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PHILOSOPHIE ET APOLOGETIQUE. Maurice Blondel cent ans après
Capelle Philippe
CERF
51,70 €
Épuisé
EAN :9782204062572
Le présent ouvrage réunit les Actes du colloque international organisé à l'Institut catholique de Paris, à l'occasion du centenaire de la Lettre sur les exigences de la pensée contemporaine en matière d'apologétique et sur les méthodes de la philosophie dans l'étude du problème religieux (1896) du philosophe Maurice Blondel. Afin d'honorer une inspiration qui, dans le prolongement du maître-livre, L'Action (1893), avait provoqué le renouvellement de la question apologétique, il convenait de rassembler méthodiquement les éléments contextuels d'une époque en crise intellectuelle majeure, mais aussi d'évaluer les conditions de pertinence d'un concept ancien trop longtemps délaissé, voire méprisé.Les deux premiers axes de travaux, historiques sont consacrés au phénomène de la réactivation de l'apologétique à partir de la moitié du XIXème siècle et aux motifs de son déclin dans les années 1930, en France et en Europe. Un troisième axe, de facture systématique, ouvre une réflexion cadre sur son statut contemporain, ses exigences et ses difficultés au tournant du troisième millénaire.
La relation entre la philosophie et la mystique forme une question "à la limite", que la fatalité a le plus souvent déclinée en une suite d'oppositions frontales: entre le rationnel et l'émotionnel, le logique et le pathologique, le discours et l'indicible... Depuis quelques années cependant, plusieurs motifs portent à reconsidérer cette relation singulière. Une somme d'informations sans précédent sur les diverses traditions mystiques, sur leurs variabilités historiques et géographiques est désormais accessible. En outre, la mystique est devenue un objet ?cuménique et interreligieux de premier plan qui invite à reposer la question de l'essence du religieux dans la traversée herméneutique des différences confessionnelles. Enfin, on enregistre une forte demande de redressement spéculatif face à l'essor actuel des sectes et au développement des syncrétismes religieux. Mais le philosophe est-il qualifié pour comprendre la mystique? A quelles conditions? De son côté, le mystique n'a-t-il point tendance à cacher sa dette à l'égard de l'expérience de la pensée, voire des concepts philosophiques? Plus profondément encore, faut-il lier la mystique au seul "religieux"? La philosophie n'est-elle pas un exercice spirituel, une expérience? C'est justement par cette entrée "expérientielle" dans la question que le présent ouvrage trouve son originalité. Grâce aux contributions de spécialistes qu'il réunit, il répond à trois tâches précises: redéfinir le concept d'expérience dès lors qu'il est assigné à la philosophie et au religieux; évoquer dans une perspective critique les grands figures historiques, témoins et acteurs de l'intersection des deux champs, philosophique et mystique (Plotin, Augustin, Denys le Pseudo-Aréopagite, Bernard de Clairvaux, Maître Eckhart); mettre à l'épreuve, selon une perspective systématique et au voisinage des ?uvres majeures de Simone Weil, Franz Rosenzweig, Emmanuel Lévinas, Éric Weil et Maurice Blondel, les différentes théorisations d'une relation finalement plus présente qu'on ne le dit, dans la structuration du pensable contemporain.
Au milieu, une femme, les yeux baissés, effrayée, humiliée. On attend la réponse de Jésus : qu'il se dresse comme un juge et montre du doigt. Il fait symétriquement l'inverse. Il ne se dresse pas, mais s'abaisse. Il ne montre pas du doigt, mais avec le doigt dessine sur le sol. Face au prestige de la Loi et ses docteurs, Dieu en personne répond par la contingence de quelques traits sur le sable. A l'Ecriture des prescriptions, il donne une Parole nouvelle, comme chuchotée. Sa seule et unique écriture ne laissera aucune trace : elle est vouée à faire passer une parole qui ne passera pas. Parole troublante, parole du silence : lui-même. Oppose-t-il la faiblesse à la force ? Non, le contraire : il fait basculer l'univers des codifications dans la lucidité des consciences, repousse la péremption du verdict dans les marges du délai, soumet l'arrêt de mort au temps de vie. Divine ironie. Mille fois dans l'Histoire, l'Eglise a oublié ce geste unique de Jésus.
La relation entre la philosophie et la théologie sort-elle enfin de l'oubli? Les jeux de frontières dont elle hérite en notre me siècle commençant ne peuvent que susciter une réponse inquiète. Du côté des philosophes, au motif principal et irréfutable de l'aventure propre de la pensée, on a volontiers ignoré la théologie, allant jusqu'à faire de cette ignorance un titre de probité intellectuelle - ou bien élaboré à son endroit des stratégies "repoussoir""excluant du champ théorique ses objets propres. Du côté des théologiens, là où on a cru devoir s'éloigner des tentatives médiévales d'harmonisation entre la philosophie et la théologie, l'on n'a guère toujours évité, en dépit des déclarations d'intention, de cantonner la première dans un rôle auxiliaire de la seconde. Non moins gravement, en certains lieux d'effervescence religieuse, on a relégué l'activité philosophique dans le champ des inutiles perplexités, de l'errance quand ce n'est de l'erreur. Prenant acte d'un héritage aussi contrasté, voire scandaleux, le présent ouvrage s'interroge sur le statut de cette relation comme telle et tente d'ouvrir quelques voies de compréhension permettant de favoriser le dialogue entre ses deux polarités. Trois axes en structurent le propos. Le premier (""Délimitations"") analyse les principaux déplacements qui affectent aujourd'hui le commerce entre ces deux exercices de la pensée. Le deuxième (" Institutions ") est consacré au problème de l'inscription philosophique au sein du régime d'autorité institutionnelle et confessante. Le troisième (" Figures ") est formé d'une série de confrontations avec quelques-unes des figures contemporaines emblématiques qui ont risqué, dans la traversée de cette problématique, une élucidation de la finitude mystérieuse.Ph. C."
La relation entre la philosophie et la théologie est co-existensive au mouvement du penser de Martin Heidegger. Elle n'a pas seulement fait l'objet d'une Conférence en 1927. Elle ne saurait constituer non plus un simple thème de relecture de son oeuvre. Après la publication, ces deux dernières décennies, de plusieurs textes majeurs de l'auteur, restés longtemps inconnus, à l'heure du renouvellement des recherches sur ses origines sociales et intellectuelles, la question appelait un nouvel examen. Philippe Capelle met en relief les trois topiques fondamentales de cette relation philosophie et théologie scripturaire, philosophie et ontothéologie, pensée de l'être et attente du dieu, ainsi que les différentes étapes de leur thématisation. Il analyse le rapport de Heidegger à la tradition théologique en faisant valoir un triple point de vue l'enracinement dans la culture catholique; la dette vis-à-vis des schèmes fondamentaux des théologies catholique et (surtout) protestante, ainsi que de leurs principaux fondateurs: saint Paul, saint Augustin, la scolastique médiévale, Luther, Bultmann; la provenance qui autorise paradoxalement la sortie jamais achevée de la théologie chrétienne. Rejetant toute interprétation théologique de la pensée heideggerienne, il interroge enfin le thème du "retrait" comme motif herméneutique central et comme pivot d'une approche renouvelée des rapports entre la philosophie et la théologie.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".