Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Métamorphoses de la responsabilité et contrat social
Calame Pierre ; Delmas-Marty Mireille
ECLM
23,00 €
Épuisé
EAN :9782843772245
Pour gérer notre planète, il faut se mettre d'accord sur des valeurs communes. S'appuyant sur ce constat, Pierre Calame a formé un réseau constitué de militants du monde entier, afin de produire un texte couvrant l'ensemble des défis communs. La responsabilité s'impose alors comme concept fédérateur, parce qu'il est le corollaire de toute vie en communauté et à ce titre présent, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés. Après avoir décrit l'émergence de cette "Déclaration universelle des responsabilités humaines" et ses principes généraux, Pierre Calame s'attache aux conditions de mise en Åuvre d'une telle charte, en passant en revue les trois niveaux de la responsabilité : celui des choix individuels ; celui des normes collectives des milieux sociaux et professionnels ; celui enfin des systèmes juridiques, en montrant comment l'adoption d'une telle Déclaration par l'ONU renouvellerait le droit international en frayant la voie à un "droit commun mondial"
Résumé : Au cours des dernières décennies, la société et l'environnement ont radicalement changé sans que les représentations et les modes d'exercice du pouvoir, du niveau local au niveau mondial, ne se soient adaptés à une telle mutation. Ni l'État national, ni l'entreprise, ni le marché, ni la démocratie représentative ne suffisent plus pour répondre aux besoins du XXIe siècle. Nos sociétés doivent repenser en profondeur leurs formes d'organisation. Elles doivent oser une nouvelle vision de la gouvernance privilégiant l'articulation des échelles (relier le local, le national, le régional et le mondial), la promotion de nouvelles pratiques de subsidiarité et l'organisation des relations entre les différents secteurs de l'activité, entre les acteurs sociaux, entre l'activité humaine et les écosystèmes.
Résumé : En 1755, l'Encyclopédie jette un "o" à la poubelle : ce qui s'appelait jusque-là "oeconomie" devient "économie". En perdant son "o", l'économie perd aussi progressivement la mémoire de son sens premier (oïkos, maison, nomos, loi, règles de gestion de notre maison commune), et s'autonomise de la gestion du reste de la société jusqu'à présenter les lois qu'elle énonce comme des lois naturelles auxquelles on ne peut que souscrire. Mais aujourd'hui, l'humanité est confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Seul un retour à l'oeconomie peut permettre de concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées, et c'est l'objet de ce petit traité. En assumant pleinement son étymologie, l'oeconomie devient ainsi la branche de la gouvernante qui s'applique aux domaines particuliers de la production, de la circulation et de la consommation de biens et de services. Pierre Calame démontre que c'est en revenant à cette notion qu'il sera possible d'assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin.
Résumé : Donner à voir, à partir des événements de l'année 2006, les grandes évolutions des pratiques et de la pensée en matière de gouvernance, telle est l'ambition de ce premier numéro des Chroniques de la gouvernance. Contre les approches normatives de la " bonne gouvernance ", ces Chroniques se proposent d'ouvrir la réflexion sur une notion omniprésente dans le discours actuel, mais qui continue de soulever bien des questions. Les Chroniques de la gouvernance sont composées d'un grand nombre d'articles, certains déjà parus, dans Courrier international notamment, d'autres rédigés spécialement pour la revue. La diversité des points de vue adoptés et des thèmes abordés en fait un outil riche et vivant, propre à susciter la réflexion. Accessibles à tous, les Chroniques sont agrémentées de nombreuses chronologies.
L'accélération des évolutions techniques et économiques, l'emprise brutale des rapports marchands, les menaces nouvelles sur les grands équilibres de la planète bousculent les systèmes de pensée et les institutions forgées au cours de l'histoire. Nos repères intellectuels, moraux et politiques traditionnels en sont perturbés, les solidarités construites au fil des siècles, affaiblies; la démocratie, à force d'être malmenée, devient un mot creux. L'enjeu aujourd'hui est de construire un nouveau socle éthique et des modes de vie, de production et de régulation renouvelés, qui puissent correspondre à ce nouvel état du monde. Qu'il s'agisse de réformer l'Etat, de donner un nouveau souffle à l'Union européenne, de réussir la décentralisation ou de créer les régulations institutionnelles et politiques permettant que la mondialisation de nos sociétés ne se pas réduise pas à une globalisation néo-libérale, chacun voit bien l'urgence des réformes. Dans cet ouvrage en forme de manifeste étayé par une multitude d'exemples, Pierre Calame invite à une véritable révolution copernicienne de la gouvernance - capacité des sociétés humaines à se doter de systèmes de représentation, d'institutions, de processus, de règles, de corps sociaux, de rites, de valeurs partagées et de pratiques pour se gérer elles-mêmes dans un mouvement volontaire. Pour construire de nouvelles formes de participation qui permettraient au citoyen d'agir sur les politiques qui le concernent.