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Petit traité de gouvernance
Calame Pierre
ECLM
14,00 €
Épuisé
EAN :9782843772351
L'humanité est aujourd'hui confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Or le propre des sociétés humaines est de s'organiser pour demeurer dans leur domaine de viabilité, par la mise en place d'un ensemble complexe d'idéologie, de normes, d'institutions et de techniques ; ce que l'on appelle la gouvernance. Celle-ci doit permettre la cohésion sociale, préserver la communauté des agressions extérieures et assurer l'équilibre entre la communauté et son environnement. La gouvernance prend des formes variées mais doit surmonter une contradiction entre la stabilité des institutions et des règles et leur évolution nécessaire. Les modes de gouvernance nés de la première modernité, Etat national et démocratie représentative, semblent inadaptés aux défis du XXIe siècle. Une nouvelle gouvernance doit donc s'inventer et c'est ce que Pierre Calame se propose de faire dans cet ouvrage.
Résumé : Selon Albert Einstein, " nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés ". Pour le collectif " Osons les territoires ", là est la clé : c'est tout le système de pensée sur l'économie, la gouvernance, le droit, les relations entre sociétés, humains et biosphère, qu'il convient de transformer. Dans notre modernité, l'efficacité opérationnelle, la spécialisation et, plus que tout, la séparation en sont venus à produire des effets délétères. Aux origines des crises contemporaines ? Une crise plus ancienne (et plus profonde) : celle des relations. Mais comment refonder une modernité qui proposerait au contraire de tisser des liens ? Quelles doctrines, quels acteurs former pour inventer une nouvelle éthique et une nouvelle gouvernance ? Dans ce manifeste, le collectif a décidé de relever le gant en proposant une boussole et des réformes à engager d'urgence. Et c'est parce que les territoires sont l'espace par excellence des relations qu'ils sont ici au coeur de sa réflexion.
Résumé : Au cours des dernières décennies, la société et l'environnement ont radicalement changé sans que les représentations et les modes d'exercice du pouvoir, du niveau local au niveau mondial, ne se soient adaptés à une telle mutation. Ni l'État national, ni l'entreprise, ni le marché, ni la démocratie représentative ne suffisent plus pour répondre aux besoins du XXIe siècle. Nos sociétés doivent repenser en profondeur leurs formes d'organisation. Elles doivent oser une nouvelle vision de la gouvernance privilégiant l'articulation des échelles (relier le local, le national, le régional et le mondial), la promotion de nouvelles pratiques de subsidiarité et l'organisation des relations entre les différents secteurs de l'activité, entre les acteurs sociaux, entre l'activité humaine et les écosystèmes.
Calame Pierre ; Maquet Makedonski Paul ; Ranson In
Que peuvent apporter la réflexion et l'action à l'échelle d'un territoire local dans une société irrémédiablement mondialisée? Le territoire peut-il être autre chose qu'un point d'application d'une pensée élaborée ailleurs, comme le suggère le slogan"penser globalement, agir localement"? Autre chose qu'une réminiscence du passé, une sorte de refuge où l'on cultive ses racines et sa nostalgie à l'écart de la rumeur et des orages du monde? Les propositions présentées dans ce cahier montrent qu'au contraire, le local et le mondial, le territoire et la planète sont deux faces de la même monnaie, inséparables l'une de l'autre. Les grandes mutations de nos sociétés ne peuvent partir que du local, d'espaces où la société peut se penser comme un tout et non comme une juxtaposition d'activités et de domaines séparés. Le territoire ne doit plus être conçu comme un périmètre géographique clos sur lui-même, mais un noeud dans un système de relations organisé en réseau. C'est un territoire acteur de la mondialisation, brique de base d'une nouvelle gouvernante et lieu essentiel du passage à un développement soutenable. Biographie de l'auteur Ce cahier de propositions a été coordonné par Pierre Calame, Paul Maquet Makedonski et Ina Ranson dans le cadre du chantier "Gestion des territoires" de l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire. Sa rédaction a bénéficié du soutien de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme.
Résumé : En 1755, l'Encyclopédie jette un "o" à la poubelle : ce qui s'appelait jusque-là "oeconomie" devient "économie". En perdant son "o", l'économie perd aussi progressivement la mémoire de son sens premier (oïkos, maison, nomos, loi, règles de gestion de notre maison commune), et s'autonomise de la gestion du reste de la société jusqu'à présenter les lois qu'elle énonce comme des lois naturelles auxquelles on ne peut que souscrire. Mais aujourd'hui, l'humanité est confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Seul un retour à l'oeconomie peut permettre de concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées, et c'est l'objet de ce petit traité. En assumant pleinement son étymologie, l'oeconomie devient ainsi la branche de la gouvernante qui s'applique aux domaines particuliers de la production, de la circulation et de la consommation de biens et de services. Pierre Calame démontre que c'est en revenant à cette notion qu'il sera possible d'assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin.
Les changements climatiques affectent désormais la globalité de la population mondiale ainsi que nos équilibres écosystémiques, l'agriculture, la pêche, la forêt, les sols, la biodiversité, mais également nos systèmes financiers, assurantiels, pouvant bouleverser nos modes de vie. Les scientifiques s'accordent à dire qu'à l'avenir, les changements climatiques ne feront qu'accentuer les inégalités économiques et sociales d'ores et déjà observées entre Etats, communautés, catégories sociales, hommes et femmes, etc. Dans ce contexte, la justice climatique est devenue une question incontournable dans les débats nationaux et internationaux sur le climat.