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Penser le système international (XIXe-XXIe siècle). Autour de l'oeuvre de Georges-Henri Soutou
Bussière Eric ; Forcade Olivier ; Jeannesson Stani
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9782840509004
Georges-Henri Soutou est l'un des grands historiens des relations internationales, de ceux qui ont fait école et dont le caractère fondamental des interrogations ont le plus contribué à faire évoluer la discipline. L'héritage de Pierre Renouvin est pleinement assumé mais aussi dépassé. Le concept des forces profondes est exploré dans de multiples directions, à travers des champs démultipliés où l'autonomie des acteurs semble souvent contester toute possibilité pour un Etat de construire une politique. Mais les Etats réinvestissent en permanence le champ des réalités, l'organisent en un système où la part de responsabilité des plus grands vient équilibrer la poussée fondamentale qui conduit au multilatéralisme. À travers le cadre fourni par les travaux de Georges-Henri Soutou, c'est à une réflexion sur les dynamiques du système international que le lecteur est invité. Les deux premières parties mettent l'accent sur les facteurs d'organisation et de désorganisation du système autour de deux moments privilégiés. C'est d'abord le poids du facteur national dans la réorganisation et les tensions qui suivent la première guerre mondiale. Puis l'analyse des dynamiques contradictoires que représente la guerre froide, marquée par le leadership américain sur l'Occident sans que ce leadership ne parvienne à en imposer une lecture univoque. L'ouvrage se clôt par une réflexion sur la place de l'Europe analysée comme source et champ d'application de ces dynamiques et de recherche de nouveaux équilibres.
Horace Finaly. Un nom de banquier qui eut son heure de gloire aux temps du Cartel des gauches ou du Front populaire. Un personnage de littérature aussi à travers Giraudoux dans Bella ou Proust dans la Recherche. Ce grand brasseur d'affaires réunit en sa personne toutes les complexités d'une époque riche des tensions et transformations qui ont accompagné la naissance de la France du XXe siècle. A la fois proche du modèle du banquier privé millionnaire et de celui des managers de notre temps, il mobilise à la tête de la célébrissime Banque de Paris et des Pays-Bas des moyens d'influence et d'action qui le placent au carrefour des principales instances de décision de la France de l'entre-deux-guerres. Qu'il s'agisse de l'avenir du franc, de choix de stratégie industrielle, de grande politique internationale voire de politique intérieure, Horace Finaly s'imposa comme l'un des interlocuteurs les plus écoutés d'Edouard Herriot, de Paul Painlevé, de Raymond Poincaré ou de Philippe Berthelot. Mais le souci dynastique ou l'attrait pour la richesse lui furent complètement étrangers tandis que sa formation, ses amitiés de jeunesse et son goût pour la littérature auraient pu l'attirer vers un tout autre destin. L'unité du personnage réside sans doute dans l'adhésion profonde du jeune homme qu'il était au temps de l'affaire Dreyfus à la culture et aux valeurs de la France républicaine. C'est ce choix délibéré qui lui fit gagner l'estime et l'amitié de la génération de nouveaux talents littéraires qui marquèrent le tournant du siècle. Il détermina ensuite les grandes options prises à la tête de sa banque afin de promouvoir les intérêts du pays au lendemain de la Grande Guerre et l'appui aux hommes politiques qui incarnaient le mieux les convictions qui étaient les siennes. Eric Bussière est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Artois. Spécialiste d'histoire des relations économiques internationales et d'histoire des banques, il a publié ces dernières années La France, la Belgique et l'organisation économique de l'Europe, 1918-1935 (1992) et Paribas, l'Europe et le monde (1992).
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Bussière Eric ; Badel Laurence ; Barroso José-Manu
Même si Henry Kissinger feint de l'ignorer, il y a bien quelqu'un à l'autre bout de la ligne lorsqu'il lance sa célèbre boutade, en 1973. François-Xavier Ortoli préside alors la Commission européenne. Il est l'un des premiers grands responsables européens à avoir posé en termes renouvelés le débat sur la mondialisation de la fin du XXe siècle. Fondé sur les archives personnelles de François-Xavier Ortoli, ce livre témoigne d'un itinéraire unique au service de son pays aux côtés du général de Gaulle et de Georges Pompidou. Ainsi que d'une vision novatrice, dépassant les rapports de force, de l'Europe et du monde.
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...