Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Femmes, armée et éducation dans la guerre d'Algérie. L'expérience du service de formation des jeunes
Capdevila Luc
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753559110
Ce livre sur l'histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA) est le fruit d'une recherche collaborative menée avec l'Association nationale-SJFA. Le SFJA a été conçu en 1958 à la suite de la crise du 13 mai. Si à l'origine son objectif était d'encadrer les adolescents non scolarisés dans le cadre de la contre- insurrection, à la suite du discours de Constantine ses missions furent élargies pour en faire un des acteurs de la généralisation de la scolarisation en Algérie, le SFJA intervenant là où l'Education nationale n'était pas présente. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l'instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite d'une politique menée au titre de la jeunesse dans un contexte de contre-insurrection, la volonté des pouvoirs publics étant de lui faire porter un discours en faveur de "l'Algérie nouvelle" puis de "l'association". Pour ce faire des équipes mixtes de monitrices ("européennes" et "musulmanes" selon les termes de l'époque) furent organisées pour travailler avec les filles et les femmes afin de les instruire et de faire passer ce message d'intégration. Les monitrices du SFJA sont parmi les premières femmes envoyées par l'armée en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires, à l'image des "unités de mission féminine" créées en 2009 par les Etats-Unis pour intervenir en Irak et en Afghanistan. En effet, cette histoire méconnue inspire aujourd'hui les stratèges. Pour réaliser cette recherche, les archives civiles et militaires ont été confrontées à l'expérience des témoins. Le livre propose ainsi une écriture originale articulant l'histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d'un récit choral, permettant de connaître au plus près les formes prises par cette politique de la jeunesse, pour les filles et les garçons, dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie.
Comment les Bretons sont-ils sortis des violences et des combats qui marquèrent la fin de l'Occupation ? La Libération est souvent représentée comme un grand moment de réconciliation nationale jalonné par les bals, les fêtes, les défilés. Elle est aussi perçue comme le temps des règlements de compte : exécutions sommaires, femmes tondues, agressions contre les " collabos ". Luc Capdevila fait revivre cet épisode complexe à travers le regard du plus grand nombre, celui des " patriotes ", celui des " bons Français ", celui des " collaborateurs notoires " : comment les citoyens et les citoyennes ordinaires ont-ils vécu et perçu la sortie de la guerre ? Quelles étaient leurs aspirations ? Quelles furent les tensions entre la société civile, les minorités agissantes et les pouvoirs publics ? Cette étude sur la Bretagne renouvelle nos approches de cet épisode : à travers l'analyse des interactions entre la réalité, les perceptions et les comportements, sont appréhendés ici les enjeux et les mécanismes de la sortie de guerre. Si la Libération est marquée par le conflit, la société libérée, en quête d'identité, exprime un besoin très profond d'unité nationale. L'inertie des comportements et des imaginaires de guerre s'estompe très vite, au bout de quelques mois, la société apaisée renoue avec des pratiques et des imaginaires compatibles avec l'exercice de la démocratie, dans le cadre d'une nouvelle république.
En 1855, quatre cents émigrants quittèrent le sud-ouest de la France pour fonder une colonie agricole au Paraguay. Cette entreprise faisait partie d'un programme plus vaste de développement de cette république. Mais, au bout de quelques mois, l'opération échoua et provoqua une grave crise dans les relations franco-paraguayennes, au point que Napoléon III envisagea une opération militaire contre cet Etat d'Amérique du sud. L'épisode se termina par l'évacuation des colons dans des conditions dramatiques et par le versement d'une lourde indemnité du Paraguay à la France. Pour la première fois nous publions les archives françaises et paraguayennes sur cette crise méconnue.
Fréquemment convoquée par l'histoire sociale et culturelle de la dernière décennie, l'étude des émotions tend à réhabiliter l'événement comme paradigme explicatif des extrêmes, voire des paroxysmes de l'histoire. Or, l'objet émotion ne manque pas d'éclairer l'appréhension des usages politiques du passé dans un temps présent prêtant à controverses. Tel est le cas dans le contexte des "sociétés de mémoire" d'Amérique latine et d'Espagne marquées du sceau des passions politiques. D'où notre choix d'une approche située en amont afin d'éclairer l'indispensable confrontation histoire-mémoire, la réactivation de mythes héroïques y compris à une échelle globalisée, le rappel de "passés qui ne passent pas" ou encore du "plus jamais cela" lié à la fin des dictatures. Tel est le sens de l'histoire des représentations et sensibilités, qui autorise précisément cette interprétation dans la longue durée, essentielle à la compréhension du fonctionnement de ces "histoires officielles" oeuvrant en contrepoint à des imaginaires démocratiques désormais explicitement revendiqués. Cet ouvrage vise à mettre en lumière des régimes d'historicité spécifiques et à décrypter les régimes émotionnels qui fondent l'instrumentalisation des émotions par divers acteurs de l'histoire. L'ensemble des contributions invite ainsi à repenser non seulement l'histoire incarnée de sociétés en mouvement, mais également le statut de l'historien dans la cité du temps présent.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.