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Un projet pour l'Europe
Bussière Eric
PETER LANG AG
64,55 €
Épuisé
EAN :9789052015965
A la différence de son prédécesseur, Charles de Gaulle, Georges Pompidou a appréhendé le projet européen non seulement dans sa relation avec le fait national, mais également en lui-même. L'originalité de sa pensée est présentée dans cet ouvrage qui réunit ses interventions publiques mais aussi une large sélection de documents issus des archives de la Présidence de la République, annotés par Georges Pompidou et souvent inédits. Dès l'époque de la crise de la chaise vide, en 1965, Georges Pompidou constate que l'insertion de la France dans la Communauté est un processus irréversible sur lequel il faut s'appuyer. C'est ce qu'il cherche à faire en associant l'intérêt national dont il avait la charge au potentiel offert par la Communauté. Il le fait dans le domaine économique et monétaire, en politique étrangère, hautement symboliques des rapports de force avec l'Amérique, en impulsant de nouvelles politiques communes. Il rejoint cependant le Général en cherchant à promouvoir une " Europe européenne ", ce qui le conduit à émettre des réserves quant aux évolutions institutionnelles souhaitées par les partenaires de la France. Cet ouvrage montre également que la démarche de Georges Pompidou relève d'une vision fort ancienne de l'identité européenne, fondée sur la conscience de l'existence d'une civilisation commune. De cette vision, découle une ligne d'action spécifique et une démarche européenne originale appuyée sur la volonté d'échapper à tout déterminisme, et à ne s'engager que dans un projet totalement assumé. Georges Pompidou était bien porteur d'un projet pour l'Europe.
Francis Delaisi (1873–1947) n'a jamais fait l'objet d'un ouvrage. Pourtant, son nom est régulièrement cité par ses contemporains et des épisodes de sa biographie sont abordés par des historiens aux spécialités très différentes. Il faut y voir le reflet d'un itinéraire éclaté, pour le moins déroutant mais dont ce collectif restitue la part de cohérence. Jeune étudiant dreyfusard, Delaisi s'impose avant 1914 comme une figure marquante du syndicalisme révolutionnaire et se fait remarquer par des essais virulents contre les " maîtres de la France " et les " marchands de canons ". En lutte contre les élites et aux marges du système, Delaisi le pénètre au lendemain du premier conflit mondial en devenant, grâce à un essai remarqué sorti en 1929, Les Deux Europe, un expert en économie reconnu par les institutions françaises et internationales et un défenseur de la cause européenne. En 1936, le Front populaire redonne de la vigueur au polémiste. Il édite alors sous l'égide du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes La Banque de France aux mains des deux cents familles. Mais Delaisi demeure un pacifiste convaincu. La défaite ouvre la dernière phase d'un parcours qui s'achève dans le collaborationnisme. Au final, l'itinéraire de Delaisi se lit comme le produit d'un parcours franco-français mais aussi européen, illustrant un souci écriture d'une nouvelle histoire de l'Europe.
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.
La mondialisation financière se manifeste de nos jours par la puissance des forces du marché et celle des mouvements de capitaux. Phénomène structurant depuis la fin du XIXe siècle, elle modèle les corps sociaux et les territoires, tout en entretenant des liens étroits avec le politique. Elle relève d'architectures complexes et évolutives, de phénomènes controversés et réversibles. Souvent envisagée sous un angle purement économique, elle est ici revisitée sous l'angle de l'histoire globale, en incluant notamment des recherches nouvelles menées sur plusieurs continents, de Hong Kong à Bahreïn, en passant par le Japon et l'Afrique, sans oublier les places financières structurantes que sont Londres ou New York, ou encore les institutions de régulation internationale. Avec les contributions de Eric Bussière, Laurent Warlouzet, Youssef Cassis, Emmanuel Mourlon-Druol, Catherine R. Schenk, Kazuhiko Yago, Vincent Duchaussoy, Alexis Drach, Olivier Feiertag, Rawi Abdelal, Léonard Laborie, Douglas J. Forsyth, Amadou Koné, Damiano Matasci.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".