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Vichy au Canada. L'exil québécois de collaborateurs français
Bergère Marc
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753541733
Après-guerre, des miliciens compromis en France sous l?Occupation se sont réfugiés au Québec pour fuir l?épuration. Moins que leur nombre, c?est l?écho de leur présence dans la société québécoise qui surprend. En effet, l?ampleur de la mobilisation politique et sociale à leur sujet fut telle que l?on a pu parler à juste titre d?une "affaire Bernonville", du nom du plus connu d?entre eux. Dès lors, centré sur cette "affaire des réfugiés politiques français" qui fit grand bruit au Canada entre 1948 et 1951, le livre propose tout à la fois un retour sur l?événement, sa mémoire et l?écriture de son histoire. Il offre ainsi une histoire connectée entre la France et le Canada français. Cette histoire d?exil de collaborateurs français est également une histoire d?entraide aux "victimes de l?épuration", non sans passerelles et passeurs entre pays de départ et pays d?accueil. Une histoire de circulation d?hommes et d?idées qui croise anciens et nouveaux réseaux au coeur d?une nébuleuse néo-Vichyste. Ce faisant, Après-Vichy, tout en contribuant à une histoire internationale de l?épuration en France, interroge aussi ce que sortir d?une guerre veut dire.
Soixante-dix ans après les événements, ce travail photographique documentaire se penche sur les traces de la bataille de Normandie, à travers la voie symbolique, à vocation commémorative, qui retrace l'avancée des troupes de la 3e armée américaine, commandée par le général Patton. Inaugurée en 1947, sous l'impulsion du commandant Guy de la Vasselais, ce monument à l'échelle du territoire, court entre Sainte-MèreEglise (Manche) et Bastogne (Belgique). Cet ouvrage trouve donc son origine dans l'idée paradoxale de s'appliquer à saisir un objet difficilement représentable photographiquement, du fait de son étalement géographique. Le parcours de la Voie structure ainsi le cheminement de cet ouvrage, depuis la plage d'Utah jusqu'à Rennes. Le long de quelques routes Normandes et Bretonnes, certaines traces et divers signes nous amènent, encore aujourd'hui, à entrevoir les préparatifs du débarquement et la libération, en passant par les bombardements, les combats, la vie quotidienne des soldats et des civils. Ces photographies, nourries par les souvenirs de témoins, par les manifestations de la mémoire et les travaux historiques, proposent un regard contemporain sur une région où les paysages durement affectés par l'histoire sont maintenant apaisés.
Première monographie départementale sur ce sujet, le choix du Maine-et-Loire souvent considéré comme " non remarquable " en raison de son calme et de sa modération pouvait paraître risqué. Mais c'est précisément ce caractère ordinaire qui renforce, malgré sa dimension géographique circonscrite, l'intérêt de son étude. Sans excès majeurs, l'épuration y fut plus violente, diffuse, profonde et durable qu'on ne le dit souvent. Au-delà, à la rencontre du local et du national, de la micro et de la macro-histoire, cet essai propose des clés pour comprendre sur quelles bases la société française s'est épurée. Le choix d'une coupe départementale de la société restitue en effet le phénomène épuration dans toute sa globalité et sa complexité. Dès lors, appréhendé comme " une société en épuration ", le champ départemental angevin permet d'analyser comment l'épuration a été vécue et perçue par des Françaises et des Français ordinaires c'est-à-dire par celles et ceux qui, sans grade et anonymes, échappent le plus souvent à toute étude historique. Pour ce faire, après avoir défini les conditions propres à la Libération et à l'organisation de l'épuration à l'échelle départementale, ce livre explore longuement l'extrême diversité, rarement prise en compte, des processus d'épuration légale. La demande sociale d'épuration est au c?ur d'une troisième partie. Il s'agit alors de réfléchir aux modalités de l'épuration impulsée par les populations, tout en tentant de saisir comment les Angevins ont à l'époque pensé leurs rapports à eux-mêmes et à l'événement.
Résumé : Histoire qui aborde les événements politiques ainsi que le développement économique, la vie sociale, les débats culturels et religieux de l'Anjou aux XIXe et XXe siècles.
Bergère Marc ; Capdevila Luc ; Zancarini-Fournel M
Les crises politiques, économiques ou sociales sont un des meilleurs observatoires du fonctionnement des sociétés. Elles engendrent également des situations inédites. Les travaux réunis ici analysent l'intervention de l'événement comme élément perturbateur des assignations de genre. Dans quelle mesure ces phases de crises - émeutes frumentaires, guerres civiles, guerres internationales, conflits sociaux ou manifestations indépendantistes - ont-elles été des moments de durcissement, d'ajustement, de recomposition voire de transformation des rapports entre les hommes et les femmes et de leurs représentations, dans les différentes sociétés étudiées? L'intérêt de cette histoire est aussi de revisiter, dans une perspective sexuée, des événements, pour enrichir et approfondir leur analyse, tout en s'articulant et en contribuant à leur histoire sociale ou politique globale. Bien entendu, face à une telle entreprise, les résultats sont pluriels, sans jamais être éclatés, car les contributions rassemblées ici, loin de constituer une juxtaposition d'études singulières et cloisonnées, se croisent et se répondent sur la façon d'interroger les sources, la capacité à mesurer le décalage entre pratiques et représentations des rapports sociaux de sexe, ou encore la nécessité dé croiser le genre avec d'autres catégories d'analyse. Au c?ur d'une histoire résolument mixte et ouverte à toutes les périodes, ce livre témoigne du rapport ambivalent du genre à l'événement. Chemin faisant, il offre aussi une réflexion méthodologique sur les conditions de production et d'écriture de l'histoire des femmes et du genre aujourd'hui.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.