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Histoire des provinces françaises du Nord. Tome 6 (1914-2014)
Bussière Eric ; Warlouzet Laurent
PU ARTOIS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782848322230
Le tome VI de l'Histoire des provinces françaises du Nord conclut la série dirigée par Alain Lottin sur l'histoire du Nord-Pas-de-Calais. Il propose une synthèse des recherches récentes dans un style accessible. L'ouvrage comprend de nombreuses illustrations, une chronologie ainsi qu'une dizaine de documents d'époque. Consacré à la période 1914-2014, le livre s'intéresse aux figures majeures de la région (Lobas, Schumann, de Gaulle, Mauroy, etc.). Il insiste sur deux particularités, l'attachement au catholicisme et le poids du socialisme et du communisme, sans éluder une caractéristique plus récente : l'importance du Front National. Sont également évoqués le sport (RC Lens, LOSC), les loisirs ou les mutations de la vie culturelle, avec notamment l'ouverture du Louvre-Lens. L'ouvrage fait la part belle aux développements industriels, avec de nombreuses illustrations sur l'histoire minière notamment, mais aussi aux reconversions récentes (Tunnel sous la Manche, etc.). Il ne néglige pas les nombreux et douloureux conflits sociaux, en particulier les grèves propres à la région, de 1941 et de 1963. Enfin, les richesses artistiques ne sont pas oubliées, du peintre Matisse à Mallet-Stevens (villa Cavrois), en passant par les Tulipes de la japonaise Yayoi Kusama à Euralille.
Bussière Eric ; Forcade Olivier ; Jeannesson Stani
Georges-Henri Soutou est l'un des grands historiens des relations internationales, de ceux qui ont fait école et dont le caractère fondamental des interrogations ont le plus contribué à faire évoluer la discipline. L'héritage de Pierre Renouvin est pleinement assumé mais aussi dépassé. Le concept des forces profondes est exploré dans de multiples directions, à travers des champs démultipliés où l'autonomie des acteurs semble souvent contester toute possibilité pour un Etat de construire une politique. Mais les Etats réinvestissent en permanence le champ des réalités, l'organisent en un système où la part de responsabilité des plus grands vient équilibrer la poussée fondamentale qui conduit au multilatéralisme. À travers le cadre fourni par les travaux de Georges-Henri Soutou, c'est à une réflexion sur les dynamiques du système international que le lecteur est invité. Les deux premières parties mettent l'accent sur les facteurs d'organisation et de désorganisation du système autour de deux moments privilégiés. C'est d'abord le poids du facteur national dans la réorganisation et les tensions qui suivent la première guerre mondiale. Puis l'analyse des dynamiques contradictoires que représente la guerre froide, marquée par le leadership américain sur l'Occident sans que ce leadership ne parvienne à en imposer une lecture univoque. L'ouvrage se clôt par une réflexion sur la place de l'Europe analysée comme source et champ d'application de ces dynamiques et de recherche de nouveaux équilibres.
A la différence de son prédécesseur, Charles de Gaulle, Georges Pompidou a appréhendé le projet européen non seulement dans sa relation avec le fait national, mais également en lui-même. L'originalité de sa pensée est présentée dans cet ouvrage qui réunit ses interventions publiques mais aussi une large sélection de documents issus des archives de la Présidence de la République, annotés par Georges Pompidou et souvent inédits. Dès l'époque de la crise de la chaise vide, en 1965, Georges Pompidou constate que l'insertion de la France dans la Communauté est un processus irréversible sur lequel il faut s'appuyer. C'est ce qu'il cherche à faire en associant l'intérêt national dont il avait la charge au potentiel offert par la Communauté. Il le fait dans le domaine économique et monétaire, en politique étrangère, hautement symboliques des rapports de force avec l'Amérique, en impulsant de nouvelles politiques communes. Il rejoint cependant le Général en cherchant à promouvoir une " Europe européenne ", ce qui le conduit à émettre des réserves quant aux évolutions institutionnelles souhaitées par les partenaires de la France. Cet ouvrage montre également que la démarche de Georges Pompidou relève d'une vision fort ancienne de l'identité européenne, fondée sur la conscience de l'existence d'une civilisation commune. De cette vision, découle une ligne d'action spécifique et une démarche européenne originale appuyée sur la volonté d'échapper à tout déterminisme, et à ne s'engager que dans un projet totalement assumé. Georges Pompidou était bien porteur d'un projet pour l'Europe.
Horace Finaly. Un nom de banquier qui eut son heure de gloire aux temps du Cartel des gauches ou du Front populaire. Un personnage de littérature aussi à travers Giraudoux dans Bella ou Proust dans la Recherche. Ce grand brasseur d'affaires réunit en sa personne toutes les complexités d'une époque riche des tensions et transformations qui ont accompagné la naissance de la France du XXe siècle. A la fois proche du modèle du banquier privé millionnaire et de celui des managers de notre temps, il mobilise à la tête de la célébrissime Banque de Paris et des Pays-Bas des moyens d'influence et d'action qui le placent au carrefour des principales instances de décision de la France de l'entre-deux-guerres. Qu'il s'agisse de l'avenir du franc, de choix de stratégie industrielle, de grande politique internationale voire de politique intérieure, Horace Finaly s'imposa comme l'un des interlocuteurs les plus écoutés d'Edouard Herriot, de Paul Painlevé, de Raymond Poincaré ou de Philippe Berthelot. Mais le souci dynastique ou l'attrait pour la richesse lui furent complètement étrangers tandis que sa formation, ses amitiés de jeunesse et son goût pour la littérature auraient pu l'attirer vers un tout autre destin. L'unité du personnage réside sans doute dans l'adhésion profonde du jeune homme qu'il était au temps de l'affaire Dreyfus à la culture et aux valeurs de la France républicaine. C'est ce choix délibéré qui lui fit gagner l'estime et l'amitié de la génération de nouveaux talents littéraires qui marquèrent le tournant du siècle. Il détermina ensuite les grandes options prises à la tête de sa banque afin de promouvoir les intérêts du pays au lendemain de la Grande Guerre et l'appui aux hommes politiques qui incarnaient le mieux les convictions qui étaient les siennes. Eric Bussière est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Artois. Spécialiste d'histoire des relations économiques internationales et d'histoire des banques, il a publié ces dernières années La France, la Belgique et l'organisation économique de l'Europe, 1918-1935 (1992) et Paribas, l'Europe et le monde (1992).
La mondialisation financière se manifeste de nos jours par la puissance des forces du marché et celle des mouvements de capitaux. Phénomène structurant depuis la fin du XIXe siècle, elle modèle les corps sociaux et les territoires, tout en entretenant des liens étroits avec le politique. Elle relève d'architectures complexes et évolutives, de phénomènes controversés et réversibles. Souvent envisagée sous un angle purement économique, elle est ici revisitée sous l'angle de l'histoire globale, en incluant notamment des recherches nouvelles menées sur plusieurs continents, de Hong Kong à Bahreïn, en passant par le Japon et l'Afrique, sans oublier les places financières structurantes que sont Londres ou New York, ou encore les institutions de régulation internationale. Avec les contributions de Eric Bussière, Laurent Warlouzet, Youssef Cassis, Emmanuel Mourlon-Druol, Catherine R. Schenk, Kazuhiko Yago, Vincent Duchaussoy, Alexis Drach, Olivier Feiertag, Rawi Abdelal, Léonard Laborie, Douglas J. Forsyth, Amadou Koné, Damiano Matasci.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.