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Le passé des émotions. D'une histoire à vif, Amérique latine et Espagne
Capdevila Luc ; Langue Frédérique
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753535053
Fréquemment convoquée par l'histoire sociale et culturelle de la dernière décennie, l'étude des émotions tend à réhabiliter l'événement comme paradigme explicatif des extrêmes, voire des paroxysmes de l'histoire. Or, l'objet émotion ne manque pas d'éclairer l'appréhension des usages politiques du passé dans un temps présent prêtant à controverses. Tel est le cas dans le contexte des "sociétés de mémoire" d'Amérique latine et d'Espagne marquées du sceau des passions politiques. D'où notre choix d'une approche située en amont afin d'éclairer l'indispensable confrontation histoire-mémoire, la réactivation de mythes héroïques y compris à une échelle globalisée, le rappel de "passés qui ne passent pas" ou encore du "plus jamais cela" lié à la fin des dictatures. Tel est le sens de l'histoire des représentations et sensibilités, qui autorise précisément cette interprétation dans la longue durée, essentielle à la compréhension du fonctionnement de ces "histoires officielles" oeuvrant en contrepoint à des imaginaires démocratiques désormais explicitement revendiqués. Cet ouvrage vise à mettre en lumière des régimes d'historicité spécifiques et à décrypter les régimes émotionnels qui fondent l'instrumentalisation des émotions par divers acteurs de l'histoire. L'ensemble des contributions invite ainsi à repenser non seulement l'histoire incarnée de sociétés en mouvement, mais également le statut de l'historien dans la cité du temps présent.
La guerre du Chaco (1932-1935) est le conflit international le plus meurtrier qui s'est déroulé en Amérique au XXe siècle. Pendant trois ans les armées paraguayenne et bolivienne - près de 400 000 hommes au total - s'affrontèrent pour 300 000 km² de brousse dont elles revendiquaient la souveraineté au nom de " droits " remontant à la colonisation espagnole. Aux alentours de 80 000 soldats paraguayens et boliviens sont tombés durant cette " Grande Guerre américaine ". La guerre du Chaco a fermé le cycle de la formation territoriale des républiques d'Amérique latine ouvert au début du me siècle à la suite de l'implosion de l'empire espagnol. Elle marqua plus encore l'aboutissement de l'absorption par les Etats des territoires indiens restés à l'écart de la conquête depuis le XVIe siècle. Fondé sur une méthode pluridisciplinaire, ce livre interroge le processus de colonisation du Chaco Boréal dans les années 1920 et 1930 correspondant à l'installation des armées paraguayenne et bolivienne, puis à l'épisode de la guerre. L'analyse des relations Indiens/militaires a été privilégiée. Elles constituent le prisme permettant d'observer avec le plus d'acuité l'implantation des Etats dans la région, de saisir la relation que les républiques ont envisagé de nouer avec les Indigènes à cette époque, et de savoir comment les nations indiennes ont conçu cette relation de leur côté.
Capdevila Luc ; Rouquet François ; Virgili Fabrice
En France, de 1914 à 1945, la guerre a obligé les femmes et les hommes à imaginer de nouvelles relations. Leurs représentations de la virilité et de la féminité se sont modifiées à mesure que les états-majors comme les pouvoirs publics, soucieux de les mobiliser, de les enrôler, de les surveiller, faisait du sexe une affaire d'Etat. Centré sur la question des identités de genre, ce livre examine donc la transformation de la place des hommes et des femmes dans les dispositifs civils et militaires. Il analyse aussi comment les affaires privées du sexe ont été pensées et contrôlées par l'Etat. Enfin, il montre comment les individus ont réagi à cette évolution des identités masculines et féminines qui produit encore ses effets aujourd'hui.
A la croisée de la macro et de la microhistoire, cette analyse de la Television Espanola tente de déchiffrer le rôle crucial que joua le petit écran lors du passage du régime dictatorial franquiste à la démocratie constitutionnelle. A la fois miroir et actrice, la TVE nous entraîne dans un complexe jeu de mises en abîme et nous dévoile l'esprit de la Transition espagnole.
Cet ouvrage explore les différentes approches menées en histoire du temps présent latino-américain par des historiens, des sociologues, des anthropologues d'Europe et d'Amérique latine. Si la violence des années de guerre froide a marqué en profondeur cette partie du continent, le me siècle des indépendances et de la formation républicaine comme le passé colonial ne sont pas pour autant absents. Bien au contraire, ces moments anciens demeurent intensément constitutifs du passé / présent qui travaille ces sociétés. En effet, le processus d'ouverture et de renouvellement politique qui s'affirme aujourd'hui en Amérique latine favorise conjointement un mouvement de démocratisation de la relation au passé et dans l'écriture de l'histoire. Les mémoires indiennes, l'enquête orale, la transmission du souvenir par le théâtre alternatif participent de ces nombreuses voies qui expérimentent la démocratisation de l'histoire. Entre mémoire collective et histoire officielle analyse ainsi la relation que ces sociétés construisent aujourd'hui avec un passé / présent inscrit dans la longue durée, où cohabitent les héros plus que les victimes, où comme on l'observe par ailleurs dans l'Espagne contemporaine la mémoire individuelle et collective est davantage perçue comme un droit et non comme un devoir, dans la perspective de pouvoir vivre ensemble.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.