
Florence d'Arabie
Horrifiée par les mauvais traitements infligés aux femmes dans le Royaume de Wasabie, la jeune Américaine Florence Farfaletti décide de taper du poing dans le sable. Démise de ses fonctions d'adjointe du sous-secrétaire d'État adjoint aux Affaires du Proche-Orient, elle s'engage dans une mission secrète visant à promouvoir l'égalité des droits entre les sexes dans le petit émirat du Matar, "la Suisse du Golfe". Son équipe d'élite se compose d'un tueur de la CIA, d'un conseiller en communication et d'un bureaucrate brillant mais frustré. Son arme: une chaîne de télévision féministe diffusant un talk show où l'on incite, entre autres, les femmes à prendre le volant, et une sitcom tournant en ridicule une escouade d'officiers de la police religieuse, qu'un critique télé surnomme le "Friends de l'Enfer". Résultats: une fatwa contre le personnel de la chaîne et une lutte acharnée pour garder le contrôle du Royaume, alors que la rumeur d'un coup d'État gronde. Démantelant sans concession autant l'ineptie américaine, l'interventionnisme intéressé de la France, que l'archaïsme de quelques pays arabes, Florence d'Arabie est une satire mordante sur la façon dont les bonnes intentions des pouvoirs occidentaux peuvent parfois dégénérer en farce.
| Nombre de pages | 416 |
|---|---|
| Date de parution | 22/03/2012 |
| Poids | 497g |
| Largeur | 142mm |
| SKU: | 9782917559215 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782917559215 |
|---|---|
| Titre | Florence d'Arabie |
| Auteur | Buckley Christopher ; Sarda Yves |
| Editeur | BAKER STREET |
| Largeur | 142 |
| Poids | 497 |
| Date de parution | 20120322 |
| Nombre de pages | 416,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Départs anticipés
Buckley Christopher ; Deparis Jean-NoëlIls exagèrent, tous ces retraités. À Washington, entre villas de luxe et terrains de golf, ils sont de plus en plus nombreux à vivre aux crochets de la jeune génération. Aidée par un sénateur assoiffé de pouvoir, Cassandra, conseillère en communication et bloggeuse révoltée, déclare la guerre aux baby-boomers. Son arme? Le "transitionnement volontaire", comprenez: le suicide assisté...ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -

Soins palliatifs. Une approche globale, Edition 2011
Buckley Jenny ; Bouffioulx EdouardUn guide pratique accessible à tous les membres de l'équipe multidisciplinaire, pour la dispense de soins palliatifs de qualité. Les décisions relatives aux soins palliatifs représentent un fardeau très lourd pour les proches et les soignants, et de nombreuses personnes en fin de vie supportent encore des douleurs qui pourraient être, avec une prise en charge adéquate, largement diminuées. Soins palliatifs - Une approche globale est destiné au personnel soignant et aux bénévoles qui oeuvrent à soulager la douleur physique et morale. Combinant théorie et pratique, cet ouvrage aborde les problèmes d'accessibilité, d'équité et de continuité des services, et les questions éthiques relatives à la douleur et à l'accompagnement vers la mort. Il examine de façon pratique les différents aspects des soins palliatifs : psychosocial, spirituel et physique. Il contribue à l'élaboration d'un plan de soins et de traitements dans une approche multidisciplinaire et complémentaire. Il propose également des outils d'accompagnement de la douleur et de ses symptômes, en proposant une grille d'évaluation de la douleur pour les personnes présentant des incapacités cognitives importantes. Le lecteur trouvera également un compte rendu détaillé sur la façon de titrer la morphine. Enfin, il explore également la dualité entre douleur et espoir spirituel, montrant que ces deux notions existentielles font réellement partie de la pratique quotidienne.ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,00 € -
Départs anticipés
Buckley Christopher ; Deparis OlivierWASHINGTON. Alors que le papy-boom précipite le système des retraites vers une faillite inéluctable, Cassandra, jeune blogueuse et conseillère en communication, révoltée - pour en avoir tait personnellement les frais - par l'égoïsme des baby-boomers, propose une solution simple: le suicide collectif dès l'âge de 65 ans. Elle nomme ce projet "transitionnement volontaire". Boutade? Provocation? Peut-être, mais on est à Washington, et, livrée à l'opportunisme des uns et des autres, l'idée ne va pas en rester là. Un sénateur aux dents longues, un président obsédé par sa réélection, un évangéliste qui a du mal à résister aux plaisirs de la chair, un magnat des nouvelles technologies assoiffé de pouvoir, divers lobbies et spin doctors, c'est entre leurs mains que se retrouvera ainsi le sort des seniors et, au delà, du pays tout entier. À la manière d'un Swift ou d'un Voltaire moderne, Christopher Buckley égratigne, avec ironie mais indulgence, le Washington qu'il connaît si bien, et qui n'est pas si éloigné, finalement, de Paris. Derrière sa loufoquerie apparente, cette satire fine et ingénieuse cache une critique au scalpel de notre société Biographie: Christopher Buckley est l'auteur de onze livres, traduits dans une quinzaine de pays. Son roman Salles fumeurs a été porté à l'écran en 2007 sous le titre "Thank You For Smoking". Quatre de ses livres ont paru en poche, dont Les petits hommes verts, aujourd'hui chez Points. Rédacteur en chef du magazine Forbeslife, il tient également une chronique humoristique dans la prestigieuse revue The New Yorker et collabore à de nombreux magazines et journaux, dont le New York Times. En: 2002 on lui a décerné la médaille Washington Irving de l'excellence littéraire, et en 2004, le prix Thurber de l'humour américain. II vit entre Washington et New YorkÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 €
Du même éditeur
-
Un ciel de coquelicots
Ghahremani Zohreh ; Gamberini Marie-ChristineExtrait À seize ans, j'étais curieuse de bien des choses, mais les activités de la police secrète du chah n'en faisaient pas partie. Machhad, ma ville natale dans le nord-est de l'Iran, s'était réveillée sous la pluie en ce jour de printemps 1968. Marchant d'un pas vif qui faisait tressauter ma queue-de-cheval, j'esquivais de mon mieux les flaques sur le trottoir. L'absence d'autres lycéennes en vue ne pouvait signifier qu'une chose : j'avais déjà manqué la première sonnerie. J'allais traverser la rue quand une voiture passa devant moi à toute allure, aspergeant mes chaussures toutes propres. Levant les yeux, je vis une Mercedes noire faire demi-tour et se garer devant mon lycée. Deux hommes en sortirent, le visage à demi dissimulé par d'énormes lunettes de soleil, du genre de celles qui étaient devenues la marque de la police secrète. Les voir était inquiétant en soi, même si je n'avais aucune raison de croire que leur présence eût le moindre rapport avec moi. Instinctivement, je me réfugiai dans la petite librairie située face au lycée. Une atmosphère chaude, imprégnée d'une odeur de poêle à pétrole, régnait dans la boutique. À mon irruption, le vieil employé se leva à moitié de sa chaise. Je tâchai de reprendre mon souffle et, malgré le bourdonnement assourdissant du sang dans mes oreilles, je parvins à grimacer un sourire. Puis j'attrapai dans la vitrine un des livres de calligraphie. Je connaissais bien ces ouvrages et leurs lettres rondes, car je m'étais souvent arrêtée pour en admirer les couleurs, les cadres richement ornés et les décors en miniature. Mais ce jour-là, ce furent les hommes sur le trottoir d'en face que j'observai à travers la vitre. Ils passèrent sous l'écriteau bleu et blanc Lycée de Filles Princesse suspendu au-dessus du grand portail du mur d'enceinte. L'un d'eux poussa la lourde porte de bois, et tous deux disparurent dans la cour du lycée. «N'ayez pas peur, mademoiselle Roya.» La voix du libraire m'avait fait sursauter. Le gros livre m'échappa des mains. Avec ma réputation de rat de bibliothèque et mes fréquentes visites dans sa boutique, je n'étais pas une inconnue pour le vieil homme. «Ce n'est pas vous qu'ils cherchent, n'est-ce pas ?» reprit-il, suggérant par son ton calme qu'il connaissait déjà la réponse. Je fis non de la tête. Entendait-il les battements affolés de mon coeur ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
L'hirondelle avant l'orage
Littell RobertPrintemps 1934. Dans une Russie soumise à la terreur stalinienne, le poète Ossip Mandelstam, au péril de sa liberté de son art et même de sa vie, compose un violent réquisitoire contre le maître du Kremlin, sous la forme d'une épigramme qui circule clandestinement jusqu'à ce que Staline en apprenne l'existence. Par les voix alternées du poète et de ses proches sa femme Nadejda, son amie intime la poétesse Anna Akhmatova et l'écrivain Boris Pasternak, futur auteur du Docteur Jivago, L'hirondelle avant l'orage raconte le douloureux périple de Mandelstam qui subira arrestation, torture et exil, pour avoir osé dire sa vérité. Robert Littell, souvent considéré comme l'un des maîtres contemporains du roman d'espionnage, dévoile dans ce livre poétique un autre versant de son immense talent. S'inspirant de la tragique destinée du grand poète russe, avec cet art qui lui est si particulier d'entremêler fiction et Histoire, il nous offre ici une méditation d'une force rare sur l'artiste face au pouvoir. A travers le récit de l'étrange fascination entre le poète et le dictateur, ce roman rend hommage à l'incroyable acte de défi de Mandelstam et explore toute la complexité de l'engagement de l'écrivain. Biographie de l'auteur Ancien journaliste à Newsweek, spécialisé dans les affaires russes et moyen-orientales, Robert Littell se consacre depuis les années 70 entièrement à la littérature. Il a notamment publié Ombres rouges (1992), Le Sphinx de Sibérie (1994); Légendes (2005) et sa grande saga de la CIA, La Compagnie (2003), adaptée dans une série pour la télévision, ainsi qu'un livre d'entretiens avec Shimon Peres (1997). Régulièrement édités en poche, ses livres sont traduits dans plus de vingt pays et figurent souvent sur les listes des best-sellers dans le monde entier.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Requiem pour une révolution. Le grand roman de la Révolution russe
Littell Robert ; Deleuze JulienExtrait New York 1917 Dès que le Juif vit l'insigne doré et argenté, il tenta de refermer la porte, mais l'agent fédéral fut trop rapide pour lui. Il avait déjà fermement enfoncé un de ses richelieus dans l'embrasure. «On ne peut pas dire qu'il soit accueillant, se plaignit le visiteur à son collègue. - On dirait qu'il ne veut pas nous laisser passer», fit le second agent. Le Juif évalua les deux hommes pendant qu'ils entraient. Ils avaient des lèvres minces, des visages typiques du Midwest, portaient des feutres mous et des pardessus bon marché, à martingale, identiques. L'un d'eux laissa entendre qu'il s'appelait Hoover. L'autre ne se présenta pas. Ils remirent leurs badges dans leurs poches et essuyèrent soigneusement leurs chaussures sur le chiffon qui servait de paillasson pour en enlever les traces imaginaires du Lower East Side. Puis, ils suivirent le Juif au travers du couloir étroit où, le long des murs, des piles de livres montaient à mi-corps, jusqu'à la petite pièce donnant sur la cour. Là, celui qui s'appelait Hoover, un jeune homme qui n'avait pas beaucoup plus de vingt ans, sortit un petit carnet à spirale, se mouilla le pouce et le feuilleta jusqu'à la page qu'il cherchait. «Son vrai nom est Alexander Til», dit-il au Juif. Sa voix, rauque, fatiguée, semblait venir du fond de sa large poitrine. «C'est un blanc. Naturalisé américain, d'origine juive russe. Un mètre soixante-seize. Maigre. Début de calvitie. Les yeux verts. Le sujet porte des lunettes et a une cicatrice de huit centimètres derrière l'oreille gauche, résultat d'une blessure reçue alors qu'il résistait à une arrestation pour piquet de grève illégal durant la grève des ouvriers de l'habillement en 1912. Le coup à la tête a diminué l'acuité de son oreille gauche. Il a l'habitude de tendre l'oreille droite vers les gens quand il leur parle. Il s'est parfois déguisé en laissant pousser sa barbe et sa moustache.» Le Juif, qui louait le trois pièces de Hester Street et sous-louait la plus petite, donnant sur la cour, pour joindre les deux bouts, fixa Hoover. «Le nom de Til jusqu'à présent jamais je n'ai entendu, répondit-il prudemment. Le locataire à qui je loue, il m'a dit qu'il s'appelait Rosenstein.» L'autre agent se déplaçait dans la pièce, passant distraitement le bout des doigts sur une table, l'appui de la fenêtre et le dos des livres comme une femme qui soupçonne la présence de poussière. «Est-ce que votre Rosenstein avait une barbe ?» demanda-t-il au Juif sans le regarder. Celui-ci haussa les épaules. «Des barbes, beaucoup de gens ici ont. - Est-ce qu'il était sourd d'une oreille ? - Je lui ai jamais assez parlé pour remarquer.» L'agent se tourna pour fixer le Juif. «Depuis combien de temps est-il parti ?» - Quatre, peut-être cinq jours. - Pourquoi est-il parti ? - Il est parti, c'est tout ce que je sais. - Il n'a pas dit où il allait ? - Non. - Et, naturellement, vous ne savez pas où nous pourrions le trouver ? - C'est correct. Je ne sais pas. - Vous êtes étranger aussi, n'est-ce pas ? Mentir à des agents du FBI en mission pourrait vous coûter cher. - Je ne sais pas où il est», insista le Juif, têtu. Son fils de douze ans entra dans la pièce. Le garçon, comme la plupart des enfants des quartiers ouvriers, puait le kérosène ; on lui en mettait tous les jours sur le cou, les poignets et les chevilles pour éviter les poux. Il se plaça timidement derrière les jambes de son père, accrocha les mains à ses bretelles et fixa les intrus avec d'immenses yeux noirs.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
Une belle saloperie
Littell Robert ; Arnaud CécileExtrait Il y a des choses qu'on réussit du premier coup. Moi, c'était à couper des mèches pour piéger les kalachnikovs expédiées à des combattants islamiques indépendants en quête d'un djihad commode. C'était à échanger discrètement des messages avec un intermédiaire dans le bazar de Peshawar. Pour d'autres choses, rien à faire : on a beau recommencer cent fois, on n'y arrive pas mieux. Ce qui explique, je suppose, pourquoi je ne sais toujours pas préparer des oeufs sur le plat sans casser le jaune. Pourquoi je refuse de laisser des messages après le bip. Pourquoi je porte la bonne vieille Bulova à remontage manuel de mon père, plutôt qu'une de ces montres automatiques dernier cri. Pourquoi je repousse le moment de m'attaquer au formulaire 1040 des impôts jusqu'à ce que la comptable québécoise divorcée de Las Cruces vienne me tenir la main. Ma hantise de la semaine, c'est de vérifier le relevé de compte mensuel que m'envoie la caisse d'épargne de Las Cru-ces, là-bas sur la nationale 25. Il m'arrive souvent de rêver que cet engouement pour le carré de plastique à crédit intégré, avec son système du «achetez maintenant, payez plus tard», est comme la longueur de jupe de l'année, et que les adultes consentants finiront forcément par revenir à la raison et au confort palpable du paiement au comptant. Un jour je commis l'erreur de partager ce fantasme avec ma comptable, mais elle se contenta de se retourner dans mon lit et me dispensa une petite leçon sur la façon dont le crédit savonne la planche économique. J'en profitai alors pour lui ressortir la perle de Will Rogers que j'avais pêchée dans Y Albuquerque Times Herald et mise de côté précisément pour ce genre d'occasion, comme quoi l'avis d'un économiste valait sans doute autant qu'un autre. France-Marie ne put rien dire d'autre que touché. Fidèle à elle-même, elle le prononça avec l'accent québécois. Mon autre cauchemar, puisqu'on en parle, c'est la vidange des fosses septiques. Mais quand on vit dans une caravane, ce qui est mon cas, on doit bien finir par s'y coller un jour. J'avais tant tardé qu'on entendait distinctement d'immondes gargouillis dans les entrailles d'il était un toit chaque fois que quelqu'un allait aux toilettes. Avec ça, difficile de s'endormir, et plus encore de rester endormi une fois endormi quand la comptable de Las Cruces s'invitait pour la nuit. Si bien que je m'étais enfin résolu à brancher le tuyau aux canalisations d'égout du camping et, à l'aide d'une clé universelle empruntée à un voisin, cinq mobile homes plus loin, j'avais mis en route ma pompe autoamorçante toute neuve. Quand la fosse s'était vidée en glougloutant, j'avais refermé la canalisation et décroché le tuyau. Après avoir émergé en rampant de sous ma caravane, j'avais traversé six carrés de jardin pour aller rendre la clé à son propriétaire, puis j'étais revenu par la rue pour prendre l'Albuquerque Times Herald du vendredi, ainsi que la pile de prospectus entassés dans ma boîte aux lettres. Je jetais un coup d'oeil à la une - il était question de sénateurs républicains soutenant la construction d'un bouclier antimissiles pour protéger l'Amérique d'une attaque russe improbable - lorsque je remarquai les empreintes de pas dans le sable. Quelqu'un avait descendu le sentier allant de la rue à ma porte. Les empreintes étaient légères, à la surface du chemin sablonneux, comme si elles avaient été laissées par un poids plume, et tournées vers l'extérieur, ce qui faisait penser à une démarche de danseur. En arrivant devant II était un toit, je dézinguai un vol d'insectes kamikazes et, plissant les yeux face à l'impitoyable soleil du Nouveau-Mexique, j'entraperçus une paire de chevilles nues et bien galbées. Chevilles que je saluai respectueusement. «Vous devez être Vendredi», dis-je.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 €





