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Léopoldville Kinshasa. Miroir de l'urbanisation de subsistance
Bukassa Ambroise v.
L'HARMATTAN
50,00 €
Épuisé
EAN :9782140283307
Léopoldville-Kinshasa a connu un départ précipité, une croissance numérique forcée, jointe à un étalement latéral que ne contrarie aucune considération topographique. Cela a créé une agglomération aux dimensions indéfinies. En mai 1940, Léopoldville compte 49 970 habitants, en juin 1960, 400 000 dans un diamètre de 24 km, en 1970 plus de 1 000 000 d habitants résidant dans un rayon de 20 km, et en 2020 la ville regroupe plus de 11 millions d'habitants sur un espace de plus de 100 km de longueur. Aujourd'hui Kinshasa correspond à la diffusion d'une conurbation bâtie d'une manière hâtive où, à la progression d'un front urbain contenu en 1950, se sont substitués des processus de croissance incontrôlée, dans le site collinaire ou logés dans les marécages ou plantés dans les sables. Au vu de la situation actuelle, le futur de Kinshasa ne pousse pas à l'optimisme.
Résumé : Les richesses de la République Démocratique du Congo devraient lui offrir une place de choix sur l?échiquier mondial, dont l?image est gérée par un ministère des Affaires étrangères efficace. Mais force est de reconnaître que la diplomatie congolaise n?a pas survécu aux nombreuses crises sociopolitiques que le pays a traversées. Alors qu?aujourd?hui l?Etat doit aux diplomates de la Deuxième République dix-neuf années de salaire, que les missions diplomatiques se révèlent désorganisées et que le personnel est aux abois, un plan de réformes s?avère nécessaire pour que le ministère des Affaires étrangères puisse espérer relever le défi de la réhabilitation d?un secteur vital pour l?Etat congolais. Président du Groupe d?Etudes et de recherche sur la diplomatie congolaise (GERDC), Pierre Kashadile Bukasa-Muteba entend redorer le blason de la diplomatie de son pays en s?attaquant au coeur de la gestion du ministère des Affaires étrangères. Analysant la crise et la débâcle de la diplomatie congolaise, proposant des mesures concrètes, son essai offre aussi et surtout une réflexion pertinente sur la mission du corps diplomatique d?un pays.
Hiérarchisation négative des valeurs culturelles des peuples d'Afrique, avec tout ce qu'elle comprend de subjectif, le tribalisme est de nos jours confronté à la gestion moderne de l'Etat. Si le retard multisectoriel de l'Afrique-noire s'est longtemps expliqué par la seule exploitation sauvage de ses richesses naturelles, la partie organisationnelle de l'Etat, qui incombe aux autochtones fut expressément occultée. La gestion partisane de l'espace commun occupe, de ce fait, une place importante dans ce retard, à cause de la redistribution injuste des richesses revenant à toutes les ethnies composant un Etat. La persistance de ce mode de vie, fondé sur le refus de la différence et les conséquences néfastes qui en résultent constituent les éléments centraux de cette étude. Dans la démonstration du caractère irrationnel du tribalisme, où la modernité et la représentativité culturelle s'entrechoquent, le Congo représente un échantillon principal, et d'autres pays africains ayant dévoilé de sérieux stigmates séparatistes viennent en second lieu.
La destinée de la République Démocratique du Congo est étroitement liée à celle de chacun des quatre hommes d'Etat ayant exercé ou celui qui exerce encore les fonctions de président de la République: Joseph Kasa-Vubu, le sobre et fin tacticien politique de l'Abako; Joseph-Désiré Mobutu, le révolutionnaire, ambitieux autocrate et fin manoeuvrier politique du MPR; Laurent-Désiré Kabila, le soldat du peuple, nationaliste de haute stature, sage visionnaire politique de l'Afdl et diplomate sans contours; Joseph Kabila Kabange, le pacificateur, imprévisible, discret, méticuleux, habile réunificateur et fin politique indépendantiste du Pprd. Ce sont ces hommes qui ont donné au pays ses lettres de noblesses mais aussi, chacun pour sa part, ses vicissitudes inhérentes à l'exercice du pouvoir. Leur avènement à la tête de l'Etat congolais permet de comprendre les problèmes qui assaillent et menacent d'asphyxie le pays depuis son accession à l'indépendance et les enjeux liés à sa gestion au cours de quarante dernières années. Plus que biographique, cet ouvrage a le mérite de retracer les itinéraires de ces hommes d'Etat de carrure d'exception qui ont pu sublimer le pouvoir politique en l'abreuvant de leurs doctrines, visions et philosophies politiques tirées des sources diverses (lointaines, traditionnelles ou révolutionnaires, socialistes, démocratiques et libérales).
Après avoir tenu le monde en haleine lors de son accession à l'indépendance, le Zaïre, aujourd'hui appelé République Démocratique du Congo, ne connaît toujours pas la paix civile. L'auteur analyse avec force détails les raisons qui font que ces crises politiques sont quasiment un sport national dans ce pays. Il attribue ces drames à la manière dont les royaumes et les empires du bassin du Congo ont été fédérés au XIXe siècle par Léopold II pour faciliter l'exploitation, à la séparation dans la douleur qu'a connue la colonie avec la métropole belge en 1960, ensuite au peuple congolais qui, à la fois acteur et victime de cette tragédie, fait preuve d'un désir indifférencié de vivre. Il souligne avec force la lourde responsabilité de l'élite qui n'arrive pas à trouver un consensus pour fonder la cohésion nationale. La médiocrité de la classe politique exacerbe ces tragédies et chaque gouvernement qui arrive veut imposer par la force des solutions souvent boutiquées à l'extérieur. Malgré ses énormes potentialités économiques, le pays ne décolle toujours pas, au contraire il est devenu un refuge de doutes, un objet d'interrogations et un ailleurs inconnu de ses propres fils. Pour l'auteur, le Congo doit se battre pour vaincre " l'absurde équilibre de l'impuissance " et, par le chemin de l'unité, retrouver le développement et la dignité. Il doit faire du consensus son cheval de bataille.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.