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L'islamisme à l'heure d'Al-Qaida. Reislamisation, modernisation, radicalisations
Burgat François
LA DECOUVERTE
10,70 €
Épuisé
EAN :9782707166401
Depuis les années 1980, l'islam politique s'est affirmé sur la scène politique des sociétés musulmanes. Bientôt qualifié d'"islamisme" ou d"" islam radical ", il a été depuis de plus en plus systématiquement associé aux actions terroristes menées" au nom de l'islam "contre des" intérêts occidentaux ". Cette vision commune aux responsables politiques américains, israéliens, européens et aux régimes autoritaires arabes a été formalisée lors du" sommet antiterroriste "fondateur de Charm-el-Cheikh en 1996. Et plus encore depuis les attentats du 11 septembre 2001 et les guerres américaines de représailles en Afghanistan et en Irak. Devenue dominante dans les médias occidentaux, cette représentation identifiant islam radical et terrorisme est bien loin de rendre compte des véritables menaces comme des mutations complexes qui transforment les sociétés musulmanes. Et les politiques qu'elle inspire contribuent même de plus en plus? de l'Irak au Maroc, de la Palestine à la Tchétchénie? à nourrir les expressions les plus violentes de cet islam radical, et à développer ce terrorisme qu'elles prétendent combattre. A rebours de ce simplisme dangereux, François Burgat, en s'appuyant sur des années d'enquêtes au sein des différentes mouvances islamistes, propose ici? par des réponses claires et documentées à dix questions clés? une analyse essentielle pour comprendre un phénomène bien plus divers et complexe qu'on ne le dit trop souvent. Sommaire 1. De quoi parle-t-on exactement lorsqu'on évoque l'" islamisme "ou l'" islam radical "? 2. Pourquoi le phénomène islamiste soulève-t-il tant de passions? 3. Quels sont les traits communs et les spécificités des différents courants islamistes dans les principaux pays du monde arabo-musulman? 4. Quel a été le rôle réel des fondamentalistes religieux dans l'apparition de l'islamisme ou dans sa radicalisation? 5. Comment se situe, historiquement et idéologiquement, la mouvance Al-Qaida dans les courants islamistes contemporains? 6. Qui est Ben Laden et qui sont les recrues de l'islam radical, dans le monde mu-sulman et en Occident? 7. Quels sont les principaux facteurs de leur radicalisation depuis les années 1990? 8. Quelle est l'efficacité de la réponse des Etats-Unis et de leurs alliés aux défis posés par l'islamisme? 9. Quel portée et quelle résonance l'islam radical a-t-il au sein des sociétés occidentales? 10. Comment décrypter l'information médiatique sur l'islam radical?"
Le 28 juin 1996, dans l'une des cours de la prison d'Abou Salim, banlieue sud de la ville de Tripoli, en présence de deux hauts dignitaires du régime, 1270 détenus politiques furent impitoyablement massacrés à l'arme automatique et à la grenade. Ali al-Akrimi et l'un de ses compagnons, Salah al-Gusbi, ont survécu à ce massacre et, jusqu'en 2011, à trente longues années d'incarcération, de mauvais traitements et de privations en tous genres. Préfigurant ce défi que la société libyenne d'aujourd'hui peine à dépasser, ils ont également surmonté celui que posait la coexistence pacifique entre des détenus dont les appartenances politiques étaient extrêmement diversifiées. Né de la rencontre avec ce symbole de la répression, et réunissant les extraits les plus denses et éclairants des principaux ouvrages publiés en langue arabe par les anciens détenus libyens, cet ouvrage témoigne aussi bien de l'horreur de l'univers carcéral et des marques indélébiles qu'il a imprimées sur les trajectoires politiques de la Libye qui se reconstruit aujourd'hui, que de la profonde humanité de ceux qui ont survécu aux geôles de Kadhafi. Un éclairage inédit sur un pan essentiel de l'histoire libyenne.
La tradition " orientaliste " des savants arabisants français, qui avaient accompagné l'entreprise coloniale au xixe siècle, a progressivement laissé la place au xxe siècle à une génération de chercheurs résolument anticolonialistes, à l'image de Maxime Rodinson, Charles-André Julien, Jacques Berque ou Charles-Robert Ageron. Il revient aujourd'hui à leurs héritiers d'éclairer la résurgence, dans la période postcoloniale, d'un " islam politique " qui cristallise une très profonde défiance. C'est ce à quoi s'emploie François Burgat dans cet ouvrage, en replaçant ses analyses dans le parcours personnel qui les a nourries et l'environnement scientifique qui les a accueillies. Depuis les années 1980, le large rejet des acteurs politiques musulmans a contribué à alimenter, à leurs marges, une violence de plus en plus radicale, jusqu'au terrorisme. À rebours des explications simplistes ignorant trop souvent les racines historiques de ces évolutions, ce livre apporte une note dissonante. Son auteur explicite comment, pour décoder l'incomprise altérité islamiste, sa trajectoire de recherche l'a conduit depuis les années 1970 à forger ses propres outils. De l'Algérie à la Syrie, en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l'Égypte et la France, il restitue ses rencontres avec nombre d'acteurs de cette mouvance. Il montre que leurs motivations sont plus banalement profanes et politiques que religieuses. Et donc très loin des explications essentialistes qui s'obstinent à chercher dans le Coran du viie siècle les introuvables clés de la " radicalité islamiste " d'aujourd'hui. L'auteur poursuit ici sa démarche en confrontant ses premières hypothèses aux turbulences du printemps arabe et à l'affirmation djihadiste. En contextualisant ses observations sur le temps long, il offre un éclairage rare et précieux sur les conditions du dépassement de ce " défi islamiste " du siècle.
Plus que jamais l'islamisme polarise, inquiète et interroge. Dans le débat politique et intellectuel français, il occupe aujourd'hui une place littéralement envahissante. Après tant d'études et de polémiques, l'ouvrage ne cherche pas à définir une nouvelle fois "l'essence de l'islamisme' ou à peaufiner la typologie descriptive de ses différentes expressions (salafisme, wahhabisme, Frères musulmans, etc.). Il s'attache avec plus d'ambition à en proposer une histoire sociale et politique globale. Pour offrir un tour du monde de ces mobilisations, de l'Algérie à l'Indonésie et du Nigéria à l'Iran, François Burgat et Matthieu Rey ont demandé à des spécialistes de ces diverses aires géographiques d'élargir la focale de l'analyse. Loin des clichés sur "la naissance de l'islamisme dans les années 1970', leurs travaux remontent au xixe ? siècle et montrent combien le processus est plus structurel. Cette plongée dans le monde islamiste s'articule autour de cinq grands moments historiques, des frémissements aux recompositions contemporaines en passant par le choc colonial et l'âge des révolutions. Dans un même mouvement, elle parvient à corréler les grandes mutations socio-économiques et politiques de la relation entre l'Occident et les mondes musulmans avec les réponses autochtones, pas seulement culturelles, à ces bouleversements.
Les diables et le bon dieu A peine sorti, ce livre suscite en France une polémique violente, et pourtant salutaire. François Burgat a pris le parti de ne pas s'arrêter au seul bruit des bombes et de franchir le fossé de haine et d'incompréhension qui sépare chaque jour davantage les deux rives de la Méditerranée, pour décrypter les ressorts du péril islamiste. La dérive du monde arabe nous fait peur? L'auteur nous propose un exercice d'exorcisme, une rencontre du troisième type avec des islamistes. Pas avec les poseurs de bombes, minoritaires, mais avec ceux qui théorisent, structurent et guident le mouvement de réislamisation, de Rabat à Gaza. Il les a rencontrés et les cite longuement. Chercheur, arabisant, politologue, Burgat a vécu sept ans en Algérie, cinq ans en Egypte. Et n'a pas peur des vérités qui ébranlent le consensus dominant. Pour lui, les islamistes poursuivent le processus de décolonisation, dont ils réalisent la troisième phase, culturelle et idéologique, après les indépendances politique, puis économique, concrétisées par les nationalisations. Les islamistes s'inscrivent donc dans une longue perspective de reconquête identitaire. Deuxième réalité, affirme Burgat, les islamistes sont portés par de puissants mouvements populaires: ils ne sont donc pas plus illégitimes que leurs pères qui avaient combattu les armes à la main pour l'indépendance. Les cadres des mouvements islamistes ne sont pas des marginaux, mais des médecins, des avocats, des enseignants, des scientifiques... Enfin, pour rendre compte de la violence des mouvements islamistes, il faut aussi, dit Burgat, considérer avec lucidité le caractère corrompu et dictatorial de bien des régimes arabes contre lesquels ces mouvements se dressent, et qui sont devenus des machines à produire de l'extrémisme idéologique et politique. L'Occident, bardé dans ses certitudes, a aussi sa part de responsabilité, en niant, en bloc, la légitimité de cette nouvelle génération politique. C'est pourtant de la dernière partie de cet ouvrage qu'est née la polémique la plus vive: Burgat y affirme que la modernisation politique et sociale dans le monde arabe peut très bien se réaliser à travers l'islam et les réseaux socio-éducatifs développés par les islamistes. Cette grille de lecture du monde arabe contemporain n'a pas fini de déranger notre perception universaliste et laïque de la modernité. --Vincent Giret--
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.