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Les hommes transparents. Indiens et militaires dans la guerre du Chaco (1932-1935)
Capdevila Luc ; Combès Isabelle ; Richard Nicolas
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753511231
La guerre du Chaco (1932-1935) est le conflit international le plus meurtrier qui s'est déroulé en Amérique au XXe siècle. Pendant trois ans les armées paraguayenne et bolivienne - près de 400 000 hommes au total - s'affrontèrent pour 300 000 km² de brousse dont elles revendiquaient la souveraineté au nom de " droits " remontant à la colonisation espagnole. Aux alentours de 80 000 soldats paraguayens et boliviens sont tombés durant cette " Grande Guerre américaine ". La guerre du Chaco a fermé le cycle de la formation territoriale des républiques d'Amérique latine ouvert au début du me siècle à la suite de l'implosion de l'empire espagnol. Elle marqua plus encore l'aboutissement de l'absorption par les Etats des territoires indiens restés à l'écart de la conquête depuis le XVIe siècle. Fondé sur une méthode pluridisciplinaire, ce livre interroge le processus de colonisation du Chaco Boréal dans les années 1920 et 1930 correspondant à l'installation des armées paraguayenne et bolivienne, puis à l'épisode de la guerre. L'analyse des relations Indiens/militaires a été privilégiée. Elles constituent le prisme permettant d'observer avec le plus d'acuité l'implantation des Etats dans la région, de saisir la relation que les républiques ont envisagé de nouer avec les Indigènes à cette époque, et de savoir comment les nations indiennes ont conçu cette relation de leur côté.
Cet ouvrage explore les différentes approches menées en histoire du temps présent latino-américain par des historiens, des sociologues, des anthropologues d'Europe et d'Amérique latine. Si la violence des années de guerre froide a marqué en profondeur cette partie du continent, le me siècle des indépendances et de la formation républicaine comme le passé colonial ne sont pas pour autant absents. Bien au contraire, ces moments anciens demeurent intensément constitutifs du passé / présent qui travaille ces sociétés. En effet, le processus d'ouverture et de renouvellement politique qui s'affirme aujourd'hui en Amérique latine favorise conjointement un mouvement de démocratisation de la relation au passé et dans l'écriture de l'histoire. Les mémoires indiennes, l'enquête orale, la transmission du souvenir par le théâtre alternatif participent de ces nombreuses voies qui expérimentent la démocratisation de l'histoire. Entre mémoire collective et histoire officielle analyse ainsi la relation que ces sociétés construisent aujourd'hui avec un passé / présent inscrit dans la longue durée, où cohabitent les héros plus que les victimes, où comme on l'observe par ailleurs dans l'Espagne contemporaine la mémoire individuelle et collective est davantage perçue comme un droit et non comme un devoir, dans la perspective de pouvoir vivre ensemble.
A la croisée de la macro et de la microhistoire, cette analyse de la Television Espanola tente de déchiffrer le rôle crucial que joua le petit écran lors du passage du régime dictatorial franquiste à la démocratie constitutionnelle. A la fois miroir et actrice, la TVE nous entraîne dans un complexe jeu de mises en abîme et nous dévoile l'esprit de la Transition espagnole.
Bergère Marc ; Capdevila Luc ; Zancarini-Fournel M
Les crises politiques, économiques ou sociales sont un des meilleurs observatoires du fonctionnement des sociétés. Elles engendrent également des situations inédites. Les travaux réunis ici analysent l'intervention de l'événement comme élément perturbateur des assignations de genre. Dans quelle mesure ces phases de crises - émeutes frumentaires, guerres civiles, guerres internationales, conflits sociaux ou manifestations indépendantistes - ont-elles été des moments de durcissement, d'ajustement, de recomposition voire de transformation des rapports entre les hommes et les femmes et de leurs représentations, dans les différentes sociétés étudiées? L'intérêt de cette histoire est aussi de revisiter, dans une perspective sexuée, des événements, pour enrichir et approfondir leur analyse, tout en s'articulant et en contribuant à leur histoire sociale ou politique globale. Bien entendu, face à une telle entreprise, les résultats sont pluriels, sans jamais être éclatés, car les contributions rassemblées ici, loin de constituer une juxtaposition d'études singulières et cloisonnées, se croisent et se répondent sur la façon d'interroger les sources, la capacité à mesurer le décalage entre pratiques et représentations des rapports sociaux de sexe, ou encore la nécessité dé croiser le genre avec d'autres catégories d'analyse. Au c?ur d'une histoire résolument mixte et ouverte à toutes les périodes, ce livre témoigne du rapport ambivalent du genre à l'événement. Chemin faisant, il offre aussi une réflexion méthodologique sur les conditions de production et d'écriture de l'histoire des femmes et du genre aujourd'hui.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.