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Au château de l'ogre
Bokassa Marie-France
FLAMMARION
18,50 €
Épuisé
EAN :9782081428553
J'étais une princesse et je vivais dans un château. Mon enfance, vue de loin, tenait du conte de fées. Et pourtant je ne fus pas heureuse. Car l'ogre était mon père. Je suis née en Centrafrique en 1974, à l'hôpital de Bangui, la capitale. Mon père était le président de cette république et ma mère, une jeune fille de seulement quinze ans venue de l'île de Taïwan. Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et affirmait en avoir au total cinquante-six, nés de dix-sept femmes d'origines géographiques différentes : de Roumanie, du Vietnam, de Taïwan, de Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Liban, de France et d'ailleurs. Ils les avaient rencontrées lors de voyages officiels. J'ai fait mes premiers pas sur la belle terre rouge d'Afrique. Dix ans après sa prise du pouvoir en République centrafricaine, mon père a décidé de s'autoproclamer empereur. En 1977, il a organisé la cérémonie du sacre et, presque simultanément, a choisi de mettre sa progéniture à l'abri en Europe. Il a informé les mamans de la séparation imminente, afin de protéger les enfants d'éventuelles tentatives d'attentat.
Jean-Barthélémy Bokassa a été élevé dans une famille aristocrate. Il fréquente depuis l'enfance les milieux huppés et très fermés du gratin de la société française. Les réseaux et les codes de ce milieu n?ont plus de secrets pour lui. Olivier Keravel est diplômé de Sciences-Po. Il s?est toujours intéressé aux coulisses de l?élite sociale et aux différents moyens d?y accéder lorsque l?on vient d?une classe modeste et ambitieuse.
Erika Flint est une adolescente de 17 ans. Elle peine à tisser de véritables amitiés, à nouer un réseau social. Elle se rend compte qu'elle a été programmée ainsi par sa propre mère: engraissée dès son plus jeune âge pour la rendre repoussante aux yeux des autres et la priver de toute vie amicale et sentimentale. Dès le baccalauréat en poche, elle projette de quitter à son tour le logis familial. Elle se rapproche ainsi de sa grand-mère Emilie, qui a fait fortune en épousant les bonnes personnes. Sa grand-mère a les moyens de lui offrir une liposuccion et un régime éclair avant la rentrée universitaire. Car à la fac, c'est certain, elle sera amoureuse, elle rencontrera son premier amour... Elle en est persuadée. Mais dans cette famille, tout a un prix. Avant d'accepter d'aider sa petite fille à acquérir le tour de taille de ses rêves, Emilie lui imposera une terrible contrepartie et en profitera pour révéler pourquoi sa mère a persisté pendant dix sept ans à la rendre obèse. Erika pense avoir été confrontée au pire... Son cauchemar ne fait que commencer.
Après avoir tenu le monde en haleine lors de son accession à l'indépendance, le Zaïre, aujourd'hui appelé République Démocratique du Congo, ne connaît toujours pas la paix civile. L'auteur analyse avec force détails les raisons qui font que ces crises politiques sont quasiment un sport national dans ce pays. Il attribue ces drames à la manière dont les royaumes et les empires du bassin du Congo ont été fédérés au XIXe siècle par Léopold II pour faciliter l'exploitation, à la séparation dans la douleur qu'a connue la colonie avec la métropole belge en 1960, ensuite au peuple congolais qui, à la fois acteur et victime de cette tragédie, fait preuve d'un désir indifférencié de vivre. Il souligne avec force la lourde responsabilité de l'élite qui n'arrive pas à trouver un consensus pour fonder la cohésion nationale. La médiocrité de la classe politique exacerbe ces tragédies et chaque gouvernement qui arrive veut imposer par la force des solutions souvent boutiquées à l'extérieur. Malgré ses énormes potentialités économiques, le pays ne décolle toujours pas, au contraire il est devenu un refuge de doutes, un objet d'interrogations et un ailleurs inconnu de ses propres fils. Pour l'auteur, le Congo doit se battre pour vaincre " l'absurde équilibre de l'impuissance " et, par le chemin de l'unité, retrouver le développement et la dignité. Il doit faire du consensus son cheval de bataille.
La destinée de la République Démocratique du Congo est étroitement liée à celle de chacun des quatre hommes d'Etat ayant exercé ou celui qui exerce encore les fonctions de président de la République: Joseph Kasa-Vubu, le sobre et fin tacticien politique de l'Abako; Joseph-Désiré Mobutu, le révolutionnaire, ambitieux autocrate et fin manoeuvrier politique du MPR; Laurent-Désiré Kabila, le soldat du peuple, nationaliste de haute stature, sage visionnaire politique de l'Afdl et diplomate sans contours; Joseph Kabila Kabange, le pacificateur, imprévisible, discret, méticuleux, habile réunificateur et fin politique indépendantiste du Pprd. Ce sont ces hommes qui ont donné au pays ses lettres de noblesses mais aussi, chacun pour sa part, ses vicissitudes inhérentes à l'exercice du pouvoir. Leur avènement à la tête de l'Etat congolais permet de comprendre les problèmes qui assaillent et menacent d'asphyxie le pays depuis son accession à l'indépendance et les enjeux liés à sa gestion au cours de quarante dernières années. Plus que biographique, cet ouvrage a le mérite de retracer les itinéraires de ces hommes d'Etat de carrure d'exception qui ont pu sublimer le pouvoir politique en l'abreuvant de leurs doctrines, visions et philosophies politiques tirées des sources diverses (lointaines, traditionnelles ou révolutionnaires, socialistes, démocratiques et libérales).
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)