moser ou Rossi. Durant l'entre-deux-guerres, ils se retrouvent à Tréboul autour de Max Jacop. On y voit passer Derain, Marcoussis, Survage, Wood ou Hugo, et Tanguy y attire ses amis surréalistes. Cet engouement des peintres pour Douarnenez perdure jusqu'à aujourd'hui avec des formes renouvelées, ce qui lui donne une place originale dans l'histoire de la peintre d'inspiration bretonne.
René Quillivic nait dans une famille d'artistes établis à Plouhinec en Pays bigouden. Il effectue un apprentissage en menuiserie, domaine qui devient son premier métier. En 1903, il intègre l'atelier de sculpture de Mercié à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts et obtient un rapide succès. Il est renommé pour ses estampes et ses sculptures, notamment le couple de sonneurs de Plozévet. Ce livre présente plusieurs facettes de son oeuvre : sculptures, peintures et dessins, céramique, le fil conducteur permanent demeure l'estampe, les noir et blanc gardant leur privilège d'expression par excellence.
Cette étude analyse 1173 dossiers de femmes résistantes bretonnes, souvent anonymes et " oubliées " de l'histoire. Majoritairement engagées par lien familial, elles ont pris de grands risques, avec 431 arrestations, 201 déportations et 33 morts. Un index rend hommage à chacune, honorant leur mémoire sans distinction d'importance.
Le cycle romanesque commencé avec La Vierge de faïence, nous entraîne sur les pas de celle qui fut l'inlassable artisan de la pérennité de la "Grande Maison". Les ateliers quimpérois de Locmaria, sous la restauration monarchique, jouent sur tous les plans technique, politique, économique pour assurer leur avenir et c'est à une maîtresse femme que revient cette tâche. Elle s'en acquitte avec un sens aigu des affaires et des intérêts de son clan. Un clan déchiré entre le regret d'une République avortée et les aléas d'un Empire éphémère, dans un saisissant tableau de la vie publique d'alors. Madame la faïencière parviendra-t-elle malgré tout à maintenir à Quimper son rang artistique et son savoir-faire ?