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Mission possible. Penser l'avenir de la Planète
Calame Pierre
ECLM
15,30 €
Épuisé
EAN :9782843770753
Relever les défis (économique, politique, militaire, technique, écologique, humain...) qui assaillent notre planète, n'est pas une mince affaire. Plus d'un se décourage après les avoir énumérés. Ni héros ni magicien, Pierre Calame se veut citoyen de ce monde-ci. Dans cette société chahutée par mille et une turbulences, il est persuadé qu'il est possible de changer de cap et d'?uvrer pour un monde plus solidaire, un monde de paix. Pour aborder les problèmes différemment, toutes les actions, toutes les audaces, toutes les volontés sont conviées. Sans illusions, ais convaincu qu'avec les hommes, et en partant d'eux, la vie de chacun peut être embellie. Comme l'écrit Edgar Pisani, Pierre Calame a réunit inlassablement les êtres pour qu'ils découvrent ensemble leur immense capacité, leur capacité à construire le bien qui est là, partout, mais qui n'existe pas ".
Pour gérer notre planète, il faut se mettre d'accord sur des valeurs communes. S'appuyant sur ce constat, Pierre Calame a formé un réseau constitué de militants du monde entier, afin de produire un texte couvrant l'ensemble des défis communs. La responsabilité s'impose alors comme concept fédérateur, parce qu'il est le corollaire de toute vie en communauté et à ce titre présent, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés. Après avoir décrit l'émergence de cette "Déclaration universelle des responsabilités humaines" et ses principes généraux, Pierre Calame s'attache aux conditions de mise en Åuvre d'une telle charte, en passant en revue les trois niveaux de la responsabilité : celui des choix individuels ; celui des normes collectives des milieux sociaux et professionnels ; celui enfin des systèmes juridiques, en montrant comment l'adoption d'une telle Déclaration par l'ONU renouvellerait le droit international en frayant la voie à un "droit commun mondial"
Résumé : En 1755, l'Encyclopédie jette un "o" à la poubelle : ce qui s'appelait jusque-là "oeconomie" devient "économie". En perdant son "o", l'économie perd aussi progressivement la mémoire de son sens premier (oïkos, maison, nomos, loi, règles de gestion de notre maison commune), et s'autonomise de la gestion du reste de la société jusqu'à présenter les lois qu'elle énonce comme des lois naturelles auxquelles on ne peut que souscrire. Mais aujourd'hui, l'humanité est confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Seul un retour à l'oeconomie peut permettre de concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées, et c'est l'objet de ce petit traité. En assumant pleinement son étymologie, l'oeconomie devient ainsi la branche de la gouvernante qui s'applique aux domaines particuliers de la production, de la circulation et de la consommation de biens et de services. Pierre Calame démontre que c'est en revenant à cette notion qu'il sera possible d'assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin.
Résumé : L'humanité est aujourd'hui confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Or le propre des sociétés humaines est de s'organiser pour demeurer dans leur domaine de viabilité, par la mise en place d'un ensemble complexe d'idéologie, de normes, d'institutions et de techniques ; ce que l'on appelle la gouvernance. Celle-ci doit permettre la cohésion sociale, préserver la communauté des agressions extérieures et assurer l'équilibre entre la communauté et son environnement. La gouvernance prend des formes variées mais doit surmonter une contradiction entre la stabilité des institutions et des règles et leur évolution nécessaire. Les modes de gouvernance nés de la première modernité, Etat national et démocratie représentative, semblent inadaptés aux défis du XXIe siècle. Une nouvelle gouvernance doit donc s'inventer et c'est ce que Pierre Calame se propose de faire dans cet ouvrage.
Résumé : Donner à voir, à partir des événements de l'année 2006, les grandes évolutions des pratiques et de la pensée en matière de gouvernance, telle est l'ambition de ce premier numéro des Chroniques de la gouvernance. Contre les approches normatives de la " bonne gouvernance ", ces Chroniques se proposent d'ouvrir la réflexion sur une notion omniprésente dans le discours actuel, mais qui continue de soulever bien des questions. Les Chroniques de la gouvernance sont composées d'un grand nombre d'articles, certains déjà parus, dans Courrier international notamment, d'autres rédigés spécialement pour la revue. La diversité des points de vue adoptés et des thèmes abordés en fait un outil riche et vivant, propre à susciter la réflexion. Accessibles à tous, les Chroniques sont agrémentées de nombreuses chronologies.
Les changements climatiques affectent désormais la globalité de la population mondiale ainsi que nos équilibres écosystémiques, l'agriculture, la pêche, la forêt, les sols, la biodiversité, mais également nos systèmes financiers, assurantiels, pouvant bouleverser nos modes de vie. Les scientifiques s'accordent à dire qu'à l'avenir, les changements climatiques ne feront qu'accentuer les inégalités économiques et sociales d'ores et déjà observées entre Etats, communautés, catégories sociales, hommes et femmes, etc. Dans ce contexte, la justice climatique est devenue une question incontournable dans les débats nationaux et internationaux sur le climat.
Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles. Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence. Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.