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Genre et événement. Du masculin et du féminin en histoires des crises et des conflits
Bergère Marc ; Capdevila Luc ; Zancarini-Fournel M
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753501959
Les crises politiques, économiques ou sociales sont un des meilleurs observatoires du fonctionnement des sociétés. Elles engendrent également des situations inédites. Les travaux réunis ici analysent l'intervention de l'événement comme élément perturbateur des assignations de genre. Dans quelle mesure ces phases de crises - émeutes frumentaires, guerres civiles, guerres internationales, conflits sociaux ou manifestations indépendantistes - ont-elles été des moments de durcissement, d'ajustement, de recomposition voire de transformation des rapports entre les hommes et les femmes et de leurs représentations, dans les différentes sociétés étudiées? L'intérêt de cette histoire est aussi de revisiter, dans une perspective sexuée, des événements, pour enrichir et approfondir leur analyse, tout en s'articulant et en contribuant à leur histoire sociale ou politique globale. Bien entendu, face à une telle entreprise, les résultats sont pluriels, sans jamais être éclatés, car les contributions rassemblées ici, loin de constituer une juxtaposition d'études singulières et cloisonnées, se croisent et se répondent sur la façon d'interroger les sources, la capacité à mesurer le décalage entre pratiques et représentations des rapports sociaux de sexe, ou encore la nécessité dé croiser le genre avec d'autres catégories d'analyse. Au c?ur d'une histoire résolument mixte et ouverte à toutes les périodes, ce livre témoigne du rapport ambivalent du genre à l'événement. Chemin faisant, il offre aussi une réflexion méthodologique sur les conditions de production et d'écriture de l'histoire des femmes et du genre aujourd'hui.
Premier ouvrage, publié en France, sur la question de l'épuration économique, ce livre éclaire un angle longtemps Mort de l'historiographie à la lumière de recherches récentes. En effet, entre les injustices dénoncées par les hagiographes du monde patronal - fixés sur quelques "victimes" emblématiques et expiatoires, telles que Renault ou Berliet, présentées comme autant d'arbres qui cachent la forêt - et l'idée communément admise de non-épuration économique, cette dernière apparaît encore trop souvent méconnue ou plutôt mal connue. Afin de faciliter une approche globale de l'épuration économique sous toutes ses formes (extra-légale et légale - judiciaire, professionnelle, financière -, mais aussi officieuse ou tacite) deux axes majeurs de réflexion ont été privilégiés. La première partie appréhende la définition, les enjeux, les contours, l'impact niais aussi les limites du phénomène au niveau national. Les deux suivantes présentent, la diversité des procédures et des acteurs engagés, mais aussi des objectifs poursuivis, selon des variables sectorielles et/ou spatiales (itinéraires patronaux, entreprises, institutions économiques, branches d'activité, territoires locaux ou régionaux, comparaisons internationales). Ce faisant, ce livre ouvre de nombreuses et souvent de nouvelles perspectives. Contrairement à une idée reçue, nombre de contributions insistent sur une épuration qui ne manque pas d'ampleur, au moins dans sa phase initiale, même si elle demeure ensuite plus inégale dans son application. Reste alors à comprendre ses facteurs d'inégalité dans le temps et dams l'espace. Au coeur d'une épuration de compromis, le livre dégage clairement plusieurs clés susceptibles de permettre un premier bilan du processus. Biographie de l'auteur Cet ouvrage est issu des travaux du VIe colloque du groupement de recherche (GDR 2539) du CARS "Les Entreprises françaises sous l'Occupation". Créé eu 2002, ce GDR vise, par ses rencontres et publications scientifiques, à favoriser les études historiques dans ce domaine de recherche (voir son site http://gdr2539.ish-lyon.cnrs.fr). Les auteurs comptent parmi les spécialistes de l'histoire de la vie économique et des entreprises sous l'Occupation ou de l'histoire de l'épuration.
Cet ouvrage a pour ambition de rouvrir le dossier des épurations administratives contemporaines, profondément renouvelé à la suite des nombreux travaux qui, ces dernières années, ont contribué à améliorer notre connaissance de l'histoire des fonctionnaires et des transitions politiques. Car - c'est un des paris de ce collectif - la notion de transition politique, complexe et légitimement débattue, s'avère indéniablement d'une grande fécondité pour inscrire l'histoire des épurations administratives dans un horizon élargi, qui dépasse celui de la simple crise. Quid d'abord de l'attitude de l'Etat face à ses agents? A rebours des purges spectaculaires qui ont périodiquement frappé préfets et magistrats, quels sont les facteurs et les mécanismes de stabilisation du personnel administratif qui, envers et contre tout, ont assuré, même dans la tourmente, la continuité de l'Etat? Comment ont-ils évolué au cours de ces deux siècles d'histoire? En sens inverse, que dire des représentations et des comportements des fonctionnaires confrontés au processus de transition? Question clé, qui invite à revisiter, au ras du terrain et des consciences, l'opposition complexe entre politisation et neutralisation, loyalisme et légalisme. Tels sont les principaux axes qui structurent cet ouvrage, auquel ont participé une dizaine d'historiens spécialistes des fonctionnaires ou de périodes d'exception politique. Centré sur le cas français, il invite également à élargir le propos en offrant, en contrepoint, deux réflexions novatrices portant sur l'Allemagne et l'Italie.
Résumé : Histoire qui aborde les événements politiques ainsi que le développement économique, la vie sociale, les débats culturels et religieux de l'Anjou aux XIXe et XXe siècles.
Jean-Paul Andrieux, l'écrivain, et Marc Bergère, le peintre, proposent une lecture complice de la célèbre postface des Cent vues du mont Fuji de Hokusai (1835). Là, le mot et le dessin se cherchent et se répondent pour percer la vérité du peintre japonais.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.