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LA CONVERSATION. Un art de l'instant
Cahen Gérald
AUTREMENT
19,30 €
Épuisé
EAN :9782862608471
Le plaisir est chose mystérieuse et celui qu'on tire d'une conversation réussie tient à fort peu : un climat de connivence soudain établi, une confidence inattendue, un sourire volé à la dérobée. C'est peu et c'est beaucoup. Mais surtout, c'est avouer que nous associons volontiers aujourd'hui conversation et intimité aux dépens des formes plus brillantes qu'elle a pu revêtir jadis. Qui sait même si nous ne l'aimons pas plus désormais pour ses silences et ses non-dits que pour ses éclats ? Oui, qui sait si nous ne préférons pas musarder dans ses marges, tout au bonheur de nous laisser porter par cette parole vagabonde qui va, vient, repart, se perd en multiples méandres... Une parole qui n'est la propriété de personne puisque chacun la prend et la rend tour à tour, démocratiquement. N'en déplaise aux bavards, l'art de la conversation, c'est aussi l'art de savoir se taire. Ou plutôt l'art d'être à l'écoute des autres. Car il ne s'agit pas d'avoir le dernier mot, mais de construire ensemble cette chose si précieuse et si rare : un moment partagé à plusieurs.
Baiser, le mot est joli qui s'ouvre par une labiale et se clôt sur un soupir. D'aqutant qu'on ne sait trop s'il s'agit du verbe et du nom et qu'à tout prendre la confusion est délicieuse. Du baisemain à l'étreinte, n'y a-t-il pas mille formes de baisers ? Les uns courtois, distants, respectueux, les autres tendres, enflammés, passionnés. A moins... à moins que ce ne soit le même. N'est-ce pas Sacha Guitry qui dit galamment du baisemain qu'il faut bien commencer quelque part ? Bonne question d'ailleurs : où commence le baiser ? Où, c'est-à-dire quand ? A quel moment ? A la Renaissance (sous sa forme actuelle) ? Au Moyen Âge (sous sa forme solennelle) ? Ou bien plus tôt ? Dès l'Antiquité ? Dès le Cantique des Cantiques ? Dès ce jour où Dieu fit naître l'homme d'un baiser ? D'un souffle ? Une chose est sûre, en tout cas : pour le petit enfant tout se joue dès les commencements. Dès cette bouche qui cherche le sein et prend déjà des premières leçons d'amour. Un exercice dont se souviendront plus tard les amants, lorsqu'ils se dévoreront mutuellement de baisers. Et à belles dents encore ! Jusqu'à plus soif ! Or curieusement ce baiser passionné, ce baiser fou qui appelle le vertige, jamais une société n'a comme la nôtre éprouvé le besoin de le représenter. C'est simple, il est partout : il s'étale insolemment sur les murs de la ville comme il musarde, romantique, entre les pages des magazines. Il nous attend dans les musées. Il prend la pose dans les jardins. Mais, surtout, il triomphe sur l'écran. Il y est roi. Peut-être parce que le cinéma l'a réinventé en même temps qu'il réinventait le visage. Mais peut-être aussi parce que ces lèvres qui s'entrouvrent en gros plan, ces lèvres merveilleuses, vivantes, peintes, frémissantes, évoquent voluptueusement, irrésistiblement d'autres lèvres...
Et soudain, d'autres sont déjà là. Ils sont beaux. Les garçons sont doux et barbus. Les fillessont jeunes et décidées. Elles ne baissent pas les yeux. Ils ont l'insolence de ceux sur qui letemps n'a pas de prise. Tous ont la formidable énergie de ceux qui ne savent rien. Ils veulenttout, tout de suite, à commencer par notre mort. Je les regarde avec émerveillement, sansaucune envie d'être à leur place. Ces moins de trente ans, je les appelle les "babys". Ils vontdevoir affronter le dérèglement climatique, les catastrophes naturelles, les nouvellesépidémies, la pollution. Ils vont devoir faire face aux révolutions et aux guerres. Ils vont subir des crises financières à répétition. [... ] Ce siècle qui déboule est un adolescentturbulent de quinze ans. Ca va tanguer..."
Résumé : Le monde change. Et c'est une bonne nouvelle ! Après des décennies de consommation effrénée, de gaspillage, de pollution et de destruction, de nouvelles initiatives naissent partout dans le monde dans tous les domaines et proposent de vivre désormais en harmonie sur notre planète et sans compromettre notre avenir. Ce nouveau siècle qui arrive, malgré le danger, le bruit et la fureur qui le caractérisent encore, se révèle passionnant et enthousiasmant par la créativité et l'audace de toutes celles et ceux qui ont choisi de s'engager pour un monde meilleur. Nous savons que nous serons bientôt 10 milliards, mais qui sait déjà comment nous allons pouvoir tous nous épanouir ensemble ? Voici des dizaines d'entreprises et d'organisations pionnières ainsi que des portraits des personnalités précurseuses qui nous guident vers le beau et le bon monde de demain, qu'il s'agisse de finance, de mode, d'art, de cuisine, de tourisme, d'école, d'énergie, d'agriculture, de biotech...
L'on ne résiste pas de la même manière aux intempéries, au fascisme, à la gourmandise. Le mot a beau être le même, il engage des comportements différents. Cet ouvrage tente d'analyse l'essence et les sens du combat.
Résumé : Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.
Cet atlas saisit, à l'échelle du continent européen et de ses colonies, les dynamiques et les bouleversements qui ont eu lieu pendant trois siècles, du XVIe au XVIIIe siècle : Les révolutions intellectuelles, les découvertes et innovations scientifiques. L'entrée dans les guerres modernes. L'ouverture au monde et l'exploration de nouveaux territoires. Grâce à près de 120 cartes, cet atlas permet de comprendre comment l'Europe s'est transformée d'un point de vue politique, économique et culturel.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.