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La "Jeunesse Ouvrière Chrétienne" suisse (1932-1948)
Dafflon Alexandre
AP FRIBOURG
24,70 €
Épuisé
EAN :9782940715169
François Mauriac, évoquant la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) française, parlait d'un "extraordinaire miracle de Grâce". A la lumière de cette affirmation et des multiples études réalisées en France et en Belgique, il a paru utile et urgent de faire l'histoire de la JOC suisse à ses origines, pour dégager le caractère original et les réalisations de ce mouvement d'Action catholique spécialisé. La JOC est appréhendée non seulement comme mouvement ouvrier catholique, mais aussi comme un ferment présent au coeur de l'Eglise confrontée à la modernité. Au-delà d'une analyse des faits historiques, ce mémoire cherche à donner la place qui leur convient aux acteurs de cette aventure, aux militantes et aux militants que la JOC a préparés à une vie engagée spirituellement et socialement. Cet ouvrage se veut donc aussi un essai de biographie collective. Enfin, marqués par la formidable épreuve sociale que furent les années de l'entre-deux-guerres, les débuts de la JOC suisse révèlent les déséquilibres et les crises accompagnant l'intégration de la classe ouvrière à la société contemporaine.
Binz-wohlhauser Rita ; Dafflon Alexandre ; Reyff S
Le Fribourgeois François Pierre de Reynold (1709-1759) a laissé un document majeur pour l'étude d'un microcosme social sous l'Ancien Régime : quatre cahiers, dans lesquels il consigne l'essentiel de sa correspondance active entre 1732 et 1754. La variété de ces lettres, tant par les sujets qu'elles abordent que par la gamme contrastée de leurs destinataires, propose un témoignage exceptionnel de la vie quotidienne, mais aussi de l'organisation politique, des rapports sociaux et des conditions économiques qui régissent Fribourg au mitan du xviiie siècle, avec, en toile de fond, les échos de l'histoire européenne. Rédigées en majorité en français, mais aussi en allemand (64 lettres), avec quelques incursions vers l'italien, voire le latin, ces lettres sont également un reflet précieux des mécanismes subtils associés à une culture bilingue. Elles témoignent de la prééminence du français comme langue de la "bonne société" , mais soulignent de plus l'importance de l'allemand, langue officielle du régime patricien. L'attirance manifeste de l'épistolier pour la culture française ne contredit en rien son sentiment d'appartenance à un univers distinct : en enregistrant la modeste production des heures passées "auprès de son écritoire" , il annonce la prise de conscience identitaire qui se généralisera à la fin du siècle.
Pour une de ces raisons banales qui décident du quotidien, Anne, trente-six ans, rejoint sa région d'origine, l'Aquitaine. Mais ce voyage va s'avérer plus marquant que prévu. Dans la lumière des paysages, dans la chaleur, Anne se prend à retracer les chemins plus ou moins colorés de sa jeunesse. Des rencontres, au hasard de sa route réveillent des souvenirs dramatiques auxquels elle a jusque-là imposé le silence. Comment éviter de se laisser fasciner par le passé ? D'en souffrir encore et finalement de s'y perdre ?
Un tout-carton joyeux sur les couleurs et les humeurs enrichi de cinq feutrines colorées. Suis Dame Souris à la rencontre de la girafe et de leurs amis : découvre les couleurs et les humeurs des animaux dans ce livre amusant !
Dans les années qui suivent la mise au point de l'anesthésie (1846), la recherche médicale connaît une période de grande effervescence : les débuts de l'antisepsie (1867) et le développement de l'asepsie, l'identification des microbes par Louis Pasteur (1878) et la naissance de la bactériologie, la découverte des rayons X (1895) ou de la première vitamine (1897) contribuent à donner une image triomphante de la médecine. Mais qu'en est-il dans la réalité du terrain, loin des grands laboratoires où les progrès semblent se succéder à un rythme effréné? Répondant à cette question pour le canton de Fribourg, l'ouvrage d'Alain Bosson invite le lecteur à la découverte de la vie quotidienne des médecins de cette époque, et analyse les difficiles conditions de l'exercice de la médecine dans un canton rural : le manque chronique d'effectifs médicaux, l'inefficacité de certaines thérapies, la méfiance des patients, l'attachement de la population à des croyances et à des savoirs ancestraux, la concurrence des charlatans de grand chemin ou des guérisseurs et rhabilleurs locaux, rendent la tâche du médecin très délicate et contrastent avec l'image d'une médecine conquérante. Dans un style évitant le jargon, fluide et non dénué de pittoresque, l'auteur éclaire un domaine méconnu de l'histoire fribourgeoise, retraçant l'émergence d'une profession en pleine évolution, en lutte à la fois pour la reconnaissance de son statut et pour la cause de la médecine.
Le personnalisme de Maritain met l'accent sur le caractère communautaire de l'humanisme. L'homme s'accomplit au moment où il se donne à soi-même et aux autres. Ces deux dimensions du don sont constitutives pour que l'homme s'épanouisse intégralement et pleinement : le don à l'égard de soi-même (la surexistence en connaissance et en amour) et le don à l'égard des autres (le service du bien commun).
Au cours des années 1930 et sous l'impulsion des régimes totalitaires, la fonction du sport et des compétitions internationales est fondamentalement changée. Les activités physiques sont alors mises au service de la cause nationale. Désormais, les athlètes courent, nagent et luttent pour affirmer la vigueur et la puissance de leur peuple. Par l'entremise des maîtres à penser de la propagande nazie, les Jeux de Berlin constituent le point d'orgue de ce processus. Les Suisses ne sont pas en marge, les champions helvétiques étant progressivement chargés par les Autorités fédérales de défendre l'image de marque de la nation lors des Jeux Olympiques. Parallèlement, l'indignation est grande auprès des opposants, déterminés à se saisir de l'occasion pour marquer avec force leur rejet de la politique nauséabonde du IIIe Reich. Dès lors, l'enjeu est clair : la Confédération doit-elle soutenir financièrement l'équipe olympique suisse envoyée aux Jeux de Garmisch, puis de Berlin ? Débats parlementaires houleux, pressions nazies, incidents diplomatiques émaillent la controverse passionnante que retrace le livre de Christian Favre. L'étude se concentre ainsi sur la lutte qui oppose le Comité olympique suisse, fervent partisan des olympiades, à la Fédération ouvrière suisse de gymnastique et du sport, fer de lance du mouvement international de boycott des Jeux au sein de la Confédération. A partir de cette confrontation, l'ouvrage met également à jour les nombreuses réactions que les " Olympiades hitlériennes " ont suscitées en Suisse. Il porte un regard inédit sur l'attitude du pays face à la montée en puissance inquiétante de l'Allemagne nazie, et permet ainsi d'approfondir la réflexion sur l'attitude controversée de la Confédération durant la Deuxième Guerre mondiale, tout particulièrement dans ses relations avec le IIIe Reich.
1895, sous l'ère de la République chrétienne, le canton de Fribourg assiste à la création de la Communauté Israélite de Fribourg (CIF) par un petit nombre de coreligionnaires. Destinée à réunir la population juive locale, cette structure répond tant à une volonté d'encadrement religieux dûment organisé qu'à des attentes identitaires. D'une fonction essentiellement liée au culte à son origine, elle diversifie peu à peu ses activités jusqu'à satisfaire des exigences culturelles et sociales. Fortement indépendante et ne suscitant que peu l'intérêt de la part de la société fribourgeoise au départ, la CIF s'installe de manière toujours plus affirmée dans son environnement. Au cours du XXe siècle, son unité et sa spécificité font d'elle le pilier reconnu du judaïsme cantonal. Cependant, son insertion dans le milieu cantonal n'est pas sans embûches. L'antisémitisme latent et les charges qui pèsent sur elle ne sont qu'un avant-goût des responsabilités endossées et des souffrances endurées durant la Deuxième Guerre mondiale. En rupture avec cette époque douloureuse, les années cinquante amorcent un processus d'harmonisation, lent mais progressif, avec le milieu ambiant. Les autorités civiles et religieuses fribourgeoises en viennent à la considérer comme une interlocutrice fiable, les différentes communautés israélites suisses la tiennent pour leur homologue, enfin l'opinion publique respecte son mode de vie spécifique. En 1990, l'octroi du statut de droit public à la CIF scelle officiellement sa reconnaissance au niveau cantonal. C'est l'histoire contemporaine et inédite de cette minorité que retrace l'auteure à partir des sources communautaires, des archives cantonales, ainsi que des événements liés à la vie juive. Construit selon une chronologie thématique, l'ouvrage de Anne-Vaia Fouradoulas ne manque pas d'explorer des questions importantes, telles que le rapport à l'Etat d'Israël, le statut de la femme ou les différentes facettes identitaires de la CIF. Il en ressort un portrait vivant et évolutif de cette communauté.