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En finir avec la psychanalyse ?
Bruno Pierre ; Darmon Marc ; Drouet Monique-Cécile
INSU
19,00 €
Épuisé
EAN :9782490743155
Cet ouvrage collectif est le fruit du colloque organisé par la revue PSYCHANALYSE YETU et l'association Le Pari de Lacan sous le titre équivoque "En finir avec la psychanalyse ? " qui a eu lieu en juin 2022. Fruit plutôt que Actes, comme il est de coutume, car toutes les interventions n'y figurent pas ; les intervenants-artistes ont préféré ne pas faire passer leur intervention orale à l'écrit, rejoignant ainsi la psychanalyse sur les questions de l'écrit et de la lettre, et pointant l'impossible transmission de ce qui fait le coeur de leur art. Toutefois, ils sont présents par leurs apports, et une intervenante en donne quelques coordonnées. Des autres intervenants cet ouvrage se fait le porte-parole, en reprenant leurs exposés et en proposant une bibliographie qui recense toutes leurs sources. Il s'agit de Pierre BRUNO, Marc DARMON, Sacha DREYFUS, Monique Cécile DROUET, Sophie DUPORTAIL, Christian FIERENS, Nicolas GUERIN, Fabienne GUILLEN, Catherine JOYE BRUNO, Marc LESCANNE, Pascale MACARY GARIPUY, Nicole MALINCONI, Isabelle MORIN, David PAVÓN CUELLAR, Dimitris SAKELLARIOU, Jérémie SALVADERO, Marie Jean SAURET, Maria TRIANTAFYLLIDOU, et Kosuké TSUIKI.
La réalité est divisée chez Freud entre réalité matérielle et réalité psychique, et chez Lacan entre réalité et réel. Le réel, tout en restant inaccessible, commande les symptômes du sujet, à son insu. Quelles en sont les conséquences sur l'enjeu d'une cure ? A partir de là, Pierre Bruno pose les contours de ce qui, dans une cure analytique conclue de façon satisfaisante, peut apporter au sujet une réponse aux questions existentielles, dont l'abord aura été auparavant réservé à la magie et aux religions. Il en vient ainsi à revisiter les moments qui conditionnent un tel parcours, démontage du fantasme d'une part, repositionnement du Nom-du-Père d'autre part. La vérification de cette issue implique que l'analysé soit délesté du surmoi, qu'il ait déjoué les artefacts magiques et religieux, et qu'il se soit départi du " je n'en veux rien savoir " dont la science voudrait faire son credo. En effet, celui-ci n'a rien à voir avec le " je n'en veux rien savoir " qui se décline à la fin d'une analyse, et dans le dénouement du transfert, et dans le consentement à une division, non suturable, entre savoir et vérité.
Ce livre s'ordonne selon un fil directeur dont le point de départ est pris dans le constat suivant : la structure, soit la relation du sujet à l'Autre du langage, est inintelligible sans l'expérience (celle de la cure psychanalytique), à cause du transfert. A partir de là, plusieurs questions sensibles de la psychanalyse sont abordées et, sinon résolues, du moins tranchées : relation entre métaphore paternelle et symptôme ; malaise dans le savoir ; entrée et fin dans le discours analytique ; relation de la jouissance à la sexuation.
Poésie, politique, psychanalyse sont les trois fils que Pierre Bruno tresse, en inscrivant son entreprise sous le chef du " profane ", par opposition au " sacré ", dont la dimension religieuse introduit une discrimination entre les sujets. Sous ce titre, Pierre Bruno tresse un lien entre poésie, politique et psychanalyse. Cette tresse relève du profane, en opposition au sacré, en tant que ce dernier, outre sa dimension religieuse, opère une discrimination entre les sujets. La première partie, "Poésie" , concerne en majorité Antonin Artaud. Elle explore la partition entre l'effort immense du poète pour s'inscrire dans une filiation qui ne soit pas faussée par l'impasse faite sur l'insondable nouveauté d'une naissance, et pour produire une langue à la hauteur de ce qui excède à toute filiation, à savoir son être de symptôme. La deuxième partie s'applique notamment à éclairer le lien de Lacan à Marx, et à rappeler que le discours dit du maître rend pensable l'inconscient, à partir de son refoulement même. Enfin, la dernière partie met en place les catégories majeures de la psychanalyse : division du sujet, satisfaction de la fin, séparation, désir, jouissance, grâce auxquelles peut devenir lisible la tresse poésie, politique, psychanalyse.
Des débuts du groupe Disney au triomphe planétaire d'Harry Porter, le marché des biens culturels pour l'enfance n'a cessé de se développer et de se concentrer entre les mains de quelques multinationales. Ce qui peut laisser planer des craintes sur la nature et la pluralité des valeurs proposées aux enfants. Quels sont les modèles proposés aux nouvelles générations par ces multinationales du loisir ? Comment ces entreprises ont-elles décuplé en dix ans leurs revenus en France ? Comment les héros français se sont-ils adaptés à l'ouverture des frontières ? Les émissions télévisées pour la jeunesse méritent-elles les critiques qui leur sont faites ? Existe-t-il une " idéologie " Disney ? Harry Porter est-il un héros conservateur ? Voici quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre cette étude. Elle analyse l'influence de la mondialisation sur une culture plus diversifiée et plus riche qu'on ne le croit souvent, mais de plus en plus marquée aussi par une vision de l'enfance placée sous le double signe de la compétition et de l'école.
Ce livre recueille des lettres échangées via une liste de discussion. Le séminaire Briques et tuiles inaugurait une forme singulière de travail, dans un contexte sur lequel Pierre Bruno s'explique suffisamment pour qu'il n'y ait pas à y revenir. Pourtant, ce séminaire n'est pas un séminaire de circonstance, ce qui donne raison à LaPetiteLibrairie de le mettre en circulation.
Pierre Bruno met en place, dans ces deux cours, une antinomie entre satisfaction et jouissance, en partant de la satisfaction comme ce qui acte que la vérité est "imbaisable" , et de la jouissance comme "grandeur négative" . Cependant, une telle antinomie serait une solution ultime intenable s'il n'était précisé que la satisfaction n'est pas le rejet de la jouissance, mais sa dévalorisation. Dans cette trajectoire, il est procédé à une lecture de ce qu'est la libido et de la pulsion d'une part, l'objet a et la vérité d'autre part, avec le souci d'une fidélité stricte à Freud et à Lacan qui ne tienne pas à la paraphrase de leurs énoncés.
Ce recueil regroupe les textes des interventions prononcées lors de la Journée Inter-cartels du 15 septembre 2018, aussi le choix a été fait de ne pas effacer les traces de leur oralité initiale. Certains exposés ont été énoncés dans une langue différente du français ; un second choix a été de les publier dans leur langue originale, et d'en proposer, à la suite, une traduction. Certains intervenants ont décidé de ne pas publier leurs textes tandis que d'autres, qui n'avaient pas prévu d'intervenir, se sont décidés sur place. Il y a ainsi un petit écart entre le programme de la journée et la table des matières. Enfin, une bibliographie générale est proposée qui permet de faire la synthèse des références mobilisées par l'ensemble des auteurs.
Ce recueil est composé de petits textes écrits par lauteur dans une période bien précise, entre ses deux expériences de passe, moment analytique bien particulier. Ces poèmes, disons le mot, sont autant dévocations de fragments de vie, dinstants fugaces imprégnés de la texture de l'inconscient. Ils sont scandés par des tableaux, oeuvres dune artiste plasticienne, donnant ainsi à ce recueil l'occasion de conjoindre art, entre poésie et peinture, et psychanalyse.