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L'économie de communion, une utopie ?
Bruni Luigino ; Roger Beaudoin ; Besson Jean-Miche
AP FRIBOURG
21,30 €
Épuisé
EAN :9782940715190
Une économie de communion ? On estime généralement que cette expression recouvre une utopie. Mais, s'agit-il vraiment d'une réalité irréalisable ? Car la matérialisation et la constante amélioration des projets inspirés de la vision de Chiara Lubich montrent bien que l'économie peut véritablement devenir une alliée de la communion, et que l'économie de communion ne devrait pas n'être qu'un champ réservé aux spécialistes dans le domaine. En quoi consiste donc la juste relation et le juste prix ? A qui donner ? Pourquoi donner ? Ces questions et beaucoup d'autres, suscitées par ces deux notions apparemment inconciliables et contradictoires - économie et communion, ont trouvé de nombreuses réponses lors du colloque international sur l'économie de communion, organisé à l'Université de Fribourg (Suisse), le 15 mai 2013. Cette rencontre a été l'occasion de prises de parole et de plusieurs réflexions antérieures ou postérieures à la journée du colloque, et réunies dans ce volume. Cet ouvrage, convie des économistes, des théologiens ayant suivi divers parcours de formation, une historienne de l'art, un éthicien, un physicien et des hommes d'affaires. Ces auteurs sont : Luigini Bruni, Jean-Michel Besson, Michel Vandeleene, Véronique Gay-Crosier Lemaire, Anouk Grevin, Georg Endler, Luca Crivelli, Catherine Riedlinger, Thierry Collaud et Baudoin Roger. Tous parlent d'une réalité déjà fonctionnelle, d'un "vivre ensemble" possible. Sans prétendre offrir des études exhaustives, leurs contributions permettent de mieux définir l'économie de communion. Surtout, leur témoignage est précieux pour ceux qui souhaitent perpétuer ce projet emblématique. Un ouvrage qui tient ensemble l'économie et le souci, prépondérant, de l'être humain.
Résumé : L?économie moderne, au moyen des contrats et du marché, évacue les relations personnelles directes. En garantissant une sécurité maximale, elle évite le contact avec les autres, qui est toujours source de blessures. Mais elle élimine aussi le bonheur de la rencontre avec l?autre. Un économiste napolitain du XVIII e siècle, Antonio Genovesi, disait : "C?est une loi de l?univers que nous ne pouvons pas faire notre bonheur sans faire celui des autres." Pour lui, la réciprocité (pas seulement la relation) est l?élément caractéristique de la socialité humaine. Cela est aux antipodes de la théorie d?Adam Smith (la recherche de l?intérêt personnel est la seule chose qui compte et, par une "main invisible", la satisfaction de l?ensemble des intérêts personnels contribue au bien commun). L?auteur développe les idées de Genovesi en expliquant un concept nouveau élaboré par des économistes contemporains : les biens relationnels, et leur corollaire indispensable : la gratuité. "Par gratuité j?entends l?attitude intérieure qui nous porte à approcher chaque personne, chaque être, et soi-même, en sachant que cette personne, cet être vivant, cette activité, ne sont pas des ?choses? à utiliser, mais des réalités à respecter et aimer pour elles-mêmes." Aujourd?hui, des expériences économiques ouvertes sur la gratuité du rapport avec l?autre peuvent fournir une issue hors de la crise que nous traversons. Ainsi pourrait se développer une "économie civile", à la recherche d?une vie plus humaine et plus heureuse, sans nier les difficultés et le risque qu?une telle opération porte en soi. Un livre qui donne des fondements pour un nouveau départ de l?économie et de la vie en société.
Toutes les clés pour découvrir Palerme le temps d'un grand week-end Un guide tout en couleurs, concis et complet qui donne toutes les clés pour découvrir Palerme, la capitale somptueuse et décatie de la Sicile. Tous les sites principaux sont décryptés : la place des Quatro Canti, centre névralgique de Palerme ; la chapelle Palatine recouverte de mosaïque scintillant d'or ; ou les étranges catacombes des Capucins... L'auteure italienne est une fine connaisseuse de la destination. Sa sélection de bars, restaurants et boutiques conduit le lecteur dans des lieux à l'écart des foules touristiques. Un découpage de Palerme en quartiers avec un focus sur les sites incontournables et les lieux emblématiques qui font l'âme de la ville (le marché cosmopolite et bigarré de Ballarò, au coeur du vieux Palerme ; la Via Paternostro, repaire de boutiques artisanales et de bars à cocktails ; les meilleurs lieux où déguster la réputée cuisine de rue de Palerme). Des excursions vers la célèbre cathédrale de Monreale, dans le superbe village de Cefalu ou jusque sur l'île d'Ustica. Des sections ciblées (les arts, le shopping, les sorties avec les enfants, ou les collines qui environnent la ville...). Un plan détachable avec tous les sites, un index des rues et un plan des transports pour faciliter les déplacements.
Les Cahiers du Rhône contribuèrent au renouveau de l'édition suisse romande, véritable relais de l'édition française pendant la Deuxième guerre mondiale. Créés en 1942, ils furent dirigés par Albert Béguin et édités par Hermann Hauser, le directeur des Editions de la Baconnière. Divisés en trois séries - bleue, blanche, rouge -, résolument tournés vers la France occupée, ils ont accueilli de grands poètes et écrivains : Aragon y publia Les yeux d'Elsa, Eluard, Poésie et Vérité 1942 (avec le célèbre poème "Liberté"), Saint-John Perse, Exil. Parallèlement, des cahiers de doctrine, plus politiques, développèrent une vision personnaliste et humaniste de l'Homme pris dans l'étau des idéologies nazie et pétainiste. A travers la fabrication quotidienne et la diffusion tant légale que clandestine, l'aventure des Cahiers du Rhône fourmille de démêlés avec les censures suisse et française, victimes du jeu savoureux de "berne-censure". Armés du "Glaive de l'esprit", les Cahiers du Rhône participaient à ce qu'on a appelé en 1945 la "Poésie de la Résistance", à savoir "une résistance à l'air libre" qui s'accomodait des conditions légales de parution tout en ayant recours à une écriture codée. A partir des archives de la Baconnière, du fonds Albert Béguin et des documents de la censure fédérale, Olivier Cariguel a reconstitué l'histoire éditoriale et politique de la collection destinée aux jeunes générations dont Bernard Anthonioz, le secrétaire de rédaction, est le symbole. Ce fut un "refuge de la pensée libre" qui permet de découvrir une vigilance méconnue et exemplaire de la Suisse romande chez quelques-uns de ses citoyens, intellectuels opposés à toute compromission en dépit de la sacro-sainte neutralité officielle. "Tout ce que nous avons pu faire pour que la neutralité politique ne dégénérât pas en neutralité morale, il fallait le faire" tranchera Albert Béguin en 1946.
François Mauriac, évoquant la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) française, parlait d'un "extraordinaire miracle de Grâce". A la lumière de cette affirmation et des multiples études réalisées en France et en Belgique, il a paru utile et urgent de faire l'histoire de la JOC suisse à ses origines, pour dégager le caractère original et les réalisations de ce mouvement d'Action catholique spécialisé. La JOC est appréhendée non seulement comme mouvement ouvrier catholique, mais aussi comme un ferment présent au coeur de l'Eglise confrontée à la modernité. Au-delà d'une analyse des faits historiques, ce mémoire cherche à donner la place qui leur convient aux acteurs de cette aventure, aux militantes et aux militants que la JOC a préparés à une vie engagée spirituellement et socialement. Cet ouvrage se veut donc aussi un essai de biographie collective. Enfin, marqués par la formidable épreuve sociale que furent les années de l'entre-deux-guerres, les débuts de la JOC suisse révèlent les déséquilibres et les crises accompagnant l'intégration de la classe ouvrière à la société contemporaine.
Résumé : Petit pays d'Amérique centrale, le Nicaragua, dans les années 1980, est le nom d'un symbole : engagé dans un processus révolutionnaire qui souhaite en finir avec la misère, il se heurte à l'intransigeance des puissants. Partout dans le monde, des centaines de milliers de personnes militeront pour assurer la survie à ce que la révolution des pauvres incarne avant tout : l'espoir en un monde meilleur et plus juste. Parmi eux, les brigadistes suisses : quittant pour quelque temps le bien-être étouffant de leur pays, ils tentent d'apporter une aide concrète à des gens qui en ont besoin tout en écoutant leurs histoires. Construisant des écoles, des ponts et des maisons d'habitation, collaborant à la récolte du café et travaillant dans les champs, ils se solidarisent avec un projet dont ils partagent les idéaux politiques et connaissent peu à peu ce qui, au Nicaragua, est omniprésent : la pauvreté et la guerre. Comment vivent-ils leur engagement ? Quels sont ses objectifs et quel pourrait être, en termes d'efficacité, mais aussi à un niveau individuel, le bilan de la solidarité active avec la révolution sandiniste ? Désireux de répondre à ces questions, le présent ouvrage offre pour la première fois une vue d'ensemble complète du mouvement brigadiste et de ses activités. Recourant à de nombreux fonds d'archives inédits, il passe en revue les différents types de brigades constitués par la solidarité suisse et tente d'approcher leur réalité au fil des engagements. Se révèle alors, grâce à une enquête par questionnaire et à de nombreux témoignages oraux récoltés, le vécu quotidien parfois dramatique des volontaires suisses au Nicaragua. Histoire vue d'en bas, cette étude met en lumière un rêve partagé qui, aujourd'hui, apparaît comme un chapitre essentiel de la solidarité internationale du XXe siècle.
Cet ouvrage a pour objet l'étude d'une association qui a réuni, depuis 1956 jusqu'à aujourd'hui, des membres particulièrement influents des milieux dirigeants de l'économie suisse. Ernst Schmidheiny (Holderbank), Dieter Bührle (Oerlikon Bührle), Alfred Schindler (Schindler AG) ou encore Georg Sulzer (Sulzer Gebrüder AG), entre autres, ont animé ou présidé ce cercle aussi discret qu'influent dans la politique suisse à l'égard de l'Afrique du Sud de l'apartheid. Il s'agit d'une reconstitution, certes partielle, des réseaux de la Swiss-South African Association ainsi que de multiples raisons qui pouvaient pousser les entreprises suisses à adhérer à ce club privé. Les diverses influences exercées par ces investisseurs importants sur le gouvernement helvétique et sur Pretoria sont analysées à la lumière des relations d'affaires qui unissaient souvent étroitement dirigeants sud-africains et suisses. Auto-proclamée apolitique et neutre, la Swiss-South African Association ne s'est pourtant pas dispensée d'expliquer, notamment dans sa publication interne, quel type de régime et de répression étaient nécessaires à la poursuite des profits des entrepreneurs et exportateurs qui la constituaient. C'est l'une des facettes, jusqu'alors discrète, de l'histoire des relations entre la Suisse et l'Afrique du Sud qui constitue donc le coeur de l'analyse. Elle peut contribuer à éclairer sous un angle nouveau le fait que les cercles dirigeants de l'économie et de la politique suisse ont collaboré à tous les niveaux avec l'Afrique du Sud de l'apartheid.