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Le père et ses noms
Bruno Pierre
ERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782749233529
À partir d'une recension des écrits de Freud et de Lacan, l'ouvrage propose un historique problématisé et un état actuel de la question du père, sans gommer les interprétations contradictoires et sans reculer devant les prises de position. Parmi les questions clés, sont abordés la relation entre le mythe d'?dipe, celui de totem et tabou et la thèse de Freud sur Moïse, l'interprétation par Lacan du meurtre du père comme effet originaire de l'entrée dans le langage, sa distinction entre père symbolique et père réel en tant qu'agent de la castration, les rapports entre le sinthome et le Nom-du-Père, les problèmes liés à la nomination du père ou par le père, y compris la pluralité de ses noms.Ainsi, du père oedipien au père réel, du Nom-du-Père au symptôme et au sinthome, il s'agit de suivre la dialectique d'un savoir sur le père remis inlassablement sur le chantier, et d'en saisir les discontinuités et les enjeux qui vont au-delà de la seule psychanalyse.Pierre bruno est psychanalyste à paris, membre de l'association de psychanalyse jacques Lacan (APJL). Dernier ouvrage paru: Lacan passeur de Marx, érès, 2010.cet ouvrage est issu d'un travail collectif auquel ont participé Sophie Aouillé, Catherine Bruno, Pierre Bruno, Sabine Callegari, Anne Le Bihan, Ramon Menendez, Isabelle Morin, Marie-Jean Sauret et Laure Thibaudeau.
La psychanalyse transforme le corps en changeant, dans une expérience de parole, les modalités par lesquelles celui-ci est affecté et que Freud a distinguées : inhibition, angoisse, symptôme. Le corps concerné n'est pas l'image du corps, ou corps cosmétique, mais celui de la pulsion, en tant que conséquence de la pratique langagière qui définit le seuil de l'humain, y compris chez le sujet mutique. L'expérience d'une cure suit la trajectoire d'un déchiffrement, celui de l'inconscient, jusqu'à faire l'épreuve du bord au-delà duquel cet inconscient devient réel, c'est-à-dire ininterprétable. A ces confins, l'analysant se retrouve rebut de ce déchiffrement et c'est dans cette position qu'il trouve une satisfaction, impossible à imaginer avant d'être atteinte. Pour opérer cette transformation, une psychanalyse doit soustraire le symptôme au fantasme qui en commande la pathologie et donner au symptôme la portée insurrectionnelle qui permettra au sujet de se libérer du langage au moyen du langage, en s'affranchissant du pensé par le dire. Accueillir le symptôme (et non le traquer), démonter le fantasme (et non l'alimenter) sont les deux axes de la direction d'une cure. Ce livre examine, point par point, les dimensions de cette expérience qui en est encore à ses débuts - constat qui ne doit pas faire oublier l'immense novation de sa naissance.
Qu'est-ce que rêver ? Plus d'un siècle après la publication de L'interprétation des rêves, Pierre Bruno mène une enquête sur la culture du rêve, comme un préalable à la question au coeur de la découverte freudienne soit "Quelle est la Deutung (interprétation ou signifiance) du rêve ?" Jusqu'à Freud, le rêve n'est pas appréhendé en propre. Il est régulièrement imbriqué dans une fonction politique, religieuse ou artistique qui n'est pas sans biaiser son interprétation. Freud pose que la fonction du rêve est d'accomplir un souhait inconscient. Lacan, de façon explicite, tient le rêve comme étant le résultat du travail qui fait passer la jouissance (en elle-même non symbolisable) à l'inconscient, dont la nature est langagière. En s'appuyant sur de nombreux récits de rêves issus de la littérature et de sa pratique, Pierre Bruno considère de façon nouvelle ces deux positions, sans les contredire, et en tire des conséquences concrètes dans la pratique de l'interprétation et dans la direction de la cure. Il soutient d'une part que la déformation du rêve n'est pas seulement l'effet du refoulement et, d'autre part, que le rêve est le contraire du fantasme. Le rêve a pour fonction de séparer le rêveur du savoir de l'Autre, en le décalant de l'emprise que le langage exerce sur tout sujet. Autrement dit, le rêve introduit le rêveur au consentement d'une inaccessibilité ultime de l'inconscient - seule voie pour ne pas s'effrayer du réel.
Pierre Bruno met en place, dans ces deux cours, une antinomie entre satisfaction et jouissance, en partant de la satisfaction comme ce qui acte que la vérité est "imbaisable" , et de la jouissance comme "grandeur négative" . Cependant, une telle antinomie serait une solution ultime intenable s'il n'était précisé que la satisfaction n'est pas le rejet de la jouissance, mais sa dévalorisation. Dans cette trajectoire, il est procédé à une lecture de ce qu'est la libido et de la pulsion d'une part, l'objet a et la vérité d'autre part, avec le souci d'une fidélité stricte à Freud et à Lacan qui ne tienne pas à la paraphrase de leurs énoncés.
Lacan a lu Marx, assidûment, y compris et d'abord, Le capital à l'âge de 20 ans. Dans ses Ecrits, comme dans son Séminaire, il rend hommage à celui qu'il considère comme l'inventeur, avant Freud, du symptôme. II le critique toutefois d'avoir réduit sa formidable découverte de la plus-value à une réalité comptable, et de ne pas avoir été en mesure d'en saisir le ressort subjectif, à savoir la soif d'un "plus-de-jouir". Dans ce livre, Pierre Bruno non seulement recense tous les énoncés de Lacan, critique ou passeur de Marx, selon les cas, mais il met aussi à l'épreuve les catégories de Lacan, celle de division du sujet, celle de discours capitaliste, celle de symptôme-sinthome, qui ont été en partie forgées à partir de cette lecture de Marx. Au moyen de celles-là, l'auteur analyse deux figures couplées de la scission du sujet - Docteur Jekill et Mister Hyde dans le roman de Stevenson, Jeanne Dark et Mauler dans la pièce de Brecht Sainte Jeanne des abattoirs - et il examine les positions de Althusser, de Deleuze et Guattari, et de Zizek sur les relations entre Lacan, Marx et le capitalisme. Pierre Bruno déploie ensuite une présentation minutieuse de l'analyse par Lacan du discours capitaliste, en tant qu'il déroge aux quatre discours initialement théorisés par lui. Enfin, il reprend, de Marx à Freud et de Freud à Lacan, la question axiale du symptôme: la clé de la psychanalyse n'est pas dans son éradication mais dans une transformation qui le délesterait de son impact pathologique.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.