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Expérience philosophique et expérience mystique
Capelle Philippe
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204078269
La relation entre la philosophie et la mystique forme une question "à la limite", que la fatalité a le plus souvent déclinée en une suite d'oppositions frontales: entre le rationnel et l'émotionnel, le logique et le pathologique, le discours et l'indicible... Depuis quelques années cependant, plusieurs motifs portent à reconsidérer cette relation singulière. Une somme d'informations sans précédent sur les diverses traditions mystiques, sur leurs variabilités historiques et géographiques est désormais accessible. En outre, la mystique est devenue un objet ?cuménique et interreligieux de premier plan qui invite à reposer la question de l'essence du religieux dans la traversée herméneutique des différences confessionnelles. Enfin, on enregistre une forte demande de redressement spéculatif face à l'essor actuel des sectes et au développement des syncrétismes religieux. Mais le philosophe est-il qualifié pour comprendre la mystique? A quelles conditions? De son côté, le mystique n'a-t-il point tendance à cacher sa dette à l'égard de l'expérience de la pensée, voire des concepts philosophiques? Plus profondément encore, faut-il lier la mystique au seul "religieux"? La philosophie n'est-elle pas un exercice spirituel, une expérience? C'est justement par cette entrée "expérientielle" dans la question que le présent ouvrage trouve son originalité. Grâce aux contributions de spécialistes qu'il réunit, il répond à trois tâches précises: redéfinir le concept d'expérience dès lors qu'il est assigné à la philosophie et au religieux; évoquer dans une perspective critique les grands figures historiques, témoins et acteurs de l'intersection des deux champs, philosophique et mystique (Plotin, Augustin, Denys le Pseudo-Aréopagite, Bernard de Clairvaux, Maître Eckhart); mettre à l'épreuve, selon une perspective systématique et au voisinage des ?uvres majeures de Simone Weil, Franz Rosenzweig, Emmanuel Lévinas, Éric Weil et Maurice Blondel, les différentes théorisations d'une relation finalement plus présente qu'on ne le dit, dans la structuration du pensable contemporain.
La relation entre la philosophie et la théologie est co-existensive au mouvement du penser de Martin Heidegger. Elle n'a pas seulement fait l'objet d'une Conférence en 1927. Elle ne saurait constituer non plus un simple thème de relecture de son oeuvre. Après la publication, ces deux dernières décennies, de plusieurs textes majeurs de l'auteur, restés longtemps inconnus, à l'heure du renouvellement des recherches sur ses origines sociales et intellectuelles, la question appelait un nouvel examen. Philippe Capelle met en relief les trois topiques fondamentales de cette relation philosophie et théologie scripturaire, philosophie et ontothéologie, pensée de l'être et attente du dieu, ainsi que les différentes étapes de leur thématisation. Il analyse le rapport de Heidegger à la tradition théologique en faisant valoir un triple point de vue l'enracinement dans la culture catholique; la dette vis-à-vis des schèmes fondamentaux des théologies catholique et (surtout) protestante, ainsi que de leurs principaux fondateurs: saint Paul, saint Augustin, la scolastique médiévale, Luther, Bultmann; la provenance qui autorise paradoxalement la sortie jamais achevée de la théologie chrétienne. Rejetant toute interprétation théologique de la pensée heideggerienne, il interroge enfin le thème du "retrait" comme motif herméneutique central et comme pivot d'une approche renouvelée des rapports entre la philosophie et la théologie.
La vocation philosophique de Pierre Colin s'est éveillée au lycée Louis-le-Grand, au cours de l'année scolaire 1939-1940. Il rencontre alors Gabriel Marcel, professeur dans une classe voisine. Familier des célèbres rencontres hebdomadaires de la rue de Tournon, il participe aux derniers débats de la crise moderniste et connaît les débuts de la phénoménologie existentielle. Auprès du père Gaston Fessard, de Claude Bruaire, Henri Birault, Jeanne Delhomme, Etienne Borne et Henri Gouhier, il éprouve les tensions entre les systématiques intellectuelles classiques du christianisme et les exigences nouvelles de la pensée contemporaine. Doyen de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris en 1973 et pendant douze années, il est nommé, en 1985, directeur du Département de la recherche. De ses années de recherche et d'enseignement universitaire, Pierre Colin a laissé une moisson abondante de manuscrits, de publications, ouvrages et articles, qui expriment les trois pôles constants de ses intérêts philosophiques : l'anthropologie, la phénoménologie existentielle et le rapport philosophie-christianisme. Ces trois pôles structurent le présent volume que les enseignants de la Faculté de philosophie ont voulu offrir, en manière de reconnaissance, à leur ancien doyen.
Phénoménologie" et "christianisme": tels sont les deux axes de questionnement que Michel Henry a réunis dans une tension inédite pendant la dernière et féconde période de sa vie. À deux reprises - le 23 mai 1997 et le 19 janvier 2001-, il vint débattre à l'Institut catholique de Paris des thèses exposées dans ses deux ouvrages: C'est moi la vérité. Pour une philosophie du christianisme (1996) et Incarnation (2000). Ce sont les interventions produites en ces deux circonstances exceptionnelles que le présent volume rassemble enfin. Plus encore, après sa disparition survenue le 3 juillet 2002, c'est à l'auteur d'une stupéfiante trilogie dont Paroles du Christ (2002) constitue le dernier volet, que, dans sa conception même, il veut rendre hommage. Le lecteur qui en sillonnera les pages se trouvera du même coup en présence de l'ensemble des données d'un débat philosophique fondamental qui concerne aussi bien l'ambition contemporaine de la phénoménologie que la posture philosophique du christianisme
La relation entre la philosophie et la théologie sort-elle enfin de l'oubli? Les jeux de frontières dont elle hérite en notre me siècle commençant ne peuvent que susciter une réponse inquiète. Du côté des philosophes, au motif principal et irréfutable de l'aventure propre de la pensée, on a volontiers ignoré la théologie, allant jusqu'à faire de cette ignorance un titre de probité intellectuelle - ou bien élaboré à son endroit des stratégies "repoussoir""excluant du champ théorique ses objets propres. Du côté des théologiens, là où on a cru devoir s'éloigner des tentatives médiévales d'harmonisation entre la philosophie et la théologie, l'on n'a guère toujours évité, en dépit des déclarations d'intention, de cantonner la première dans un rôle auxiliaire de la seconde. Non moins gravement, en certains lieux d'effervescence religieuse, on a relégué l'activité philosophique dans le champ des inutiles perplexités, de l'errance quand ce n'est de l'erreur. Prenant acte d'un héritage aussi contrasté, voire scandaleux, le présent ouvrage s'interroge sur le statut de cette relation comme telle et tente d'ouvrir quelques voies de compréhension permettant de favoriser le dialogue entre ses deux polarités. Trois axes en structurent le propos. Le premier (""Délimitations"") analyse les principaux déplacements qui affectent aujourd'hui le commerce entre ces deux exercices de la pensée. Le deuxième (" Institutions ") est consacré au problème de l'inscription philosophique au sein du régime d'autorité institutionnelle et confessante. Le troisième (" Figures ") est formé d'une série de confrontations avec quelques-unes des figures contemporaines emblématiques qui ont risqué, dans la traversée de cette problématique, une élucidation de la finitude mystérieuse.Ph. C."
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.