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Paroles sur le sable
Capelle Philippe
CERF
19,80 €
Épuisé
EAN :9782204065474
Au milieu, une femme, les yeux baissés, effrayée, humiliée. On attend la réponse de Jésus : qu'il se dresse comme un juge et montre du doigt. Il fait symétriquement l'inverse. Il ne se dresse pas, mais s'abaisse. Il ne montre pas du doigt, mais avec le doigt dessine sur le sol. Face au prestige de la Loi et ses docteurs, Dieu en personne répond par la contingence de quelques traits sur le sable. A l'Ecriture des prescriptions, il donne une Parole nouvelle, comme chuchotée. Sa seule et unique écriture ne laissera aucune trace : elle est vouée à faire passer une parole qui ne passera pas. Parole troublante, parole du silence : lui-même. Oppose-t-il la faiblesse à la force ? Non, le contraire : il fait basculer l'univers des codifications dans la lucidité des consciences, repousse la péremption du verdict dans les marges du délai, soumet l'arrêt de mort au temps de vie. Divine ironie. Mille fois dans l'Histoire, l'Eglise a oublié ce geste unique de Jésus.
Dans la prose familière ou le vouvoiement du "Ab poème, dans l'odeur de l'encens et la lueur des cierges, voix de la rue, du moine, du pèlerin et de l'enfant, de la nuit comme des jours: voici les mots par lesquels l'humanité a signé ses rendez-vous avec Dieu. Ce sont ces messages adressés au Plus-Haut qui sont ici rassemblés, paroles de saint Augustin, Jean de la Croix, Shakespeare, Hugo, Baudelaire, Thérèse de Lisieux, André Gide, Simone Weil, Soljenitsyne et tant d'autres, célèbres ou anonymes. Certaines de ces prières nous sont proches, d'autres peu connues, mais toutes expriment avec force et beauté la rencontre avec l'Absolu, le tragique des jours, le supplice de la peur, la jubilation de la louange, la paix de l'esprit, l'enivrement du bonheur. Biographie: Philosophe et théologien, doyen honoraire de la faculté de philosophie de l'institut catholique de Paris. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages."
La relation entre la philosophie et la mystique forme une question "à la limite", que la fatalité a le plus souvent déclinée en une suite d'oppositions frontales: entre le rationnel et l'émotionnel, le logique et le pathologique, le discours et l'indicible... Depuis quelques années cependant, plusieurs motifs portent à reconsidérer cette relation singulière. Une somme d'informations sans précédent sur les diverses traditions mystiques, sur leurs variabilités historiques et géographiques est désormais accessible. En outre, la mystique est devenue un objet ?cuménique et interreligieux de premier plan qui invite à reposer la question de l'essence du religieux dans la traversée herméneutique des différences confessionnelles. Enfin, on enregistre une forte demande de redressement spéculatif face à l'essor actuel des sectes et au développement des syncrétismes religieux. Mais le philosophe est-il qualifié pour comprendre la mystique? A quelles conditions? De son côté, le mystique n'a-t-il point tendance à cacher sa dette à l'égard de l'expérience de la pensée, voire des concepts philosophiques? Plus profondément encore, faut-il lier la mystique au seul "religieux"? La philosophie n'est-elle pas un exercice spirituel, une expérience? C'est justement par cette entrée "expérientielle" dans la question que le présent ouvrage trouve son originalité. Grâce aux contributions de spécialistes qu'il réunit, il répond à trois tâches précises: redéfinir le concept d'expérience dès lors qu'il est assigné à la philosophie et au religieux; évoquer dans une perspective critique les grands figures historiques, témoins et acteurs de l'intersection des deux champs, philosophique et mystique (Plotin, Augustin, Denys le Pseudo-Aréopagite, Bernard de Clairvaux, Maître Eckhart); mettre à l'épreuve, selon une perspective systématique et au voisinage des ?uvres majeures de Simone Weil, Franz Rosenzweig, Emmanuel Lévinas, Éric Weil et Maurice Blondel, les différentes théorisations d'une relation finalement plus présente qu'on ne le dit, dans la structuration du pensable contemporain.
Face aux constats intempestifs de décès de la métaphysique, hâtivement assimilée à l'ontothéologie, s'impose une réflexion sur les multiples significations du terme de "philosophie première" dans la pensée contemporaine. C'est à cette réflexion que furent consacrés les travaux du colloque du Centenaire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique. de Paris, qui s'est tenu les 9 et li octobre 1995, à l'Unesco. Ils dégagent une conviction forte : l'âge dit "post-métaphysique" dans lequel nous sommes prétendument entrés aujourd'hui a plus que jamais besoin de la fonction "méta" pour se comprendre lui-même
La relation entre la philosophie et la théologie est co-existensive au mouvement du penser de Martin Heidegger. Elle n'a pas seulement fait l'objet d'une Conférence en 1927. Elle ne saurait constituer non plus un simple thème de relecture de son oeuvre. Après la publication, ces deux dernières décennies, de plusieurs textes majeurs de l'auteur, restés longtemps inconnus, à l'heure du renouvellement des recherches sur ses origines sociales et intellectuelles, la question appelait un nouvel examen. Philippe Capelle met en relief les trois topiques fondamentales de cette relation philosophie et théologie scripturaire, philosophie et ontothéologie, pensée de l'être et attente du dieu, ainsi que les différentes étapes de leur thématisation. Il analyse le rapport de Heidegger à la tradition théologique en faisant valoir un triple point de vue l'enracinement dans la culture catholique; la dette vis-à-vis des schèmes fondamentaux des théologies catholique et (surtout) protestante, ainsi que de leurs principaux fondateurs: saint Paul, saint Augustin, la scolastique médiévale, Luther, Bultmann; la provenance qui autorise paradoxalement la sortie jamais achevée de la théologie chrétienne. Rejetant toute interprétation théologique de la pensée heideggerienne, il interroge enfin le thème du "retrait" comme motif herméneutique central et comme pivot d'une approche renouvelée des rapports entre la philosophie et la théologie.
40 personnages en quête de sens vont devoir se perdre pour trouver Dieu. Ils sont, comme nous, ordinaires. Aspirant à servir, ils ne savent que se servir. Il leur faudra apprendre la gratuité pour atteindre la délivrance. Un poignant et parlant récit initiatique par le plus outsider des spirituels. Qu'ont en commun Elzbieta et Piotr, Laurent et Nathalie, Amgad et Christophe, le frère Michal, Tobias, Laura, Olivier, Léa, Hege, Emma et les autres ? Comme chacun d'entre nous, ils cherchent un sens à leur vie. A travers leurs histoires, vous allez revivre la vôtre et vous métamorphoser lentement en pélican. Nous commençons notre vie spirituelle comme ces oisillons dévoreurs de chair, mais comment vivre cet amour qui donne sa propre chair sans calculer ? Au fil de méditations bibliques, de séductions et de dénis, d'extases, de repas gastronomiques, d'orgasmes et de fous rires, grandissez et apprenez à aimer, simplement, joyeusement et en toute liberté. Un essai qui se lit comme un roman entre les Microfictions de Régis Jauffret et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda. Un livre révélation.
Jean-Yves Leloup est docteur en théologie, philosophie et psychologie. Fondateur de l'Institut pour la rencontre et l'étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, il a publié de nombreux ouvrages chez Albin Michel, dont Ecrits sur l'hésychasme, Paroles du mont Athos, l'Enracinement et l'ouverture, Manque et Plénitude, Prendre soin de l'Etre, L'Absurde et la Grâce, Un art de l'attention, etc.). Surtout, il a donné des traductions innovantes d'Evangiles canoniques (Jean) et apocryphes (Philippe, Marie, Thomas) ainsi que, en 2011, de l'Apocalypse de Jean.
La collection Une pensée par jour accueille, avec Edith Stein, une figure spirituelle et philosophique injustement méconnue. Née en 1891 dans une famille juive, fortement marquée par l'image maternelle, elle s'éloigne cependant, un temps, de toute croyance religieuse et entreprend de chercher la vérité par ses propres moyens. Elle s'inscrit à l'université pour suivre les cours qui l'intéressent et devient la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l'empathie. Elle devient élève puis assistante d'Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. En 1921, la lecture de l'autobiographie de Thérèse d'Avila la décide à demander le baptême dans l'Eglise catholique. Dès lors, elle se consacre pendant une dizaine d'années à la recherche et l'enseignement avec le souci de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine. Interdite d'enseigner en raison de son origine juive, elle entre au Carmel de Cologne en 1933 et y prend le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix. En décembre 1938, elle doit quitter l'Allemagne et rejoindre le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas, où elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz où elle meurt le 9 août 1942. Ces dernières années sont difficiles du fait de la montée du nazisme et de l'opposition de sa mère à ses engagements chrétiens. Cela la conduit à approfondir le sens de la présence de Dieu face au déchaînement du mal. Edith Stein fut reconnue bienheureuse en 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II et proclamée co-patronne de l'Europe. Son oeuvre philosophique et spirituelle, rassemblée en quelque 25 volumes, est maintenant largement traduite et étudiée dans le monde entier.