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OEUVRES 2 - L'AGNION, LES MOCHETONS, LE METIER DE MARIO, UN TYPE ANGELIQUE
BUZZELLI GUIDO
CAHIER DESSINE
29,00 €
Épuisé
EAN :9791090875784
Préface de Frédéric Pajak En 1970, les lecteurs de Charlie Mensuel crurent voir une météorite traverser le ciel plutôt sage de la bande dessinée. Sous la signature de Guido Buzzelli, ils découvrirent, au fil d'histoires à dormir debout, un auteur se dessinant lui-même, d'abord imberbe, puis affublé d'une barbe noire, à la fois inquiet et inquiétant, parfaite victime expiatoire de la cruauté des hommes. Avec un humour grinçant, Buzzelli s'est dessiné laid, faible, paranoïaque et retors, se maltraitant sans mesure, jusqu'à disloquer son propre corps. Avant de réaliser des bandes dessinées, il fut un peintre et un dessinateur capable de tout représenter avec une même virtuosité : corps et visages humains, chevaux, fauves, rapaces, foules en furie, éléments déchaînés, atmosphères asphyxiantes. Georges Wolinski, son premier éditeur en France, le soulignait : " Il fut d'abord un peintre qui faisait des bandes dessinées en attendant de pouvoir vivre de son art. " Avant d'ajouter : " Heureusement, il n'y est pas encore arrivé. Il est toujours obligé de dessiner dans les journaux. " Buzzelli conjugue le grand art du dessin et celui d'une littérature inquiétante et pessimiste, où l'humour et le grotesque tiennent un rôle majeur. Il y a chez lui du Piranèse et du Goya ; il y a aussi du Gogol et du Kafka. Depuis la fin des années 1980, on l'a un peu oublié. Ses premiers éditeurs ne sont plus là, ses albums ne sont pas réédités. Comment a-t-on pu vivre pendant tout ce temps dans l'ignorance de cet esprit lucide et visionnaire, dont Wolinski disait avec justesse : " Les histoires qu'il raconte en bandes dessinées sont irracontables autrement qu'en bandes dessinées : il faut les voir pour les croire. " ?
Résumé : A la fin de l'année 1970, Adelina Tattilo, première éditrice féministe et libertaire italienne, décide de lancer un magazine d'un genre nouveau : l'hebdomadaire "eroticomico" Menelik. Parmi ses collaborateurs permanents, elle cherchait un dessinateur qui sût tout faire : l'anatomie féministe dans ce qu'elle a de plus alléchant, des couvertures percutantes, des bandes dessinées, des vignettes satiriques, et des illustrations coups de poing mêlant érotisme, humour et charge sociale. Adelina Tattilo chercha, et elle trouva? Guido Buzzelli. Ce troisième volume réunit ainsi des courtes bandes dessinées, des illustrations parodiques et des doubles-pages explosives, à l'image de cette collaboration brève (Menelik ne devait durer que deux ans), mais ô combien féconde. Buzzelli y enchaîne à coeur joie les visions d'horreur et de jubilation. Stupre, furie et Grand Guignol sont au rendez-vous à tous les étages. Sous son pinceau digne des maîtres italiens de la Renaissance, les faux-semblants s'annulent, les bonnes manières s'oublient, les limites entre les milieux, les générations et les espèces humaine et animale s'effacent. Débarrassée de son vernis de culture et de politesse, la société apparaît pour ce qu'elle est : une foire d'empoigne au sens propre du terme.
Résumé : La terre a été victime d'une catastrophe. Certains survivants se sont regroupés dans des villes, développant une technologie faite de contrôles vidéos au service de lois rigides. D'autres habitants errent dans une nature redevenue sauvage. Ils vivent d'élevage et de chasse, couchent dans d'anciennes épaves d'avion. Soudain, ces derniers découvrent un cheval venu d'ailleurs, capable de courir avec une extrême rapidité. Ils parviennent à le capturer, et ce sera le début de tous leurs malheurs, la bête s'avérant être un robot sophistiqué et les patrouilles venues de la ville tentent de récupérer celui-ci. Ce récit futuriste à la fois satirique et désespéré offre à Buzzelli, assisté de son scénariste Alexis Kostandi, l'occasion de se plonger dans un univers inédit pour lui.
Résumé : En 1970, les lecteurs de Charlie Mensuel crurent voir une météorite traverser le ciel plutôt sage de la bande dessinée. Sous la signature de Guido Buzzelli, ils découvrirent, au fil d'histoires à dormir debout, un auteur se dessinant lui-même, d'abord imberbe, puis affublé d'une barbe noire, à la fois inquiet et inquiétant, parfaite victime expiatoire de la cruauté des hommes. Avec un humour grinçant, Buzzelli s'est dessiné laid, faible, paranoïaque et retors, se maltraitant sans mesure, jusqu'à disloquer son propre corps. Avant de réaliser des bandes dessinées, il fut un peintre et un dessinateur capable de tout représenter avec une même virtuosité : corps et visages humains, chevaux, fauves, rapaces, foules en furie, éléments déchaînés, atmosphères asphyxiantes. Georges Wolinski, son premier éditeur en France, le soulignait : "Il fut d'abord un peintre qui faisait des bandes dessinées en attendant de pouvoir vivre de son art." Avant d'ajouter : "Heureusement, il n'y est pas encore arrivé. Il est toujours obligé de dessiner dans les journaux." Buzzelli conjugue le grand art du dessin et celui d'une littérature inquiétante et pessimiste, où l'humour et le grotesque tiennent un rôle majeur. Il y a chez lui du Piranèse et du Goya ; il y a aussi du Gogol et du Kafka. Depuis la fin des années 1980, on l'a un peu oublié. Ses premiers éditeurs ne sont plus là, ses albums ne sont pas réédités. Comment a-t-on pu vivre pendant tout ce temps dans l'ignorance de cet esprit lucide et visionnaire, dont Wolinski disait avec justesse : "Les histoires qu'il raconte en bandes dessinées sont irracontables autrement qu'en bandes dessinées : il faut les voir pour les croire." ?
Sam Bot a un problème : la nature l'a particulièrement bien doté mais lui n'en a cure. Tandis que la gent féminine le harcèle, il cherche à se nourrir, fuir une condition précaire qui semble collée à ses bottes comme la misère sur le monde. Régulièrement, son imbuvable oncle Archibald l'envoie à la recherche de pièces extraordinaires destinées à remplir son musée des horreurs, par l'intermédiaire d'un sbire malodorant, le bien nommé Pear Odor. Sam Bot fut le fer de lance des éditions Elvifrance, leader des pockets pornos dans les années 1970. Merveilleusement traduit par Georges Bielec, il fait aujourd'hui l'objet d'une réédition soignée qui met à l'honneur son créateur Raoul Buzzelli, l'âme damnée de son frère Guido.
Folon Jean-Michel ; Weill Alain ; Scheerlinck Karl
Quelle plus belle destinée que celle d'une affiche ! Vous l'avez faite. Les autres la comprennent. Vous travaillez pour la mémoire de la rue. [... ] Et si votre affiche est bonne, elle vivra en morceaux dans la mémoire des gens". Jean-Michel Folon a réalisé près de six cents affiches. Six cents affiches qui sont autant de chefs-d'oeuvre d'inventivité, de sensibilité, de poésie. C'était sa façon à lui d' "entendre le monde en marche". Délicates aquarelles, encres irisées : tranchant avec les productions de son époque tout en photos et en surcharges typographiques, il a choisi le dessin, privilégiant la simplicité du trait et la puissance émotionnelle de la couleur. Se méfiant du monde publicitaire, avec lequel il a peu collaboré, il a mis son art au service de ses convictions : la défense de l'environnement et des droits de l'homme, le dictionnaire Larousse, le cinéma, les manifestations culturelles, scientifiques et sportives. Flèches, personnages, masques, yeux, mains, oiseaux, arbres - on retrouve ses éléments de prédilection, son humour singulier, son onirisme confinant à la métaphysique. Nous proposons ici une sélection de cent cinquante affiches, que viennent éclairer un entretien avec l'artiste, ainsi que les textes de connaisseurs tels que Karl Scheerlinck et Alain Weill.
Résumé : Dans ce deuxième cahier, l'enquête sur le dessin se poursuit. Les questions se multiplient et quelques réponses s'ébauchent. Nous assistons à des combats entre artistes et critiques, retrouvons l'innocence des " réclames " d'antan, examinons un dessin de la Renaissance, errons dans les rues vides de Bourges ; puis, gagnés par la folie douce de la Belgique, éblouis par les visages de quelques personnes âgées, nous repartons pour Lascaux avant de gravir les montagnes des Grisons, du jura et de la Laponie. Le dessin nous perd ; il nous mène par le bout des yeux où il veut, quand il veut, comme il veut.
Résumé : DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle. Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots. Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration: l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.