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Entre mémoire collective et histoire officielle. L'histoire du temps présent en Amérique latine
Capdevila Luc ; Langue Frédérique
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753508859
Cet ouvrage explore les différentes approches menées en histoire du temps présent latino-américain par des historiens, des sociologues, des anthropologues d'Europe et d'Amérique latine. Si la violence des années de guerre froide a marqué en profondeur cette partie du continent, le me siècle des indépendances et de la formation républicaine comme le passé colonial ne sont pas pour autant absents. Bien au contraire, ces moments anciens demeurent intensément constitutifs du passé / présent qui travaille ces sociétés. En effet, le processus d'ouverture et de renouvellement politique qui s'affirme aujourd'hui en Amérique latine favorise conjointement un mouvement de démocratisation de la relation au passé et dans l'écriture de l'histoire. Les mémoires indiennes, l'enquête orale, la transmission du souvenir par le théâtre alternatif participent de ces nombreuses voies qui expérimentent la démocratisation de l'histoire. Entre mémoire collective et histoire officielle analyse ainsi la relation que ces sociétés construisent aujourd'hui avec un passé / présent inscrit dans la longue durée, où cohabitent les héros plus que les victimes, où comme on l'observe par ailleurs dans l'Espagne contemporaine la mémoire individuelle et collective est davantage perçue comme un droit et non comme un devoir, dans la perspective de pouvoir vivre ensemble.
La guerre du Chaco (1932-1935) est le conflit international le plus meurtrier qui s'est déroulé en Amérique au XXe siècle. Pendant trois ans les armées paraguayenne et bolivienne - près de 400 000 hommes au total - s'affrontèrent pour 300 000 km² de brousse dont elles revendiquaient la souveraineté au nom de " droits " remontant à la colonisation espagnole. Aux alentours de 80 000 soldats paraguayens et boliviens sont tombés durant cette " Grande Guerre américaine ". La guerre du Chaco a fermé le cycle de la formation territoriale des républiques d'Amérique latine ouvert au début du me siècle à la suite de l'implosion de l'empire espagnol. Elle marqua plus encore l'aboutissement de l'absorption par les Etats des territoires indiens restés à l'écart de la conquête depuis le XVIe siècle. Fondé sur une méthode pluridisciplinaire, ce livre interroge le processus de colonisation du Chaco Boréal dans les années 1920 et 1930 correspondant à l'installation des armées paraguayenne et bolivienne, puis à l'épisode de la guerre. L'analyse des relations Indiens/militaires a été privilégiée. Elles constituent le prisme permettant d'observer avec le plus d'acuité l'implantation des Etats dans la région, de saisir la relation que les républiques ont envisagé de nouer avec les Indigènes à cette époque, et de savoir comment les nations indiennes ont conçu cette relation de leur côté.
Capdevila Luc ; Rouquet François ; Virgili Fabrice
En France, de 1914 à 1945, la guerre a obligé les femmes et les hommes à imaginer de nouvelles relations. Leurs représentations de la virilité et de la féminité se sont modifiées à mesure que les états-majors comme les pouvoirs publics, soucieux de les mobiliser, de les enrôler, de les surveiller, faisait du sexe une affaire d'Etat. Centré sur la question des identités de genre, ce livre examine donc la transformation de la place des hommes et des femmes dans les dispositifs civils et militaires. Il analyse aussi comment les affaires privées du sexe ont été pensées et contrôlées par l'Etat. Enfin, il montre comment les individus ont réagi à cette évolution des identités masculines et féminines qui produit encore ses effets aujourd'hui.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni