Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le politique et sa logique dans l'oeuvre d'Eric Weil
Canivez Patrice
KIME
27,90 €
Épuisé
EAN :9782908212440
Philosophe français d'origine juive et allemande, Eric Weil (1904-1977) a élaboré une conception et une pratique de la philosophie tout entières tournées vers le problème de la violence. C'est là qu'est le problème fondamental du discours philosophique. La tâche de ce discours est de comprendre le réel façonné par la violence et de contribuer à l'action qui vise à la réduire. C'est dire l'actualité de cette pensée, en un temps où la violence la plus extrême fait retour sur le sol même de l'Europe. Eric Weil a élaboré une philosophie politique qui nous permet de questionner la réalité qui est la nôtre, marquée singulièrement par les problèmes liés à l'après-communisme. Il a dégagé les lignes d'une logique de l'action et des institutions politiques où la cohérence du discours s'accorde au souci de la finitude, où l'efficacité de la pratique se concilie avec le respect de la liberté. Cherchant à cerner cette logique, Patrice Canivez analyse une pensée dont la texture complexe reflète les difficultés de notre temps, et ce temps qui met à l'épreuve la dignité et le courage de la pensée.
Qu'est-ce que la nation ? Quel concept peut-on donner de la nation ? Y a-t-il des caractéristiques communes à la diversité des cas historiques ? La nation est-elle une fiction politique ou une communauté effective caractérisée par une éthique collective ? La nation est-elle le cadre de l'action démocratique ou une source permanente de violence nationaliste ?
Est-il utile de présenter InDesign, l'incontournable logiciel de mise en page commercialisé par Adobe? Pour apprendre à le manipuler, voici un livre qui vous place dans des conditions de production réelles, comme si vous deviez répondre à la commande d'un client. En effet, cet ouvrage vous dévoile l'essentiel sur ce logiciel (versions CS3 et antérieures) grâce à huit ateliers de difficulté progressive, couvrant chacun la réalisation complète d'un projet, de sa conception à son envoi chez l'imprimeur. Au passage, vous découvrirez les principales notions de mise en page (fond perdu, habillage...), ainsi que les problématiques spécifiques de chaque type de document (carte de visite, plaquette commerciale, affiche, etc.). Pour compléter votre apprentissage, tous les fichiers nécessaires à la réalisation des ateliers sont disponibles sur l'extension Web de l'ouvrage. A qui s'adresse ce livre? A tous les acteurs de la chaîne graphique qui font appel à InDesign: maquettistes, graphistes, fabricants, étudiants, amateurs avertis... Aux utilisateurs d'XPress souhaitant migrer vers InDesign. Biographie: Maquettiste et graphiste, Élisabeth Canivet est également formatrice sur InDesign pour le centre de formation Pyramyd.
L'auteur analyse la manière dont les témoins rendent compte d'expériences extrêmes : internement dans les camps, combats, crimes de guerre, etc. La démarche linguistique adoptée dans cet ouvrage insiste sur le caractère asymétrique de la relation entre le témoin et son destinataire. Les moyens linguistiques étudiés concernent aussi bien certains pronoms personnels ou démonstratifs que les temps utilisés. Les résultats de ces analyses remettent en cause l'idée d'indicibilité : témoigner c'est prendre l'autre à témoin. L'indicible n'est pas lié à l'impuissance des mots, mais à la défaillance toujours possible de l'interlocuteur sollicité par cet appel. L'ouvrage est destiné aux linguistes, aux spécialistes de littérature, mais aussi aux sociologues, historiens et juristes dont la pratique est caractérisée par le recours aux témoignages.
Biographie de l'auteur Patrice Canivez est Professeur à l'Université Lille 3, Directeur de l'Institut Éric Weil, Membre de l'UMR 8163 "Savoirs, Textes, Langage". Lambros Couloubaritsis est Professeur à l'Université Libre de Bruxelles, Centre de philosophie ancienne.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.