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Congo-Zaïre. Eternel rebelle au consensus politique
Bukassa Ambroise
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296125025
Après avoir tenu le monde en haleine lors de son accession à l'indépendance, le Zaïre, aujourd'hui appelé République Démocratique du Congo, ne connaît toujours pas la paix civile. L'auteur analyse avec force détails les raisons qui font que ces crises politiques sont quasiment un sport national dans ce pays. Il attribue ces drames à la manière dont les royaumes et les empires du bassin du Congo ont été fédérés au XIXe siècle par Léopold II pour faciliter l'exploitation, à la séparation dans la douleur qu'a connue la colonie avec la métropole belge en 1960, ensuite au peuple congolais qui, à la fois acteur et victime de cette tragédie, fait preuve d'un désir indifférencié de vivre. Il souligne avec force la lourde responsabilité de l'élite qui n'arrive pas à trouver un consensus pour fonder la cohésion nationale. La médiocrité de la classe politique exacerbe ces tragédies et chaque gouvernement qui arrive veut imposer par la force des solutions souvent boutiquées à l'extérieur. Malgré ses énormes potentialités économiques, le pays ne décolle toujours pas, au contraire il est devenu un refuge de doutes, un objet d'interrogations et un ailleurs inconnu de ses propres fils. Pour l'auteur, le Congo doit se battre pour vaincre " l'absurde équilibre de l'impuissance " et, par le chemin de l'unité, retrouver le développement et la dignité. Il doit faire du consensus son cheval de bataille.
Résumé : Les richesses de la République Démocratique du Congo devraient lui offrir une place de choix sur l?échiquier mondial, dont l?image est gérée par un ministère des Affaires étrangères efficace. Mais force est de reconnaître que la diplomatie congolaise n?a pas survécu aux nombreuses crises sociopolitiques que le pays a traversées. Alors qu?aujourd?hui l?Etat doit aux diplomates de la Deuxième République dix-neuf années de salaire, que les missions diplomatiques se révèlent désorganisées et que le personnel est aux abois, un plan de réformes s?avère nécessaire pour que le ministère des Affaires étrangères puisse espérer relever le défi de la réhabilitation d?un secteur vital pour l?Etat congolais. Président du Groupe d?Etudes et de recherche sur la diplomatie congolaise (GERDC), Pierre Kashadile Bukasa-Muteba entend redorer le blason de la diplomatie de son pays en s?attaquant au coeur de la gestion du ministère des Affaires étrangères. Analysant la crise et la débâcle de la diplomatie congolaise, proposant des mesures concrètes, son essai offre aussi et surtout une réflexion pertinente sur la mission du corps diplomatique d?un pays.
Résumé : "Il y a des moments où l'organisation de la société, contrairement au v?u émis par le législateur, commence à battre de l'aile. En face d'un tel scénario, les réactions divergent le plus souvent. On peut observer alors des personnes conscientes de cette réalité mais impuissantes, d'autres possédant les moyens d'agir mais indifférentes, et enfin les dernières qui se décident d'agir par l'appel au changement. Quant à moi, j'appartiens résolument au dernier groupe, je suis diplomate par vocation née de mon appartenance à la famille biologique qui est la mienne, par le fait des fonctions d'ambassadeur qu'occupait mon père". Une étude très sérieuse et très poussée sur le statut, souvent à risques, d'ambassadeur ou plus généralement de diplomate dans les Etats africains. L'auteur, accro au droit des relations internationales, démontre à l'aide d'une méthodologie rigoureuse les besoins et les écueils de sa profession, tant sur le plan humain et légal que sur le plan politique et économique. Un livre dont les spécialistes de la question pourront se servir comme d'un excellent guide et comme d'une base de réflexion très complète.
Résumé : J'étais une princesse et je vivais dans un château. Mon enfance, vue de loin, tenait du conte de fées. Et pourtant je ne fus pas heureuse. Car l'ogre était mon père. Je suis née en Centrafrique en 1974, à l'hôpital de Bangui, la capitale. Mon père était le président de cette république et ma mère, une jeune fille de seulement quinze ans venue de l'île de Taïwan. Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et affirmait en avoir au total cinquante-six, nés de dix-sept femmes d'origines géographiques différentes : de Roumanie, du Vietnam, de Taïwan, de Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Liban, de France et d'ailleurs. Ils les avaient rencontrées lors de voyages officiels. J'ai fait mes premiers pas sur la belle terre rouge d'Afrique. Dix ans après sa prise du pouvoir en République centrafricaine, mon père a décidé de s'autoproclamer empereur. En 1977, il a organisé la cérémonie du sacre et, presque simultanément, a choisi de mettre sa progéniture à l'abri en Europe. Il a informé les mamans de la séparation imminente, afin de protéger les enfants d'éventuelles tentatives d'attentat.
Jean-Barthélémy Bokassa a été élevé dans une famille aristocrate. Il fréquente depuis l'enfance les milieux huppés et très fermés du gratin de la société française. Les réseaux et les codes de ce milieu n?ont plus de secrets pour lui. Olivier Keravel est diplômé de Sciences-Po. Il s?est toujours intéressé aux coulisses de l?élite sociale et aux différents moyens d?y accéder lorsque l?on vient d?une classe modeste et ambitieuse.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.