Alice Carabédian puise dans les œuvres de la science-fiction, littéraires comme cinématographiques, pour interroger notre rapport au monde sous le prisme de la question des utopies. Elle part du constat terrible que notre réalité s’apparente de plus en plus aux dystopies terrifiantes qui servaient d’alerte dans l’imaginaire et nous invite à créer des utopies plus radicales dans l’espoir qu’elles aient un jour ce même impact sur le monde. Un essai engagé et foisonnant qui appelle à la lutte pour un monde plus juste écologiquement et socialement, lutte dans laquelle la science-fiction se fait formidable terrain d’expérimentation.
Des événements qui, il y a peu, relevaient de l'improbable, de scénarios du pire, ou de la dystopie, sont désormais notre quotidien. La science-fiction est devenue notre réalité. Nous vivons dans un chaos qui s'intensifie même si, ici ou là, fleurissent sur les ruines du capitalisme des utopies concrètes, localistes et réalisables, des cabanes et des refuges. Mais ces utopies ne sont-elles pas souvent concédées, dans les marges, par ceux-là mêmes qui promettent la colonisation de l'espace et les cités autosuffisantes pour milliardaires ? Il y a urgence à revendiquer des lieux où se déploieraient en totale liberté nos imaginaires. L'utopie radicale peut répondre à l'extrémité des désastres actuels et à venir. Nous pouvons et devons rêver de technologies et de rencontres intergalactiques émancipatrices et ne pas laisser ce pouvoir aux seuls capitaines des vaisseaux capitalistes. Face à la catastrophe, oserons-nous rêver d'autres mondes ? Utopiste des grands chemins, diplômée de lettres modernes et docteure en philosophie politique, Alice Carabédian travaille à une reconceptualisation de l'utopie politique au sein de la science-fiction contemporaine. Ses recherches sont polymorphes et tissent des liens avec des artistes, chercheur·e·s, auteur·e·s, militant·e·s.
Chaque pierre a un pouvoir et une signification propres. Les menhirs, les dolmens, les personnages de l'Ile de pâques, les pierres gravées de symboles sont des rescapés du passé et donnent des indications sur nos ancêtres. La pierre d'obsidienne était un minéral noble dans les civilisations précolombiennes : les Mayas et les Incas s'en servaient comme des protections, des miroirs, ou comme des poignards dans les rituels. Les Egyptiens privilégiaient plutôt le lapis-lazuli, une pierre était déposée sur le front du défunt afin de l'aider à traverser le fleuve Léthé et se diriger vers la lumière éternelle. Le cristal de roche, lui, est un vecteur de pures informations. Hildegarde de Bingen, moniale allemande très connue au Moyen Age et chercheuse de vérité, connaissait les vertus médicinales de certains minéraux et les utilisait pour soulager les douleurs et maladies. Reine Garabedian est passionnée par les sciences parallèles. Après plusieurs formations, elle a écrit plusieurs ouvrages sur ces méthodes aidantes au développement personnel. Elle tient à remercier ceux qui l'ont accompagnée, lui ont fait confiance, et ceux qui lui sont restés fidèles sur ce chemin de lumière.
Paris, 1875. Jeune étudiant anglais vivant dans la capitale, Achille Farmer est retrouvé pieds et mains liés, le crâne fracassé, devant le Panthéon. Transporté et soigné à l'hôpital Edouard Leman, il en ressort quelques mois plus tard, amnésique et sans la moindre explication sur les motifs de son agression: l'enquête de police n'a rien donné et l'inspecteur en charge n'entend pas investiguer plus avant. Achille Farmer décide alors de mener sa propre enquête à partir d'une lettre sans signature retrouvée chez lui, mais dont il ignore qu'elle est la pierre angulaire de son existence bouleversée et désormais menacée. Et tandis qu'il interroge la rue, parcourant la ville à la recherche du moindre lieu et de la moindre information qui pourrait raviver en lui quelque souvenir, il constate qu'une véritable machination se met en place contre lui. Un libraire renommé et passionné le met momentanément à l'abri du danger et lui fait une révélation surprenante: Farmer aurait été un ami du comte, désormais décédé, qui serait l'auteur d'un septième chant très convoité...
Les fleurs du coeur est un recueil de poèmes centrés sur les émotions humaines, les relations affectives, et la quête intérieure. Le texte se divise en plusieurs parties thématiques, qui composent une progression émotionnelle allant de la douleur à l'apaisement. L'auteur explore les sentiments de solitude, de perte, de fragilité, mais aussi ceux liés à l'amour, à l'espérance, et à la résilience. Les poèmes alternent entre vers libres et rimes plus classiques. Ils donnent voix à une sensibilité marquée, où les mots servent d'ancrage pour exprimer des vécus intimes. On y retrouve souvent les images de la nature - fleurs, saisons, lumière - comme reflets d'états d'âme ou comme supports symboliques. Le coeur, à la fois organe et centre des émotions, devient un motif récurrent, réceptacle de blessures mais aussi d'élans de vie.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Ce texte de Sartre, qui met à distance, ironise, son rapport à la littérature en en situant l’émergence dans son enfance, constitue paradoxalement (quoique) un ouvrage d’une rare qualité littéraire.
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
Un beau roman qui fait voyager des Indes jusqu'à San Francisco. On y "sent" toutes les couleurs, les odeurs, les sensations... A aucun moment, l'autrice ne juge les traditions indiennes, tout est raconté avec le plus grand respect !
Une personnalité rebelle mêlée à un cœur tantôt tendre, tantôt ardent… Et souvent intransigeant. Une lecture toute en souplesse, où chaque élément fait sens et où chaque action a des répercussions bonnes ou mauvaises sur les personnages et le monde qui les entoure. Red Queen est une lecture puissante, un monde gouverné par une dictature scénarisée, par le despotisme mais également par un espoir frappant qui nous prend directement aux tripes. Une saga à dévorer !