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Mississippi
Bromfield Louis
PHEBUS
21,50 €
Épuisé
EAN :9782859406035
On est en train de redécouvrir - avec un étonnement émerveillé dont la critique a bien voulu faire l'aveu - l'?uvre de Louis Bromfield (1896-1956), écrivain fêté en son temps puis un peu vite oublié, qui ne cessa de débusquer dans ses romans les divers mensonges derrière quoi s'est toujours rencognée la bonne conscience américaine. Mississippi (Wild is the River, 1941) est un peu son Autant en emporte le vent - on laissera au lecteur le soin de comparer. Le romancier y tire un portrait à l'acide du Sud à l'instant où la botte yankee écrase la nuque des vaincus, dans les derniers jours de la guerre de Sécession : aux célèbres contradictions du lieu (nous sommes à la Nouvelle-Orléans, patrie de la générosité hédoniste et de l'abjection raciste) répondent celles de la société des vainqueurs, corsetée de puritanisme et pourrie déjà par la soif du pouvoir. Le climat bien sûr déboutonne les uns et les autres, et invite à arracher quelques masques. Bromfield a résolu d'écrire ici, bien avant que ce ne soit à la mode, un roman de la transgression. Jeu dangereux dont les femmes se tirent finalement mieux que les hommes : elles seules parvenant, au bout du compte, à ériger droitement le désir qui les tient au ventre. On sort un peu secoué par la violence de tout cela ; mais la vérité - puisque c'est d'elle qu'il s'agit - n'a jamais été une maîtresse de tout repos.
On vient de remettre sous les projecteurs l'?uvre de Bromfield (1896-1956) en rééditant coup sur coup Précoce automne (prix Pulitzer 1926) et Mississippi (boueux à souhait). Une ?uvre largement occultée aujourd'hui par le succès même qu'elle avait connu en son temps (des années vingt aux années cinquante) et qui valut à son auteur une réputation de romancier " populaire " - ce qu'il était assez loin d'être. Une ?uvre que l'on est en train de redécouvrir pour ce qu'elle fut aussi, et que l'on évitait alors de crier sur les toits : la dénonciation carabinée d'une Amérique pourrie par l'argent, le conformisme, l'obsession obtuse du " succès ". Emprise (1925) est sans doute après La Mousson le roman le plus célèbre de Bromfield. Chronique amère de l'ascension (et, par force, du déclin) de quelques êtres incapables d'échapper à leurs chaînes, que ce soient celles de la soumission à la règle ou celles de l'ambition. Et le beau portrait d'une femme que l'art même - elle est pianiste - ne parviendra pas à délivrer. On songe au film qu'aurait pu en tirer un Visconti : fureur et mélancolie.
Une jeune femme, mariée au dernier rejeton d'une vieille dynastie de la Nouvelle-Angleterre, découvre l enfer derrière la façade de respectabilité et de puritanisme de sa nouvelle famille. Lucide, elle manquera cependant de la force nécessaire pour s opposer et n aura ensuite de cesse que de permettre à sa fille devenue adolescente, d échapper à une telle prison: un combat, dans une « bonne » société américaine à la violence bien réelle, autrement plus risqué qu'elle n aurait pu l'imaginer...
Nous sommes à Ranchipur, État semi-indépendant des Indes à l?époque de l?Empire britannique. Autour de ses dirigeants locaux, toute une galerie de personnages se croise et s?agite.Certains sont des excentriques comme Thomas Ransome qui noie ses souvenirs dans l?alcool ou le riche Lord Esketh et son épouse la belle Edwina, d?autres sont émouvants tels les filles d?un couple de missionnaires protestants rigoureux et leurs voisins Mr. et Mrs. Smiley. Les points de vue s?affrontent tandis que la saison des pluies se fait attendre. Ici le luxe côtoie la misère et la modernité l?archaïsme.Lorsque la mousson arrive enfin, elle va tout dévaster et les relations entre les personnages s?en trouver bouleversées. Au terme de la catastrophe, ceux qui croient en l?Inde vont travailler à son réveil dont cette immense fresque évoque les prémices.Adapté à deux reprises à l?écran (Lana Turner et Richard Burton dominent la version de Jean Negulesco en 1955), ce grand roman reste l??uvre maîtresse de l?un des raconteurs d?histoires américains les plus talentueux de sa génération.Table des matières : Première partieDeuxième partieTroisième partieQuatrième partieNotes Biographiques : Louis Bromfield (1898-1956) ne fut pas seulement le prolifique romancier auteur de nombreux chefs d??uvre tels Mrs Parkington ou La Folie Mc Leod et Précoce Automne. Croix de guerre et Légion d?honneur lui furent décernées pour sa bravoure durant la Première Guerre mondiale et, après de longs séjours en France, il acquit en 1939 une ferme dans l?état de l?Ohio dont il fit l?un des premiers modèles d?agriculture biologique. La ferme de Malabar, active aujourd?hui encore, est devenue synonyme de retour à la terre et de défense du terroir.
Résumé : Il faut relire Louis Bromfield (1896-1956), qu'on ne trouve plus guère en librairie et qui fut entre les deux guerres l'un des plus subtils dénonciateurs du conformisme de la vertueuse et riche Amérique. Prix Pulitzer en 1926, Précoce automne (Early Autumn) est sans doute la meilleure introduction possible au versant américain de son ?uvre (laquelle fréquenta aussi les chemins de l'Asie) : il révèle, chez ce fils de fermiers de l'Ohio, un continuateur inattendu de Thomas Hardy - dont il partage ici le pessimisme sans appel. Une jeune femme, mariée au dernier rejeton d'une vieille dynastie de la Nouvelle-Angleterre, découvre un assez méchant enfer derrière la façade de respectabilité et de puritanisme de sa nouvelle famille. Lucide mais manquant de ce courage qui permet de dire non, elle accepte sa vie de prisonnière mais fera tout pour que sa fille, parvenue à l'adolescence, échappe au piège des apparences. Un combat plus risqué qu'elle ne l'imagine. Bromfield jette un regard terrible sur la " bonne " société américaine ; et rejoint par d'autres chemins la vision que Ludwig Lewisohn (Le Destin de Mr. Crump) en proposait à la même époque exactement. Les choses ont-elles vraiment changé ?
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.