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L'Equipe. Roman des fortifs
Carco Francis
ALBIN MICHEL
7,05 €
Épuisé
EAN :9782226037046
- Je le jure, assura-t-elle. Il marche dans la combine au Marseillais. Il te fait du tort. Le Capitaine se tut. Ainsi - pour une absence de cinq mois - il ne retrouvait plus personne autour de lui. Sa bande, dont il était fier, l'avait lâché et il lui fallait maintenant chercher, pour de futurs exploits, de nouveaux volontaires. L'entreprise avait ses hasards. Il ne l'ignorait pas, mais il souffrait surtout dans son amour-propre à l'idée qu'un homme dont il ne savait rien s'était permis de le déposséder. C'est à lui qu'allait toute sa haine et il tâchait à démêler, parmi ses souvenirs, celui qui l'aiderait à découvrir qui pouvait être cet homme dont il se promettait de briser l'ambition. - J'aurai son rouge, déclara-t-il. Puis, comme ils arrivaient devant les bars de la porte des Lilas, le Capitaine les fouilla du regard. Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s'écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l'Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l'Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l'Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.
C?est à Montmartre que se révèle dans les années 1910 le talent de Maurice Utrillo. La Butte est peuplée d?artistes en tout genre, qu?Utrillo ou sa mère, la peintre Suzanne Valadon, fréquentent. D?un naturel peu loquace et compulsif, Utrillo est fragile psychologiquement. Sombrant très jeune dans l?alcoolisme, il ne jure que par son « rouge » et, à défaut, ingurgite tout ce qui lui passe sous la main, jusqu?au parfum de sa logeuse ou de l?alcool à brûler. L?ivresse le rend bagarreur, et il finit régulièrement au poste de police où il dessine des toiles pour les agents en échange d?un dernier verre. « Jamais peintre n?a compté plus que celui-ci d?amateurs d?art parmi les flics », nous dit Carco.Derrière le farceur qui tire les cheveux des bonnes seurs sortant du Sacré-Ceur, il y un grand artiste. Celui qui fait chanter Paris sur ses toiles. Celui qui, reconnu pour sa prestesse et sa minutie, fut d?abord influencé par les impressionnistes avant d?inventer son style propre. Il sera le « peintre de Montmartre ».Francis Carco, le grand montmartrois et le célèbre auteur de Jésus-la-Caille, qui lui rend visite jusque dans ses internements à Picpus ou Sainte-Anne, nous livre le récit touchant de ce peintre, ami de Modigliani et de tant d?autres, amoureux de Montmartre et de la bouteille, et soldant ses dépenses par des chefs-d?euvre dont les Parisiens apprécient progressivement la valeur : « J?ai connu des bistrots qui, sachant qu?Utrillo pouvait faire irruption chez eux à n?importe quelle heure, possédaient dans leur arrière-salle des tubes, des pinceaux et des cartes postales qu?ils tenaient en réserve pour lui. » Voici le peintre et l?homme, en faiblesse et le génie. « La voilà, la jolie vigne », chantait Aristide Bruant, témoignant de ce que la Butte est avant tout un pays d?artistes? et de vin !Notes Biographiques : Francis Carco (1886-1958) est l?auteur de nombreux poèmes et romans, dont L?Homme traqué (1922, grand prix du roman de l?Académie française). En 1956, il publie chez Grasset cette biographie romancée de son ami Maurice Utrillo, un an après la mort du célèbre peintre et vingt-huit ans après un autre livre qu?il lui avait déjà consacré, La Légende et la Vie d?Utrillo (1928).
Dans le quartier des Halles, la police recherche depuis des semaines l'assassin de la rue Saint-Denis. Lampieur, l'ouvrier boulanger criminel, n'a aucun remords, pourtant l'angoisse monte en lui. Une des filles de la rue s'est aperçue de son absence du fournil la nuit du crime. Pourquoi ne l'a-t-elle pas dénoncé ?Il doit savoir...Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco a écrit, avec L'Homme traqué, couronné par le grand prix de l'Académie française, un de ses plus beaux récits. Peinture à la fois réaliste et pittoresque du Paris des années vingt, il met en scène, dans une langue forte et riche, les destins croisés de deux personnages liés par le remords et la peur.« Une lumière hallucinante baigne ces pages, submerge toutes choses : décors et personnages. Cela fait songer moins à Dostoïevski qu'à Hoffmann et, même, à Caligari. Le chef-d'oeuvre de Carco. »André Négis.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.