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Une enfance lyonnaise au temps du Maréchal
Brochier Jean-Jacques
BARTILLAT
16,24 €
Épuisé
EAN :9782841000623
Le récit d'enfance est, depuis longtemps un genre littéraire. La comtesse de Ségur et Jean-Paul Sartre, chacun à sa manière, ont raconté les bons enfants car, dans les récits d'enfance, les enfants ne sont jamais méchants. Celui-ci n'échappe pas à la règle. Pourtant, s'il s'intitule Une enfance lyonnaise au temps du Maréchal, ce n'est pas seulement par un coup de chapeau au superbe livre de François Augiéras. Une adolescence au temps du Maréchal. C'est que cette enfance fut lyonnaise, et quand, à sept ans, on entend les Allemands faire sauter, un à un, trente-deux ponts sur le Rhône et la Saône avant de s'enfuir, on n'est pas près de l'oublier. Comme on n'oublie pas les campagnes-refuges, ces campagnes où l'enfant, quoi qu'il arrive, était follement heureux. Cet enfant dont il est né, Jean-Jacques Brochier le ressuscite aujourd'hui avec une curiosité étonnée.
Créateur-réalisateur, pendant trente-cinq ans, des "dossiers" du Magazine littéraire, dont il fut le rédacteur en chef de 1967 à 2002, Jean-Jacques Brochier s'entretient avec sa collaboratrice Nadine Sautel de la lecture, épicentre de sa vie. Avec tendresse et humour, ce sartrien convaincu tourne autour du sujet comme le philosophe Husserl autour des faces du cube. Comment isoler une activité qui l'a fait romancier, essayiste, "nègre" , chasseur, cuisinier, dégustateur... et témoin éclairé d'un demi-siècle d'édition et d'histoire des idées ? L'auteur ne sépare pas les genres. L'art de la synthèse étant chez lui aussi allègre que le goût du jeu, il caracole aux frontières de l'autobiographie, vigoureusement mise "hors-je" . En lieu et place, il ranime en quelques traits le Saint-Germain des-Prés des années soixante où traînent Losfeld, Pauvert, Balland, Belfond... Au "village" , c'est la guerre froide. En toile de fond, communisme, existentialisme et structuralisme se livrent une lutte sans merci. A une altitude qui fait taire les rumeurs, Aragon passe. On croise Perec, Bazin, Mauriac ou Roland Barthes : le feuilleton peut commencer. Sa chaîne est le souvenir, sa trame l'amitié.
Autant l'écologie est indispensable, autant l'intégrisme écologiste est insupportable. Son seul réflexe: le refus. Contre le nucléaire (même si c'est l'énergie la moins polluante), contre la voiture, contre la chasse, contre la pêche à la ligne, contre les organismes transgéniques (même s'ils permettent de se passer de quantité d'herbicides, d'insecticides catastrophiques pour l'environnement). Persuadé que la forêt hercynienne était plus étendue alors que la forêt en France aujourd'hui, que le bateau à voile est économiquement supérieur au bateau à moteur, que le retour à la chandelle et à l'eau de source est un progrès indéniable, il nous accable de son rousseauisme analphabète. Jean-Jacques Brochier met en garde contre ceux qui veulent faire notre bonheur malgré nous. Tant que ces âneries restaient des v?ux pieux, elles n'avaient guère d'importance mais, aujourd'hui, ceux qui les propagent réclament le pouvoir politique. Alors, méfions-nous de la secte verte!
France, années soixante: inadéquation croissante d'un état rigide et vieillissant avec une jeunesse née pendant la guerre et avide d'en découdre.Le personnage du roman de Jean-Jacques Brochier est un très jeune homme qui se cherche et ne trouve dans sa vie quotidienne aucune des vérités qu'il a trouvées dans les livres. L'action clandestine pendant la guerre d'Algérie la lui fournit. Son arrestation et son emprisonnement sont une confrontation avec le réel qui le découvre à lui-même. C'est en prison qu'il s'unira avec la jeune fille évanescente et dure qui est arrêtée en même temps que lui. La liberté les séparera.Écrit dans un ton qui cache toute émotion sous la distance et l'humour, Un jeune homme bien élevé raconte, avec pudeur, le passage à l'âge d'homme.
Une nouvelle extrême gauche anime aujourd'hui la France en crise. Débarrassée de ses oripeaux idéologiques les plus obsolètes, cette gauche radicale, qu'on avait cru disparue depuis la fin des années 70 et le règne mitterrandien, s'est muée à l'image de la société qu'elle dit combattre: disparate, inégale, éclatée. Polymorphe et tonique, on la retrouve sur tous les fronts: social, humanitaire, culturel, médiatique, économique, et bien sûr politique. Quelles sont ses méthodes, son influence, ses perspectives? Quelles sont ses figures, ses théories, ses pratiques? On aurait tort, sauf exception, de croire cette avant-garde tournée vers son passé. En réalité, les "nouveaux sans-culottes" qu'on découvre dans ce livre sont des observateurs actifs des grands bouleversements en cours. Des organismes génétiquement modifiés au revenu minimum universel, du contrôle des transferts financiers à l'utilisation militante d'Internet, de la défense de l'environnement à celle des précaires, leurs doléances travaillent à changer un monde dont ils connaissent, parfois en experts, les nouveaux dangers. Cet ouvrage vif, drôle, souvent grinçant, mine d'informations et de portraits, leur donne très largement la parole.
Dans l'autobiographie de Victoria Ocampo, le texte consacré à son aventure amoureuse avec Drieu était accompagné de quelques lettres, tirées de leur correspondance, qui donnaient envie d'en savoir plus sur cette brève rencontre entre "deux enfants fascinés et perdus". Rencontre qui saura s'inscrire dans la durée, puisque leur passion initiale se changera en une longue amitié amoureuse, à laquelle la mort de Drieu pourra seule mettre un terme. Voici maintenant l'intégralité des lettres qui nous ont été conservées. On y voit Drieu prolixe en confidences sur les multiples difficultés d'une vie sentimentale intense et compliquée, que Victoria considère avec une bienveillance distante. S'ouvre l'atelier de l'écrivain, engagé dans la rédaction du Feu follet, de la Comédie de Charleroi, de Rêveuse Bourgeoisie, de Gilles. Et c'est aussi, lorsque Victoria, brillante directrice de la revue littéraire Sur, se trouve en Argentine, une chronique très personnelle de la vie artistique et littéraire parisienne. L'affrontement des deux épistoliers sur le fascisme est un moment fort de cette correspondance. Peu soucieuse de politique dans l'absolu, Victoria réagit spontanément en démocrate pour condamner les positions de Drieu, tout en saluant son courage et son intégrité, "même s'il dit ou fait des folies ou des stupidités". De Victoria Ocampo, les Éditions Bartillat ont publié Drieu (2007) et Le Rameau de Salzbourg (2008).
De Chanel N° 5 à Opium, d'Arpège à Joy, de l'Air du temps à Shalimar, chaque parfum célèbre cache une histoire passionnante avec ses secrets. En vingt chapitres, Anne Davis et Bertrand Meyer-Stabley nous dévoilent les secrets des fragrances cultes, les coulisses des grandes maisons de couture ou de parfum, le travail des plus grands "nez". On découvre comment François Coty, Madame Carven, Coco Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Jeanne Lanvin, Nina Ricci, Marcel Rochas, Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy et aussi Elsa Schiaparelli ont exprimé leur style dans leurs parfums. Parfums de légende renoue avec l'âge d'or des maisons Caron, Guerlain, Hermès, Roger & Gallet et de bien d'autres. On y retrouve sans faille ces effluves mythiques qui sont presque des oeuvres d'art, la quintessence de la parfumerie française. Cette édition augmentée inclut cinq nouveaux parfums : Chypre, Eau d'Hadrien, Trésor, Angel et Ambre Sultan.
Résumé : Ce livre met en scène un grand nombre d'expressions, dictons, jurons et proverbes de la langue française concernant le chat dans tous ses états. Cette promenade érudite et souvent drôle en dit long sur la psychologie de ce mystérieux compagnon de l'homme et sur le regard attendri qu'il lui porte. Grâce à ce livre, il s'agit d'adopter un langage "châtié" et de donner sa langue au chat si l'on ne connaît pas la réponse. Parmi les expressions retenues, "avoir d'autres chats à fouetter", "appeler un chat un chat", "avoir un chat dans la gorge", "quand le chat n'y est pas, les souris dansent" : toutes ces formules retrouvent ici leur saveur.
Il s'agit d'un roman totalement inédit de Pierre Louÿs qui s'inscrit dans la veine du célèbre Trois filles de leur mère. D'où les analogies de titres. Il met en scène un vieil amiral entouré de ses deux filles. Le roman est raconté du point de vue de Julien, leur professeur de morale. Les scènes érotiques se succèdent et montrent que ledit professeur, quoique expérimenté, se révèle moins averti que les jeunes filles qu'il prétendait initier, sans parler de leur mère et de la gouvernante, plus acharnées les unes que les autres au plaisir. Le narrateur se retrouve alors désarçonné. Le ton élégant du récit, joint à des dialogues d'une verdeur époustouflante, confère à l'ensemble une inimitable drôlerie. Les oeuvres érotiques de Pierre Louÿs ont rencontré un grand succès dans la collection Bouquins. L'édition est assurée par Jean-Paul Goujon, éminent spécialiste de cet auteur.