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Lacan, passeur de Marx. L'invention du symptôme
Bruno Pierre
ERES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782749211879
Lacan a lu Marx, assidûment, y compris et d'abord, Le capital à l'âge de 20 ans. Dans ses Ecrits, comme dans son Séminaire, il rend hommage à celui qu'il considère comme l'inventeur, avant Freud, du symptôme. II le critique toutefois d'avoir réduit sa formidable découverte de la plus-value à une réalité comptable, et de ne pas avoir été en mesure d'en saisir le ressort subjectif, à savoir la soif d'un "plus-de-jouir". Dans ce livre, Pierre Bruno non seulement recense tous les énoncés de Lacan, critique ou passeur de Marx, selon les cas, mais il met aussi à l'épreuve les catégories de Lacan, celle de division du sujet, celle de discours capitaliste, celle de symptôme-sinthome, qui ont été en partie forgées à partir de cette lecture de Marx. Au moyen de celles-là, l'auteur analyse deux figures couplées de la scission du sujet - Docteur Jekill et Mister Hyde dans le roman de Stevenson, Jeanne Dark et Mauler dans la pièce de Brecht Sainte Jeanne des abattoirs - et il examine les positions de Althusser, de Deleuze et Guattari, et de Zizek sur les relations entre Lacan, Marx et le capitalisme. Pierre Bruno déploie ensuite une présentation minutieuse de l'analyse par Lacan du discours capitaliste, en tant qu'il déroge aux quatre discours initialement théorisés par lui. Enfin, il reprend, de Marx à Freud et de Freud à Lacan, la question axiale du symptôme: la clé de la psychanalyse n'est pas dans son éradication mais dans une transformation qui le délesterait de son impact pathologique.
Poésie, politique, psychanalyse sont les trois fils que Pierre Bruno tresse, en inscrivant son entreprise sous le chef du " profane ", par opposition au " sacré ", dont la dimension religieuse introduit une discrimination entre les sujets. Sous ce titre, Pierre Bruno tresse un lien entre poésie, politique et psychanalyse. Cette tresse relève du profane, en opposition au sacré, en tant que ce dernier, outre sa dimension religieuse, opère une discrimination entre les sujets. La première partie, "Poésie" , concerne en majorité Antonin Artaud. Elle explore la partition entre l'effort immense du poète pour s'inscrire dans une filiation qui ne soit pas faussée par l'impasse faite sur l'insondable nouveauté d'une naissance, et pour produire une langue à la hauteur de ce qui excède à toute filiation, à savoir son être de symptôme. La deuxième partie s'applique notamment à éclairer le lien de Lacan à Marx, et à rappeler que le discours dit du maître rend pensable l'inconscient, à partir de son refoulement même. Enfin, la dernière partie met en place les catégories majeures de la psychanalyse : division du sujet, satisfaction de la fin, séparation, désir, jouissance, grâce auxquelles peut devenir lisible la tresse poésie, politique, psychanalyse.
La psychanalyse transforme le corps en changeant, dans une expérience de parole, les modalités par lesquelles celui-ci est affecté et que Freud a distinguées : inhibition, angoisse, symptôme. Le corps concerné n'est pas l'image du corps, ou corps cosmétique, mais celui de la pulsion, en tant que conséquence de la pratique langagière qui définit le seuil de l'humain, y compris chez le sujet mutique. L'expérience d'une cure suit la trajectoire d'un déchiffrement, celui de l'inconscient, jusqu'à faire l'épreuve du bord au-delà duquel cet inconscient devient réel, c'est-à-dire ininterprétable. A ces confins, l'analysant se retrouve rebut de ce déchiffrement et c'est dans cette position qu'il trouve une satisfaction, impossible à imaginer avant d'être atteinte. Pour opérer cette transformation, une psychanalyse doit soustraire le symptôme au fantasme qui en commande la pathologie et donner au symptôme la portée insurrectionnelle qui permettra au sujet de se libérer du langage au moyen du langage, en s'affranchissant du pensé par le dire. Accueillir le symptôme (et non le traquer), démonter le fantasme (et non l'alimenter) sont les deux axes de la direction d'une cure. Ce livre examine, point par point, les dimensions de cette expérience qui en est encore à ses débuts - constat qui ne doit pas faire oublier l'immense novation de sa naissance.
Ce livre s'ordonne selon un fil directeur dont le point de départ est pris dans le constat suivant : la structure, soit la relation du sujet à l'Autre du langage, est inintelligible sans l'expérience (celle de la cure psychanalytique), à cause du transfert. A partir de là, plusieurs questions sensibles de la psychanalyse sont abordées et, sinon résolues, du moins tranchées : relation entre métaphore paternelle et symptôme ; malaise dans le savoir ; entrée et fin dans le discours analytique ; relation de la jouissance à la sexuation.
La passé est l'expérience inventée par Jacques Lacan en 1967 pour évaluer en quoi une psychanalyse a réussi ou non à produire une satisfaction qui ne soit pas seulement celle du sujet analysé mais qui concerne aussi ceux avec lesquels ce sujet analysé s'associe. Cette lecture ne va pas de soi. L'objet de ce livre est de l'argumenter. L'enjeu du texte de Lacan est en effet de savoir si une psychanalyse est en mesure d'introduire le symptôme d'un sujet dans une dialectique collective... sans perdre en route le sujet. Pour ce faire, la mise au premier plan du père réel est une clé. Elle permet de s'émanciper du totalitarisme de la castration dont une conception masterisée de la psychanalyse fait son credo en refusant de reconnaître dans le symptôme ce qui sépare le sujet de tout savoir établi, aussi incontestable soit-il. Selon ce fil, la psychanalyse elle-même est à changer. Ce livre s'y emploie, avec mesure et assiduité.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.