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L'épuration économique en France à la Libération
Bergère Marc
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753506244
Premier ouvrage, publié en France, sur la question de l'épuration économique, ce livre éclaire un angle longtemps Mort de l'historiographie à la lumière de recherches récentes. En effet, entre les injustices dénoncées par les hagiographes du monde patronal - fixés sur quelques "victimes" emblématiques et expiatoires, telles que Renault ou Berliet, présentées comme autant d'arbres qui cachent la forêt - et l'idée communément admise de non-épuration économique, cette dernière apparaît encore trop souvent méconnue ou plutôt mal connue. Afin de faciliter une approche globale de l'épuration économique sous toutes ses formes (extra-légale et légale - judiciaire, professionnelle, financière -, mais aussi officieuse ou tacite) deux axes majeurs de réflexion ont été privilégiés. La première partie appréhende la définition, les enjeux, les contours, l'impact niais aussi les limites du phénomène au niveau national. Les deux suivantes présentent, la diversité des procédures et des acteurs engagés, mais aussi des objectifs poursuivis, selon des variables sectorielles et/ou spatiales (itinéraires patronaux, entreprises, institutions économiques, branches d'activité, territoires locaux ou régionaux, comparaisons internationales). Ce faisant, ce livre ouvre de nombreuses et souvent de nouvelles perspectives. Contrairement à une idée reçue, nombre de contributions insistent sur une épuration qui ne manque pas d'ampleur, au moins dans sa phase initiale, même si elle demeure ensuite plus inégale dans son application. Reste alors à comprendre ses facteurs d'inégalité dans le temps et dams l'espace. Au coeur d'une épuration de compromis, le livre dégage clairement plusieurs clés susceptibles de permettre un premier bilan du processus. Biographie de l'auteur Cet ouvrage est issu des travaux du VIe colloque du groupement de recherche (GDR 2539) du CARS "Les Entreprises françaises sous l'Occupation". Créé eu 2002, ce GDR vise, par ses rencontres et publications scientifiques, à favoriser les études historiques dans ce domaine de recherche (voir son site http://gdr2539.ish-lyon.cnrs.fr). Les auteurs comptent parmi les spécialistes de l'histoire de la vie économique et des entreprises sous l'Occupation ou de l'histoire de l'épuration.
Résumé : Si, sans conteste, l'été 1944 est l'été de tous les dangers, favorisant la confusion entre justice et vengeance, l'Etat reprend vite son droit et ses droits. L'épuration légale qu'il instaure, conçue pour toucher le plus grand nombre, devient dès lors un phénomène social d'ampleur. Il a concerné, sous différentes formes, près de 500 000 Françaises et Français. Très vite, il est pourtant apparu aux nouvelles autorités que l'épuration devait avoir des limites, et surtout un terme. Une dimension souvent sous-estimée qui a creusé un écart entre sanctions prononcées et sanctions subies. Dans ces pages, Marc Bergère montre combien l'épuration fut sans doute plus violente, plus profonde et plus durable qu'on ne l'a longtemps pensé.
Après-guerre, des miliciens compromis en France sous l?Occupation se sont réfugiés au Québec pour fuir l?épuration. Moins que leur nombre, c?est l?écho de leur présence dans la société québécoise qui surprend. En effet, l?ampleur de la mobilisation politique et sociale à leur sujet fut telle que l?on a pu parler à juste titre d?une "affaire Bernonville", du nom du plus connu d?entre eux. Dès lors, centré sur cette "affaire des réfugiés politiques français" qui fit grand bruit au Canada entre 1948 et 1951, le livre propose tout à la fois un retour sur l?événement, sa mémoire et l?écriture de son histoire. Il offre ainsi une histoire connectée entre la France et le Canada français. Cette histoire d?exil de collaborateurs français est également une histoire d?entraide aux "victimes de l?épuration", non sans passerelles et passeurs entre pays de départ et pays d?accueil. Une histoire de circulation d?hommes et d?idées qui croise anciens et nouveaux réseaux au coeur d?une nébuleuse néo-Vichyste. Ce faisant, Après-Vichy, tout en contribuant à une histoire internationale de l?épuration en France, interroge aussi ce que sortir d?une guerre veut dire.
Bergère Marc ; Capdevila Luc ; Zancarini-Fournel M
Les crises politiques, économiques ou sociales sont un des meilleurs observatoires du fonctionnement des sociétés. Elles engendrent également des situations inédites. Les travaux réunis ici analysent l'intervention de l'événement comme élément perturbateur des assignations de genre. Dans quelle mesure ces phases de crises - émeutes frumentaires, guerres civiles, guerres internationales, conflits sociaux ou manifestations indépendantistes - ont-elles été des moments de durcissement, d'ajustement, de recomposition voire de transformation des rapports entre les hommes et les femmes et de leurs représentations, dans les différentes sociétés étudiées? L'intérêt de cette histoire est aussi de revisiter, dans une perspective sexuée, des événements, pour enrichir et approfondir leur analyse, tout en s'articulant et en contribuant à leur histoire sociale ou politique globale. Bien entendu, face à une telle entreprise, les résultats sont pluriels, sans jamais être éclatés, car les contributions rassemblées ici, loin de constituer une juxtaposition d'études singulières et cloisonnées, se croisent et se répondent sur la façon d'interroger les sources, la capacité à mesurer le décalage entre pratiques et représentations des rapports sociaux de sexe, ou encore la nécessité dé croiser le genre avec d'autres catégories d'analyse. Au c?ur d'une histoire résolument mixte et ouverte à toutes les périodes, ce livre témoigne du rapport ambivalent du genre à l'événement. Chemin faisant, il offre aussi une réflexion méthodologique sur les conditions de production et d'écriture de l'histoire des femmes et du genre aujourd'hui.
Première monographie départementale sur ce sujet, le choix du Maine-et-Loire souvent considéré comme " non remarquable " en raison de son calme et de sa modération pouvait paraître risqué. Mais c'est précisément ce caractère ordinaire qui renforce, malgré sa dimension géographique circonscrite, l'intérêt de son étude. Sans excès majeurs, l'épuration y fut plus violente, diffuse, profonde et durable qu'on ne le dit souvent. Au-delà, à la rencontre du local et du national, de la micro et de la macro-histoire, cet essai propose des clés pour comprendre sur quelles bases la société française s'est épurée. Le choix d'une coupe départementale de la société restitue en effet le phénomène épuration dans toute sa globalité et sa complexité. Dès lors, appréhendé comme " une société en épuration ", le champ départemental angevin permet d'analyser comment l'épuration a été vécue et perçue par des Françaises et des Français ordinaires c'est-à-dire par celles et ceux qui, sans grade et anonymes, échappent le plus souvent à toute étude historique. Pour ce faire, après avoir défini les conditions propres à la Libération et à l'organisation de l'épuration à l'échelle départementale, ce livre explore longuement l'extrême diversité, rarement prise en compte, des processus d'épuration légale. La demande sociale d'épuration est au c?ur d'une troisième partie. Il s'agit alors de réfléchir aux modalités de l'épuration impulsée par les populations, tout en tentant de saisir comment les Angevins ont à l'époque pensé leurs rapports à eux-mêmes et à l'événement.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.