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LES BRETONS AU LENDEMAIN DE L'OCCUPATION. Imaginaire et comportement d'une sortie de guerre 1944-194
Capdevila Luc
PU RENNES
28,97 €
Épuisé
EAN :9782868473806
Comment les Bretons sont-ils sortis des violences et des combats qui marquèrent la fin de l'Occupation ? La Libération est souvent représentée comme un grand moment de réconciliation nationale jalonné par les bals, les fêtes, les défilés. Elle est aussi perçue comme le temps des règlements de compte : exécutions sommaires, femmes tondues, agressions contre les " collabos ". Luc Capdevila fait revivre cet épisode complexe à travers le regard du plus grand nombre, celui des " patriotes ", celui des " bons Français ", celui des " collaborateurs notoires " : comment les citoyens et les citoyennes ordinaires ont-ils vécu et perçu la sortie de la guerre ? Quelles étaient leurs aspirations ? Quelles furent les tensions entre la société civile, les minorités agissantes et les pouvoirs publics ? Cette étude sur la Bretagne renouvelle nos approches de cet épisode : à travers l'analyse des interactions entre la réalité, les perceptions et les comportements, sont appréhendés ici les enjeux et les mécanismes de la sortie de guerre. Si la Libération est marquée par le conflit, la société libérée, en quête d'identité, exprime un besoin très profond d'unité nationale. L'inertie des comportements et des imaginaires de guerre s'estompe très vite, au bout de quelques mois, la société apaisée renoue avec des pratiques et des imaginaires compatibles avec l'exercice de la démocratie, dans le cadre d'une nouvelle république.
Cet ouvrage explore les différentes approches menées en histoire du temps présent latino-américain par des historiens, des sociologues, des anthropologues d'Europe et d'Amérique latine. Si la violence des années de guerre froide a marqué en profondeur cette partie du continent, le me siècle des indépendances et de la formation républicaine comme le passé colonial ne sont pas pour autant absents. Bien au contraire, ces moments anciens demeurent intensément constitutifs du passé / présent qui travaille ces sociétés. En effet, le processus d'ouverture et de renouvellement politique qui s'affirme aujourd'hui en Amérique latine favorise conjointement un mouvement de démocratisation de la relation au passé et dans l'écriture de l'histoire. Les mémoires indiennes, l'enquête orale, la transmission du souvenir par le théâtre alternatif participent de ces nombreuses voies qui expérimentent la démocratisation de l'histoire. Entre mémoire collective et histoire officielle analyse ainsi la relation que ces sociétés construisent aujourd'hui avec un passé / présent inscrit dans la longue durée, où cohabitent les héros plus que les victimes, où comme on l'observe par ailleurs dans l'Espagne contemporaine la mémoire individuelle et collective est davantage perçue comme un droit et non comme un devoir, dans la perspective de pouvoir vivre ensemble.
Résumé : Les guerres de l'ère industrielle produisent de grandes quantités de tués. Que font de tous ces cadavres les sociétés engagées dans les conflits ? Comment les honorent-elles ? Comment s'en débarrassent-elles ? Quelle est leur attitude vis-à-vis du corps de l'ennemi ? Au me siècle, les morts au champ d'honneur étaient poussés sans identification dans des fosses communes ; aujourd'hui, ils sont devenus si précieux qu'on en recherche les débris pour leur rendre les derniers honneurs... Histoire croisée de la guerre et de la mort, ce livre décrit l'attitude complexe de nos sociétés vis-à-vis de la mort. Attirés par l'éternelle jeunesse, tentés par le déni de la mort et de la déchéance physique, confrontés à l'allongement de l'espérance de vie, nous gardons l'espoir de partir en guerre sans perdre une seule vie. Mais le " zéro mort " pour soi n'implique-t-il pas un " plus de morts " pour l'autre ?
Fréquemment convoquée par l'histoire sociale et culturelle de la dernière décennie, l'étude des émotions tend à réhabiliter l'événement comme paradigme explicatif des extrêmes, voire des paroxysmes de l'histoire. Or, l'objet émotion ne manque pas d'éclairer l'appréhension des usages politiques du passé dans un temps présent prêtant à controverses. Tel est le cas dans le contexte des "sociétés de mémoire" d'Amérique latine et d'Espagne marquées du sceau des passions politiques. D'où notre choix d'une approche située en amont afin d'éclairer l'indispensable confrontation histoire-mémoire, la réactivation de mythes héroïques y compris à une échelle globalisée, le rappel de "passés qui ne passent pas" ou encore du "plus jamais cela" lié à la fin des dictatures. Tel est le sens de l'histoire des représentations et sensibilités, qui autorise précisément cette interprétation dans la longue durée, essentielle à la compréhension du fonctionnement de ces "histoires officielles" oeuvrant en contrepoint à des imaginaires démocratiques désormais explicitement revendiqués. Cet ouvrage vise à mettre en lumière des régimes d'historicité spécifiques et à décrypter les régimes émotionnels qui fondent l'instrumentalisation des émotions par divers acteurs de l'histoire. L'ensemble des contributions invite ainsi à repenser non seulement l'histoire incarnée de sociétés en mouvement, mais également le statut de l'historien dans la cité du temps présent.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.